‹ Histoire de Paris, composée sur un plan nouveau (volume 2)Chapitre 69 sur 74 · AQUEDUC DE CEINTURE · texte numérisé non relu

AQUEDUC DE CEINTURE

Il s^^tend Bepuîs le bassin de la Villetto jusqu'à Monceaux. De cet aqueduc partent deux galeries. Tune appelée de Saint — Laurent, et Tautre des Martyrs. Ces deux brandies ontdes ramifications de moindres dimensions , ainsi que des tuyaux en foute de fer, qui alimente&l le* bornes-fontaines delà rue Saint-Denis, celles des autres rues adjacentes, la fontaine du Ponceauetlc Château-dliau du boulevard de Bondy .Elles alimentaient aussi les fontaines de la Place-Royale avant sa desiructioD. L^issue de Tangle oriental du bassin de la Villette fournit de Teas an canal Saint-Martin.

ÊOOUTS.

La Seine , la Bièvrc et le ruisseau de Mcnilmontan\ recevaient les eaux pluviales. Les fossés crcu.sés autour de Paris .ser>'eiit pendant longtemps dVgouLs. QucJquiîs jhTrtios, aujourd'hui voùlécs , cunser^'ent oncore la direcliou des fossés; Wlio. est colle qui, d<îrEcole-<le-Médeciiit», se jette dans la Seine au-dessus du palais des Beaux-Arls. En l37o, lo prévôt de ParÎN, II. Aubriot, fait couvrir de luaeoniierie la rigole croise jetait dans le ruisseau de Ménihnoutaut. Avant 1 41'-^* il existait un é};oiit couvert sous la r. St.-Ant. Cet égout versait ses eaux dan^i les fo.ssé» d«» la Bastille; il était appelé PonL-Perrin et répandait une odeur insupportable : on le détourne dans cette amu-e, et ou le dirige vers la porte de fenclos du Temple, où il traverse le fossé de la ville par un canal en maçonnerie pour parvenir au ruisseau de 3IénilniontaJit ; recevant dans sa directiou IVgout de la rue Sainl-<l)enis, lequel .suivait la rue Ju Ponceau et celle du Vert-Bois, jusqu'à son entrée dans le fossé. L*cgont voûté de la rue Montmartre traversait les fossés de Iji ville sur un can«l en bois, et versaitseseaux dans le ruisseau dc^Iénilniont.iut. appelé alon le grand éjrout de la ville. Kn i()o5, François iMiron, prévOït de Paris, fait voûter à ses dépens Tégout du Ponceau. Eu iGio et iG(>3, le nettoiement de tous l(\s éj;'>uts est ordonne. De iOG3 à 1G71, on en fait voûter (juelques-uns , et celui di; Tiiôtel des Invalides est construit. Eu 171,1, on répare iVgout de la Vieille-re.e-du-Teiuple. En 171.8,011 reconstruit celui do U rue St.-Louis. En 1734, on voûte la partie inférieure de l'égout JMontmarLi-e. En 1737 et 17^0, on en creuse un ^rand , revêtu de murs et voûté, entre le Calvaire et le 'Ponceau dr Cbaillot. En 1754 . on exécute Tégout de TÉcolo Militaire et ceux delà

Tiic bt.-t'tureiitia vt df U flaea LouiK XV. tious totli -Hirivi!» a Vrpiiifur ah des «mélioiitioi» nobiMa* luat Tiiit» cUm cite pnrtir ruen-ùeUsment iUitdirsHiitr pour !■ Mlubril* : I.'égout âe la rupAt.-Duui>. dout |m yat|teiertdeb3Hi à laquAiluc, ditGALEKii nEâr.-L^utuwr, e«l («nuiut en tSoo. Cvlui'de Rivoli, <]ui s'dlcml Jfpuii le luiUra dn Tuileriai )iàK|u'à U me St— Florentin, en luivtnt li lUe de Rivoli , esi acheva en i8o;. Ou lennioe . «n tSiU , rùgoiit Mantrourtrc , qui snl lie bue à 1« conduite des (^»a du ciual de l'Oiircq^ «t, en iSiS.xi Huit celui de la rue au Cadran. Enfin l'êlcndue de tous les écuuti ul de leurs embranchcmeni dans le» divers quii'ticrs de Paris, j oaipri-i ICK Iles de I* Cite et de St. -Louis ; cette étendue qui était d^ja . «u 1824 , de phii de 36,000 noires . se trouve «ujourdliui coRM(lûraIilr> meut Bugmeutûe , par TeSet des nouveaui ^vanx r^emiuent «i,i!cul^>i dant pinsieun parti«i de la vUln.

ABATT0IR8.-~ABATT01H du houle. (iSio). Napolcuii. Construit lur les dessins de M. Putlt-Radel. l'édifici; se conpa.'ic i\p ■ ((corps de liStln.ent et de ptuncurs coon. Un discret de i8i<i portr ■pi'il sera éulili 5 abatiuïra , 3 sur la rive droite de ta Seine ot a sur la rive gnnriie. Avant U création de ces utiles Aablisscnieiï» , les tueries 1^ trouvaient placées dam l'intérieur ile P;iris ^ ce (juj cxpoidt lea lialiilans a des iiinger!! et à des îoconv^niens graves.

ABATTOIR. DE MONTMARTRE. (iHio). NapnWon. Contmeiio: en iSlo sur lus deuimi de M- Poideiïo. Il conh'eiil ^ bouvciiC» , i bergeries et d'autres corps de bilimcns.

ABATTOIR DE POPINCOUBT. (iBio.) Napoléon. Commence à Li niânic cpaque que le piécé'Ji'nt : HM. Happe ii Vauticr ont contriliuê â la cuuatmclian de cet inunenie abattoir, qui 1 7 bonecrie* et' 7 bergerie».

ABATTOIR D'IVRY, (1810.) Napodjon.

Fondé également eu 1810 ; traTuni eukulea d'aprê* les plans rli. M. Leloir.

ABATTOIR DE VAUCIBARD. (.8m), Napoléon.

exécutée sur les deisiug de M. Gisurs . tsl r VôRimencée en 181 1. Les cinq ét;i,blrsscmcru< ci -dessus sont enticrenienl j^^MiFvA vt lîrHii aux bouclirn de Pïiris en 181R, et, â partir de «ctte le . les bestiaui on peuvent plus être couduila dans let «[alilvs cl ■s particulicn de U viHc.

ENTREPOTB ET ORENIEBS 0B aVB. — MARCHE IVAGUESSEAU. rue ri ivi«»k'' de !.. Madeleine. (1773 à '74'' J Jo^i-pb -Antoine d'AfEursieaii. "Uabli d'abord ilaiiv des uiaraiir ijuï avoitiimant t'iiûlel d'Agueueati ^ Tle tniufrrc . en 174^- dans te lieu oii tlfu aujounl'bui . t>t il i'..) B^mr.ilau public en 1741!.

MARCHÉ SAINT-MARTIN, (■;«.) Maintenu |usquVn iHrfî. époque de l'ouverture d'un unuTeau inarc^lié

m |usmi en i8r6.

■■ parlé plus foin

H^LtEA^UX VHAlIX. silu>;e entre U rue Saiiil-Victur et It quai Je U

xviij rcnrDATiom diverses

Après aroir été établie dans divers lievz , elle est enfin transférée sar remplacement du jardin des Bénédictins. Les tnrvais, conomencéa vers 1772, sur les dessins de l'architecte Lenoir, sont ttimiméa en 1774-

HALLE AUX BLÉS ET FARINES , rue de Vîannes. (1763 à 1783.)

La Ville de Paris.

La Halle aux Blés était anciennement située sur la place appelée les Halles. La nouvelle est construite sur remplacement de rhoteldc Soîssons, acheté par la ville en 1765. Les travaux, commencés en 1763, d'après les dessins et sous la direction de Le Camus de Méâèrcs, ne sont terminés quVn 1772. En 1782» deux architectes, les Sieun Legraod et Molinos , se chargent de la construction d*une coupole, qui est achevée en 1783. Elle est incendiée en 1802, et réédifiée de 181 1 à i8ia. telle qu^elleestaujourd'hui^surlés plans d^un habile constructeur. M. Bninet. Cette halle et les maisons qui Tentourent forment la rue circulaÎR nommée de Viarmes, où viennent aboutir six autres mes.

MARCHÉ BEAUVEAU , entre les rues du faubourg Saint-Antoine ci

de Charenton. (1779-) Louis XVL

^ Construit sur les dessins de TarchitecteLeNoir le Romain. Au centre, ^t une fontaine. Le nom de ce marché lui vient de celni de la dame de Beauveau-Craon, abbesse de Saint-Antoine.

MARCHÉ DE BOULAINVILLIERS. (1780.} Louis XVI. Etabli à la demande de M. de Boulainvilliers , sur remplacement de r hôtel qui servait de logement à la première compagnie des Mowquctaires.

MARCHÉ SAmTE-CATHERINE. (1783.) Louis XVI. M. d'Ormesson en pose la première pierre en 1783, sur les temiib

qu'occupait Ui couvent dc:> chanoines de Sainte-Catherine du Val de> Écoliers.

LA HALLE AU POISSON EN DÉTAIL, Carreau de la Halle. (178C.)

Louis XVI.

Construite sur remplacement de Tancienne Halle aux Blés.

LA HALLE A LA MARÉE, au Petit-Carreau. (1784.) Louis XVI. Etait établie aux Halles , en face du Pilori. Elle est transférée . en i784f A*i Petit Carreau , .sur remplacement de la Cour des Miracles.

HALLE AUX CUIRS , rue Mauconseil et me Française. (1784.^

Louis XVI.

Le lieu qu^elle occupe est celui où se trouvait autrefois Tancicn hôtfi lie Bourgogne et le théâtre des Italiens.

HALLE AUX DRAPS E'fcTOILES , entre les rues de la Poterie et do

la Petitc-ïriperic. (1786.) Louis XVI.

Construite sur les dessins de MM. Legrand et Molinos sur remplacement d'une ancienne halle «thx draps.

MARCHÉ DES INNOCENS. (1786.) Louis XVI.

Il ost établi sur le lieu même où se trouvait anciennement le cinietièrf .1rs îunocons, dont les osscincns et la terre sont enlevés, en 1786. à uiu* .»ss»'f. j»ran«lo profondnir. ot transportés dans les caiTiéi-es du sud

DEPUIS LODU XY JVSQU^A VOS JOURS. \ix

de Paris, et surtoat dans celle sttaée au-dessous de la maison dite de La Tombe Issoire.

MIARCHÉ SAINT-JOSEPH, rue Montmartre. (17^3.) Convention.

Commencé, en I7g3,«ar le terrain qu^occupait la chapelle Saint- Joseph. Terminé Tannée suî^uite.

MARGffiË AUX FLEURS. Quai Dmix. (1807 et 1808) Napoléon.

Se tenait anciennement quai de la Mégiaserie. Ce nouveau marché est orné de deux fontaines, dont les eaux viennent de la pompe Notre- I>ame.

BIARGHÉ DES JACOBINS, ou DE SAINT-HONORÈ. (1810.)

Napoléon.

Etabli sur remplacement du couvent des Jacobins , et traversé par une rue qui porte son nom. Ce marché est décoré de deux fontaines alimentées par la pompe à feu de Chaillot.

HALLE Al? VIEUX LINGE , me et encloe du Temple. (1809 à 181 1 )

Napoléon.

Commencée en 1809. d*après les plans de M. Moiinos , et achevée en 181 I.

HALLE ET MARCHÉ A LA VOLAILLE, quai de la VaUée. (1809.)

Napoléon.

Occupe remplacement de Téglise et d^une partie du doltrc des Augustins.

MARCHÉ DE L'ABBAYE SAINT-MARTIN. (181 3 à 1 817.) Napoléon. Construit sur rei^placcment d'une partie du jardin de Tabbaye de Saint-Martin, d'après les dessins de M. Petit-Radel. Entre les deux corps de haUes dont se compose ce marché , on distingue une fontaine élevée sur les plans de M. Gois fUs.

MARCHÉ DES BLANCS MANTEAUX. (181 1 à 1819.) Napoléon.

Situé SUT les terrains qu'occupait le couvent des fiUes hospitalières de Saint-Gervais: Ce marché a, comme le précédent , deux corps de halles, séparés par une large rue, et décorés chacim d'une fontaine.

BIARCHÉ SAINT-GERMAIN. (1811 à 1820.) Napoléon. Sa construction est commencée en 181 1 et terminée en 18^0, sur l'emplacement de l'ancienne foire Saint-Germain , exhaussé d^environ 12 à l5 pieds. Entre les quatre nefs de ce marché, une cour spacieuse an «entre de laquelle on transporte, en 18^5, la fontaine monumentale qu'on avait élevée sur la place de Saint-Sulpice.

MARCHÉ DES CARMES , dans la rue des Nojers et sur les rues des Carmes et de la Montagne. Ste. -Geneviève. (181 3 à 1819.) Napoléon. Etabli sur les terrains du couvent des Carmes. La première pierre

posée en 181 3. Ouvert au public en 181 9. Fontaine au milieu de la

cour. Architecte M. Vaudoyer.

MARCHÉ A LA VIANDE. (i8i3 à 181 8.) Napoléon. Situé entre les rues des Deux-Ecus , du Four et des Prouvaires. Remplace Tancienne halle à la viande , placée rue de la Fromagerie, de la Cordonnerie et de la Tonnellerie. Le nouveau marché n'est que provisoire y il est construit en boit.

XX POHDATIOHS DIVXBttn

GRENIER DE RÉSERVE, sur lu boal. Bourdon. (1807.) Napoléon.

Rievë sur une partie du janlin de F Arsenal. Première pierre posée en 1807. Dans les années suivantes, les travaux sont conduits par M. Delannoy. Devait avoir cinq étages. Les évènemens de 1814 ^^i^t borner son élévation aux deux étages cxistans. S^ toiture provisoire -est fonnée des bois qui avaient servi aux échafauds de Tare de triomphe de TEtoUe. C^ct édifice tronqué et d^une étendue considérable, est terminé en 1817. En i83a> ii est disposé en hôpital pour les cholériques.

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