‹ Histoire de Paris, composée sur un plan nouveau (volume 2)Chapitre 64 sur 74 · MAISONS DE SECOURS · texte numérisé non relu

MAISONS DE SECOURS

Ces maisons , au nombre de aa , sont distribuées dans les douze •rrondissemens de Paris, et peuvent être considérées comme autant de petits hospices. Elles sont oesservics par des sœurs de la Charité ou de i^inte<-Marthe. Quelques-unes ont des écoles de filles et de garçons.

HOPITAL MILITAIRE DU GROS - CAILLOU. (i765.) Le Duc

de Biron.

Etabb' pour les gardes françaises.

CATACOMBES ET CIMETiÈREB. CATAC031BES. (1810 à

i8ii.)La Viilede Paris.

Leur principale entrée est dans la cuur du pavillon de la barrière, d'Enfer. Au commencement du XIV* siècle et dans les siècles suivaus 1 exploitation des bancs calcaires a heu sans méthode, sans surveillance t sans respect pour les propriétés et au gré des entrepreneurs, qui fouillent fort avant dans la campagne et même fort avant dans la ville. L^Obser-

viij roBOAnon uvbbsw

aratoire, le LuzciubouKg». rOdéon ,■ le Vai-denGiace , le Panthéon , Tégltsc de Saint-Sulpice, les rues jSaint-Jacqnes , de Ia Haspe ,. de Tuumoii, de Vaugirard, etc., etc., eûtteut sur le vide de ccsJmniewMi carrières. Deit travaux éoutcrraixis , qui s'*exéciitent saan intemiptMB depuis 1777» tendent à prévenir les accidcns déjà résultés et qui pourraient encore résulter d''un tel état de choses. C'est dans une partie de CCS grandes excavations et 60us la plaine de Mont-Souris « que les nsscmcns enlevés du ciiiietièrc des Iiinocens et d^aittres citoetières supprii?)és, sont transportés on 1786. Lia maison de la Tombe Isoire , située au même lieu , est acquise pour servir d*entréc a cet ossuaire. Au dessus de la porte de cette maison est une table de marbre sur laquée on lit ces mots : La T0Mr« zsso|iiB , iGG.fi bebatis par amtoihb cabot ib 1777. On doit à M. Frochot, préfet de la Seine , Tordre établi en 18 10 et 181 1» dans ranieublenient de ces sombres cavernes, tapissées de têtes et d^ossemcns humains, à Taîde desquels on est parvenu a exécuter des pilastres, des piédesta> x, un autel, ctes obélisques et des omemcns, dont la mort sem1>Ie avoir fourni les diCférentes parties constitutives pour familiariser la vie avec elle. ,

CIMETIÈRE DE L'EST. DE MONT-LOUIS OU DU PÈRE LACHAISE. (i8o.i.) La ViUe de Paris.

En 1790, rassemblée constituante défend d'enterrer les morts dans l'intérieur des ép;lîses. En i8o.:|, Napoléon réitère cette défense. La préfecture de la Seine arréto, en 1801, que trois enclos bcront étabUs hors de la ville de Paris pour les sépultures. Le cimetière de PEst se trouve sur remplacement de la propriété de Mont-Louis, donné par Louis XIV au jésuite François de Lachaisc. son confesseur, qui y avait fait bâtir une niai.son de campagne, démolie en i8'io, et remplacée par une chapelle dans le style moderne. Parmi les monumcns les plus considérables, on reinanjuelo tombeau gothique d'Héloïse et d'Abélard, «•c«\ des maréchaux .Ma.Nséna et Lf'fè\re, dont ia gloire est inimortelie ; de f^afontainc. do Molière, «lo Dclille, d<? Boulïlers, de Pami, de Chénicr, de (iuinguciié, (h* Suard, portos célèl)res ou littérateurs distingués: de ^Tonuc*, savant proCond cl f'oudalriir de TEcfde Polytecliniquo, de i'arc'hit<'cto Krongniart (|iii éleva la Bourse; du pt'inlro Viiiceut. du rontpositcur Mrhul, dont la musique g^racicMiso nV.st point oubliée; de riniiiiitahlo Talma et de la innieu.se Kaurour. On distingue encore dans ce vaste domaine d(! ia mort les palais sé[)idcraux de la famille Clarv. de la comtPs.se de Miiloir, du raini.slre espa^çnol Lrquigo . ainsi que plu- .sieurs aulnes monumt'us phis ou moins fastueux, sous lescpiels repoMfut <l«s ci'lébrités ou personnafçes vemanpiables, qui ont précédé dans ce lien d'autres célébrités que le destin fera dormir à leur tom: d'un éternel •lonimeil.

CniF/nÈRE MO^Î'rVLARTRE.

f Sabord nommé Champ du Repos. Etabli sur remplacement d*unc i arrière à plâtre. Il est agrandi en 1819. I^, reposent plusieurs personii.i-ies d-.stiii^ué.s. Ou V remaïquc» le tombeau de Le^ouvé . auteur du Mérite drs i'emiiier». et Ci'lui Av sou épuu.se; ceux d'Adrieinie Cbanieriii. • îan.scuse tic riJpera. et de Da/.incourt, acteur des .Français; de Bartbéli'tiii-Pierre Li'tuuteux, iievi'U du séiialenr de ce nom, <îc Thomas de Ij l Dur du l*iji. de J.-F. St.-Loniljeit, clc

Il n^0M uî aussi étendu, ni auMÎ rïche en monomtns funèbres qoc préctfdens ; c'est plutôt le cimetière du pauvre que celui de TopoU

DKPuis loumVt 3tmff^''ik<mm jotas.

.<fi ^ .. . OBISinÈRE DE VAUGUURD.

les ent.

On y. voit cependant plusieurs tombeaux remarquables : tels sont ceux de la célèbre actrice Lcris-^lairon, de Latnde, de Laharpe^ membre dé r|Xi!ititut{ d\%lphoDse Leroi, professeur de IVcolc de Médecine; de Zelîa, iillc de M. Lenoîr , conservateur du Muiicc des monumens français, et enfin celui du médecin Dëtrez.

CIMETIÈRE DE SAINTE-CATHERINE , quartier St.-Marccl, à côte'

de l'ancien cimetière do Clamart.

Il est le seul qui soit maintenant dans l'enceinte de Paris. La , sont jetés pêle-mêle, dans de vastes fosses communesj les corps dejs pamTCs du quartier Saint-Marcel. Le général Pichcgru repose dans ce cimetière» oii mi monument lui fut élevé par la piété* filiale d'^Elisabeth Piche^ru. On y remarque aussi, entre autres monumens plus ou moins fastueux , ime colonne en marbre noir, sur laquelle est gravée en lettres d'or l'inscription suivante : cx-crr cbarles dbvuluas, mâxteb eh cBiauacu,

ll£C£D£ LE 30 JUUJ.ET l8l2.

ÉGOLEB DIVERSES.

ÉCOLE DE DROIT (i 771 à 1781.), place du Panthéon. Louis XV.

La plus ancienne Ecole de Droit se trouvait rue St.-Jean de Beauvais. Sa fondation , par Gilbert et Philippe Poscb , remontait à l'année 1.384 y 'nniii le droit civil étant prohibé à Paris , on ny enseignait que le droit canon ou ecclésiastique. Ce nVst qu'eu i563 et en i568, que le parlement autorise temporairement quelques légistes à professer le droit civil. En l57a, Tautorisation est retirée. Louis XI V^ eu 1G79, ordonne le rétablùsseuient de la chaire du droit romain. En 177.1» TédiAce actuel est commencé sur les dessins de Soufflqt ; en i 783 , les travaux sont tenninés. Eu 1 789, les Ecoles de Droit sont suspendues : un décret du U'À ventôse an XII (i3 mars 1804) réorganise celle qui.e^î^te aujourd'hui. Eu i8'-2o, une seconde section de cette Ecole est établie dans l'églisc de la Sorbouue , d'où cette section est transférée ensuite au collège du Plcssis.

ÉCOLE MILITAIRE (i 701 a 1769), au Champ-de-Mars. Louis XV. En 1752 , les bâtimen.s sont commencés sur les dessins du sieur Gabriel. Dix années sont employées à ces travaux : la première pierre de la chapelle nVst posée qu'en 1 769. En 1 7G8, Tastronome Lalande avait élé chargé , par le niiuistie Clioii>eul, d'établir uu observatoire sur cet édilice, qui, dans la suite, reçoit diverses destinations, et subit plusieurs changemens. En 1787, l'Ecole est supprimée ; eu 1788, les élevés sont envoyés soit dans des régimens , soit dans des collèges. Cet établissement est d'abord destiné , avec trois autres, à remplacer l'Hotel-Dieu , et l'architocte Bronguiart reçoit des ordres à cet effet. Bientôt- ce projet est abandonné : une caserne de cavalerie, et le QcARTiEa NAPoiCéoH remplacent les élèves qui occupaictit primitivement ce lieu. (Voyez Champ— de-Mars.)

ECOLE DE CHIRURGIE ET DE MÉDECINE, rue dePEcole-de-

Médecine. (1774). Louis XVI.

Ciît établissement, dont Louis XVI pose la première pierre en T774f est élevé d'après les dessins du sieur Gondouin, et sui remplacement de l'ancien collège de Bourgogne.

dCOLB DBS PONTS-GT-CHAUSSéES. (rfUi^L^mATiVl.-

Ln conuDeaceiDeiu de cette inttitution muonleni i l'an I7{7 ; nci «ll« ne reçoit de cansUtAoce qu'en 17S4. p»' Ici *oim Je t"iuféiiina Kronnet.EUeeit înitiluêe denonyeau en 1791 el oonlïnnje en r«Q IV. En l'm X. le nombre des «lèves eit porté à 5o, et dan» U tuitt « io, toutiréi, depuial'ioTV, de l'Ecole-l'olytecliiiiqua. L'Ecole Jm rmib- «t-Chauu^ei a change pliuieurj fois d'cmpUcemeut ; aU« ut Bfoiaftui , pUcëe rue Culture-Ste. -Catherine.

ÉCOLE DES MINES (1 ;83,) Loim XVI.

Le cardinal de Fleury avait conçu la projet de cette irutitirti«a , ^'■m arrêté du conneil met j eiécutlou en 1783. Cetts Ecole, waiit avoir occupé divers locaux, bc trouve aujourd'hui établie rue d'Kiiler , ob M curieuse collection est exposée aux jeux du public. ECOLE OU INSTITUTION DES SOURDS-MUETS (1778). L'Ai*i deL'Epëo.

Cette liutiitution, peix£»oris£e d'abord parle gouvememenl, est euSa autorisée, en 177S1 par un arrêt du conseil. Le bitimeut Je» Célesluu, qui lui avait ^té aSeclé par cet arrit , n'est mis a U diapositiua ■!■ 1 Abbé de TEpée qu'en I7S5. Cet humble et bienfaiMUt cccléiiaftujDa éUut mort eit 1790, l'abbù Sicaril, ion ëlève, continue sa mctboda rt la perfectiooac. feudaat la révolution, l'école est traïuiféret du bal»ment dea Céleitins daus celui de St.-Magloire.

lÉCOLE OU ISSTITUTION DES JEUNES-AVEUGLES [1784.! M. Hauj.

A aon origine, l'injtitntion des Jeune*-Aveuf;les. comme celle èa Sourds-Muets, n'est point protégée. Cependant elle est ouverte en 178S, et en 1786, l'Acadéniic de ninsrque donne un concert â ma bé- MHce. Eni7go, cet élablissement était situé rue Notre-Dame-des- Victoires; en ittoi, il est réuni i l'bospice des Quime- Vingt» ; enfîii . par ordonnnnce de I8l5, il est séparé de cet hospice et fisj! me Saint- Victor, dans l'iuicien collège desBons-Enfaiu, au léminaîre St -Finoin. flOUBOBl.— COLLÈGE ROTAt< DE FAAHCE, pUso CanilnT.

Pno^oli I* favalt touAi wot lui ftîre bâtfa- d'office, Haari fV n fait commencer les bltimeni, dont U conAiiction e«t toapcadne pv h mort da c* roi. Ea i774> ^ ^'^ ^ ^ Viilliéra [MMe U i** piaR« de bH ^tabliaaement, terminé tnr lea deuins de Chalgrm. CONSERVA'rOIHE DES AHTS ET MÉTIERS, r« Bcùt-KÉiCh. (1798). La CoAventioa natioiude.

En I7g4> M.Grégoire, ancien év^qoe de Bloii, propoie la «jéatân» de oet ÀahliMement ; propoiition qni «*t adaptée: E^ i?98, ttsiadrfpAti de wckinea founùsMut let'objeti «joe l'on rae» emble d'abaad «Cuav- ^^•ire de« art* et métîera ; le i", celui 4n Lonrre. où •« (ronraiett 1« articles donné) par M. d'Oxembra; à l'Académie, et ceux qae ••■• compagnie j avait joioti ; le a* celui de l'h&tel de Moriaffw, ra» dl ' Charonne,<]uiaecoinpMBit déplus deSooatuehiqea léguées, aa pniiar^ neotent, en 1783, par M. Vwtcansoo ; enfin , le 3* fpù eùtail laada rUnivenitj,0« te tronvaient rrinnia un gruid aecobre d'tdtJBte wtbMt ans U&vnx •(rinrie*, et dloatramni anilMmde dnCn p^«. Sm i8t^

DIPVIS UrnîM XT IfJtÇO'A VQI lOUftf .

tfoâa. dta^ eat tobliiwtiitnf «wécoU gntiiîtc pour ionDer des lies JMbiiei. En iSxQf on y créa 3 chaires, fune d écononUa indna-*

on

artistes

trieUo et les dens autres de dumie et de mécanique appliquée aux arts.

li>'exiite peut-être pas en Europe une collection aussi complète mm

celle qui se Toit aujourd'hui dans les vastes salles du Conservatoire des

arts et métiers.

nnrBRfl. — musée des tableaux et des anti-

QUES DE LA GALERIE DU LOUVRE. (1793). La GonrenUon

nationale.

U existait anciennement une galerie db dbssiws établie par Henri IV : elle porte d'abord le nom de Petite Galerie du LoQTre, puis celui de Galerie des Peintres et de Galerie d'Apollon; elle est incendiée en 166 1 » au moment où l'on y prépare un théâtre sur lequel Louis XIV doit danser avec toute sa oour. Ce prince la fait réparer. La mort ne permet pas à Lebrun de finir les peintures du plafond, commencées par lui. 2>ons le directoire , on y place une grande quantité de dessins originaux, d'esquisses, gouaches, pastels, miniatures, yases étrangers, etc. En 1797, on expose pour la première fois aux yeux du public 41^ ^ossins et plnsieuni autres objets de curiosité ; cette galerie est, comme celle des tableaux, dépouillée en 181 5.

La convention nationale ordonne , en 1793, l'établissement d'uv mu- SBB. On réunit au Louvre 537 tableaux des plus grands maîtres, auxquels on joint des bronzes, bustes, vases, tables de marbre, porcelaines, pendules, etc., au nombre de 134* Plus tard , on y rassemble un grand nombre de tableaux recueillis dans les diverses contrées que les armées françaises ont conquises. En 181 4» on en compte dans la galerie du Louvre, environ ia34« qui forment la pins riche collection de l'Europe par la quantité, la beauté, Tancienneté et la variété des ouvrages , rla composent. JBn i8i5, le musée est dépouillé d'une grande partie ces précieuses productions. Cette perte est vivement sentie par le« artistes français, et même par les artistes étrangers, auxquels ces chefsd'œuvre, maintenant dispersés, ne peuvent plus servir de modèles • à moins que les artistes ne parcourent les différens pays qui les possèdent.

Lb woêéx DES AXTXQCRS est composé en grande partie de statues et monumens recueillis en Italie , conformément au traité de Tolentino , par MM. BerthoUet, Moitte , Monge, Thouin etTinet. En 1797, M. Raymond, architecte et membre de Flnstitut , est chargé de disposer les salles du vieux Louvre destinées à recevoir ces che£i-d'œuvre ; M. Denon préside à leur arrangement. Ce musée est, pour la l'vfois, ouvert au gubllc en x8oo, deux jours après Tinauguration de l'Apollon Pythien. ette admirable collection, composée, en i8i4> ^c 354 pièces, est en 181 5 dépouillée de ses objets les plus précieux^

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