LIVRE IV. CHAPITRE ¥• 3l
entre à cet ëgard dam quelques oonsîdéniti^ que nous devons reproduire.
< On aurait tort, dit-il, de regarder Texemple de la
Hanse comme isolé , et sa rigueur comme la seule entrave à la navigation de la Seine. Ce que faisait la bourgeoisie parisienne en grand, chaque petit seigneur dont le château fort (ioniiiiait le cours de la Seini^ le faisait en détail. Avant de pouvoir arriver de la Bourgogne jusqu'à Harfleur, une cargaison était mise à contribution par une dizaine de seigneurs et de coinaïunes bourgeoises , tous empressés de prélever un tribut sur les denrées et marchandises ou de leur refuser le passage. A peu de distance de Paris le sàr gaeur de Maisons commençait cette série de contributions auxquelles le bateau, en descendant la Seine, était assujetti, et la ville de Rouen n'était pas la moins exigeante. Mattresse de la grande navigation de la Seine, s' interposant entre la Bourgogne et la Normandie , la Hanse de Paris était plus puissante que toutes les autres villes situées sur le fleuve et que tous les seigneurs ayant donjon sur ses bords. £Ue empêchait les Normands d'envoyer directement le sel et la marée dans la haute Seine , et les Bourguignons d^expédier sans intermédiaire leurs vins et leurs bois dans la basse Seine et à la mer. Il lui était feciie de s'arranger avec les seigneurs des châteaux forts sur la rivière ; car ceux-ci ne pouvaient avoir d'autre désir que de tirer un peu plus d'argent du passage des bateaux. £n promettant au seigneur de Poissy, qui possédait Maisons-sur-Seîne, douze deniers par tonneau de vin et deux setiers de cette boisson à prendresur le premier tonneau, ils contentèrent ce seigneur et s'assurèrent la liberté du passage devant son castel téodal. Mais il n'était pas si facile d apaiser la bour-
geoisie marchande d^^ s \ illes siIikm's sur la Seine, qui, trouvant ses iatéréu lésés par les préleiitioos des Parisien», se plaignît vivement d<*H nitnives mises à hi navigation par la Hanse parisienne et < ssava de temps en temps de se- €:ouer le joug onën>ii.v imposé \iSLV cette compagnie au commerce fluvial . Ijh Hoiii'ooonr d'une part et la Nor» inandie de l'autre rt rliiinèrent (*oijlre le prétendu privilège de la Hanse; mais ee tut en vain.
« La ville d'Auxeinv voulut user de représailles en empêchant les marchands paiisK iis de mettre à terre, dans cette ville, les cargaisons de sel qu '«m voyait la Normandie; mais la Hanse parisienne cti appela att roi , et Tornodorus^ comte d'Auxerre, fui oblige dei eder devant l'intervention royale. »
Le coiinDerre de la Jfanse avail lieu sur le port de la Grève, qu'elle avait acheté en i i et qui était indiqué par une rangée de pieux:; un [>eu plus tard on établît un nouveau port vis-a-vis liTole Saint-Germain, au lieu appelé de nos jours quai de 1 Kcole. Un autre port, celui de Saint-Landry, s<'rvail aux approvisionnements de ht C'itë; sur la rive gaiiLiic , au\ alxjrds du Petit-Pont , non loin de Tendroit où s'élève aujourd'hui la fontaine Saint-Michel, il existait un petit port dont le commerce était priucipalemeni aKeett* aux besoins du quartier de l'Université.
Vers les premières années du règne de Louis le Jeune on avait fondé à Paris une maison de Tordre du Temple, et les chevaliers de cet institut , avant Tannée 1 147 1 tinrent une assemblée oii ils assistèrent au nombre de plus de cent ti^nte. Ils possedaienl un couvent près de Saint- Gerva» «t ne tardèrent pas à transférer leur principal
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établissement dans le iw.u où u subsisté jusqu'à nos jours 1- espèce cke forteremqiit portail W nom de tour èa Temple.
Nous en parlerons au liu*K à inesui e que se déroulera notre
récit. A la même époïjm* \v> I lospii^ilitTs do Saint-Jean deJérusalem, depuis noiiinies clievaliers de Rliodes et enfin chevaliers de Malte, avaient à Paris une maison fondée, dit-on, en l'an ii3o, mais donr il n'est fait mention authentique que dans une cliaru^ 1171. Cette maison était établie dans le vaste vignoble alors appelé closBruneau. Nous aurons également occasion de mentionner ses agrandissements successifs ; en iT ntonieiu nous avons à raconter
3l8 . HISTOIRE DE PARI8. tMMMI)
eo peu de mots les trausformalious ioattendues de Paris sous Philippe-Augnsle, qui foi comme k. second foudih
leur de cette illustre capitale.