HISTOIRE m paris* mm^m
mande d*uii grand nombre de ses sujets, et particulièrement d'après les conseils d'un de ses oUBders qui paraissait servir avec la plus grande fidélité les intérêts de la couronne, traita avec les L^reux cpii demeuraîoit hors des murs de Paris, et leur acheta, ])our lui et pour ses successeurs, un marche qu'il fit transférer dans la ville.,.. Voulant concilier la beauté de cet établissement et la commodité des courtiers, il chargea le même serviteur, qui était fort habile dans ce geme d'entreprises, de faire construire deux grandes maisons vulgairement appelées des halles, pour que les marchands pussent venir par les mauvais temps y vendre leui's marchandises sans craindre la pluie et les mettre en sûreté pendant la nuit contre les surprises et les vols. Pour plus grande précaution il fit aussi élever un mur tout autour de ces halles, et l'on y pratiqua le nombre de portes nécessaires, qu'on tenait toujours fermées la nuit. Entre le mur extérieur et les halles on construisit un étal couvert pour que les marchands ne se vissent pas obligés d'interrompre leurs marchés par les temps pluvieux et pour que leur trafic ne souffrît aucun dommage. »
Philippe-Auguste, en construisant les grandes halles, laissa subsister le marché qui se trouvait dans la rue de la Juiverie et la rue au Fèvre, devant l'église de la Madeleine. H était destiné à la vente du blé, et l'on peut présumer qu'il exista de tout temps. En 1216 Philippe en fit don à son éd^mson Arcuaire, en récompense de ses bons services; il s'y réserva seulement le droit de justice et une redevance annuelle de douze deniers de cens.