ET BIOGRAPHIQUE. IX
dUtiiigiULit en outre le tnâutolëe de {^hili|>p6 de Chabot , amiral de France , construit par Jean Cousin et sculpté par Paul Ponce ^ œlvi àû Henri Chabot, duc de Rohan^ mort en i655 ; Télégant mOBument placé au milieu de cette chapelle sur un piédestal triang^ulaire, et coii<* tenant les pœnrs de Catherine de Mcdicis, de Henri II et de Charles IX. Dans la chapelle de Potier , se remarquaient les tombeaiut de René Potier, duc de Trémes^mort en 1670 ; de Marguerite de Luxembourg, ta ftmme ; de Léon Potier, duc de Givres , qui mourut en 1704* On voyait , dans la nef de cette même église, tm autre tombeau^ celiti de Ga j de Rochefort, chancelier de France ; le monument sépulcral de Charles Maignié , capitaine des gardes de la Porte, ouTrage très
timé de Ponce , mentionné ici , non pas pour honorer la mémoire de rhomme inconnu , mais pour rendre nommage à celle de Tartiste habile. Dans la chapelle de la Madeleine était le mausolée de Lovia de la Trémoille , mort en 161 3. En ^face de cette chapelle se trourait le monument iVmèbre de Sébastien Zamet, malignement surnommé TAmbassadeur. Ce personnage , dont la maison était le théâtre des plaisirs de Henri IV, s'enrichit en servant les galanteries de ce roi , après avoir servi les intrigues des b'guenrs.
SAmT-GERMAIN-DËS-PRÉS, T. IH, p. ao8.
L*égllse de cette ancienne abbaye est devenue , depuis i8od> 1M^cnrsale de la paroisse de St.-Sulpice. Des fouilles faites en Tan VII (1799)» *^^ 1^ grand autel , firent découvrir, à 7 pieds au-dessous du sol , im tombeau de 6 pieds de long , dont le couvercle en marbre et en forme de dos d^âne , est orné d'écaillés de poisson^ de palmettes et dWe branche de vigne. Ce tombeau renfermait un squelette Têtu , à coté duquel était une longue canne , ayant à sa partie supérieure , une
Somme d'ivoire ou sorte de béquille. Le vêtement du squelette était ouble : le premier présentait un ample manteau, dont les extrémités descendaient jusqu'aux pieds, qui étaient chaussés d'espèces de pantoufles en cuir noir, sans oreilles et sans boucles, he tissu du manteau était très fort, à grands dessins et d'un rouge foncé. Le deuxième vêtement consis-? tait en une tunique de laine, pourpre-brun, avec des omemens brodés et gaufrés. On pensa que ce tombeau pouvait être celui de l'abbé Morard , qui fit reconstruire le monastère et l'église , et mourut en 990. On en découvrit lui autre où Ton présuma que le corps de l'abbé Ingon , mort en io25 , avait été déposé. Le squelette que contenait ce second tombeau était couvert d'un vaste vêtement de taffetas violet, à peu près semblable à l'habit des bénédictins. Un galon de soie verte , ctoUé d'une broderie d'or, couvrait la couture de chacune des pièces de cette espèce de tunique , qui avait pour bordure une large bande d'étoffe à grands dessins relevés en do^ rurcs sur le fond. La coiffure de ce squelette consistait en une mitre de^ soie blanche moirée. Des gants d'un tissu de soie à jour fait à l'aiguille , couvraient ses mains. Il avait au doigt une bague d'un métal mélangé de cuivre et d'argent , dont le chaton , en forme de croissant , renfermait une turquoise décolorée. Des espèces de guêtres d'une riche étoffe de soie , couleur violet foncé , composaient sa chaussturo. Cette étoffe^. Ornée de dessins représentant des lévriers et des oiseaux , se fabriquai^ eu Orient. Eu 18 19 , les cendres de Montiaucon , de MabiUou cl d0
X TABLEAU I\D1CATIF
René Descartes ont élii triiuférces du Musée des mouumeui frau^U , et déposées dans la chapelle de S t.-Françoù-de-Saleï, Celles de Boileau Dupréuii , rgalement triiuriln-es du même lieu et dans la même anaée , ftiniiit déposées dans U chupelle de St. -Paul. Ce$ deux chapeUet sont situées en lace l'une de l'autn: , et coutiemteitt des tables ea nur- Lre.noir indiquant lei noms des Français illuatreE que l'on vient de citer, aiDsi que la date de In ti-inslatton de leurs ccDikes dans réglke de SL-Germaiii-des-Pré». Voyez an mot VracutT pour les autres monu- ■neossèpuIcraiiK contenus dans cette ëglise et dont il a été parlé ailleim, L'intuiîeur de l'enclos du t'aJibaye offrait pliuîeuni édifices, coastniits à diverses époques et notamment des chapellas. Celle de Saint'Syinphorieii existe encore : Saint-Germain la fit construire) il y fut enterré en 576, et en 754 on transféra son corps dans la grande église. La cbapelle de la Vierge fut commencée dans ce même enclos en 1344'^'"' '^ dessins de Pierre Montreuil, célèbre architecte, qui enrichit Paris de plusieurs beaux outrages, et qui fut inhumé dans le ctiiBur de cette chape lie. Autour de sa topibe on lisait son épitaphc commençant par ces deox Ters :
1 Flos plenus morum, vir doclor lalomornni, <• Mustêrolo natus jacet liic peirus tomulatus. Tout auprès de lui êuit aussi inhuméi.' sou épouse . Âgués. La cha-. pelie de la Vierge a étii démolie pendant la révolution . et des niaisoiu liartïculières couvrent aujourdTiuî l'em placement qu'elle occupait.
AVEMARIA.T. III, p. 3ii.
Dans l'éslise de ce couvent, destina d'abord à des semi-religieiue» nommées Béguines, se trouvaient divers monumeos ronfermant Id dépouilles mortelles de pluDenn personnes quali&éea.On y vin'ait ceint qui contenait le cœur de dom intoine , roi de Portugal, chassé ile son royaume et morta Paris en i.^g.'J; piuili" niiiuiolécdeCharlol-te-Catheriiie deUTiNÎmouille. femme de Henri de Bourijon, prince de Condé, morte en 1639 : elle subit un emprisonnement de sept années, comme accusée de l'empoisonnement de son muri qui, à cause de sa longue absence . ne pouvait pas être l'antenr d'une grossesse attribuée aunpage nommé Beleastel. Ce au 'il y a de certain, c'est que le prince de Condé mourut le lendemaiode son arrivée auprès de son épouse. Mais, en i598, Beori IV, qtn avait eu part aux faveurs de Taccusée , fit , aussitôt qu'il fut roi, supprimer la procédure . déclarer cette femme iimocente et ion fils légitime. Son mausolée, placé dans le chieur de l'église de l'Ave-Maria. fut transféré au Musée des monumens fran^is. Dans une chapelle ou voyait un autre mausolée élevé à la mémoire de Claude-Catherine de Clennoat, célèbre, sous Charles IX, par son esprit et son érudition; etir fut désignée pour répondre en latin aux ambassadeurs de Pologne . qui apportèrent au duc d'Anjou le décret par lequel il était appelé au tronr de ce pays. On remarquait dans la même chapelle , un monument du même genre avec la ligure de Jeanne Vivonne, (ille de Claude de Clcimont, comte de Uamplerre. Le corps de St.-Léonce était conservé dans cette église, à laquelle M"" Gnénégaud l'avait donné en 1709.
Mathieu Mole, garde-d es -sceaux , dont la conduite fut si belle pendant les troublesdc la Fronde, et Renée Nicolai . sa femme, furent enterrés dans le Chapitre des religieuses de ce couvent, en vertu d\ui privilège accordé par le pape, Mathieu MoIé mourut en iCW.