HISTOIRE PARIS
La ville actuelle s'élève, dan» une vallée que terminent du coté de l'ouest, du sud et du uord, des collines inégales et accidentées,- dont quelques-unes aboutissent au fleuve
par un plan incliné, tandis que d^autres dominent de grands plateaux» Ija ligpe méridienne 4e Tobt^eivatoire de Paris est un point de départ et donne zéro pour longitude; la latitude septentrionale est d'environ quai*aute-liuit degrés, cinquante minutes. Le climat est sain et tempéré ; les froids les plus rigoureux atteignent très-rarement vingt degrés centigrades ; les plus fortes chaleurs ne dépassent jamais trente-huit degrés. La moyenne donne par année cinquante-sept jours de elialeur, cinquante-huit de gelée, douze de neige, cent quatre-vingts de. hrouillard et cent quarante de pluie. La quantité d'eau qui tombe, année commune, est de cinquante-trois centimètres. Les hivers sont longs, les printemps humides et froids, les étés chauds et les automnes d'une beauté remarquable. Le sol se compose de marnes, de craies, et sa base est formée de calcaire marin grossier dont 1^ bancs énormes environnent Paris et se pi olongent, par la rive gauche, jusques aux bords de la Seine. Le fleuve passe à travers une vallée formée de dépôts de sables, de cailloux roulés, de terrains d'atteprissement et de transport, l^u- delà les collines du nord s'élend une plaine très-fertile et qui est comme le jardin potager de la ville. Du calcaire siliceux, des sables rouges et du grès, de T argile et des marnes marines complètent cette énumération. ,des principales formations dont se compose le sol de Paris et de ses environs. La Seine coule à Paria j(i), avec uue vitesse ordinaire de quarante-
(i) La Seine prend &a source dans la torét de Gbanceau, à deux lieues
LITRE f. CHAPITRE 1
deux centin^tres par seconde; la largeur moyenne du fleure est de cent ^ualTe<^iigt-4iuit mètres, et sa poste de
deux mètres trente centimètres. I/eau de la Seine est de bonne qualité et sert à tous les usages domestiques.
Un peu tU'-dessus de la ville la Marne se jette dans la Seine. Une très-petite rivière, iar^e à peine de trois mètres^ et qu'on appelle la Bièvre^ traverse les quartiers de. la Hve gauche, du côté de Test, et vient déverser dans le fleuve^ vers le quai de THopital, ses eaux empuanties par de nonibreiix établissements de blancliisseursy de tanneurs et de teinturiers. Il existait deux rautresr ruisseaux moins considérables qui arrosaient les environs de cette ville et eu rendaient les abords naiarécageux au nord et au sud ; (!es cours d'eau ont disparu pour faire place à des habitations et à des cultures, et servent tout au plu$ à alimenter l'un des égouts de la. ville, lorsqu'ils ne sont pas absorbés par les carrières à plâtre ou par 1 arrosenieut des jardins (i),
de Saint-Seine, département de la Côte-d^Or. Après avoir reçu , aii-dessuii de Paris, l^onoe, l'Yerre, la Manie, et au-dessous de cette ville l'Oise et' d'antres «oindreè rivières, elle se jette dans l'Ooéao, entre ks viUos ' da Havre et de Hoofleur.
Cette rivière traversePurlu dans tuedivec^âim du sud-est au novd-oimt, et forme, en qnittaot les mars de cette ville, wecoiirbare assez marquée <|ui iaitinctinar son cours vers le sud-ouest.
Sa vitesse dans leecaux moyennes , entre le pont Neuf et le pont Royal, cal de cinquante-quatre centimètres par seconde , tandis que, dans son cours depuis Paris jusqu'à l'Océan, elle est beaucoup plus lente, et ue parcourt que quarante centimètres par seconde.
La hauteur de la Seine se mesure aux échelles placées sur une pile du pont delà Tournelle, du jK>nt Royal et du pont Louis XVI. On compte cette hauteur à partir de l'étal des basses eaux de l'an 1719. I^a hauteur moyenne de la Seine, prise au pool Roya^ au-dessus du niveau de l'Océan, est de trente-six mètres.
(i) Il existait un ruisseau. quit né. à MémUumtont^ après avoir coulé à