‹ Histoire de Paris depuis les temps les plus reculés jusqu'à nos joursChapitre 29 sur 96 · SQUARES · texte numérisé non relu

SQUARES

Square Saint-Jaques;

— du Temple ;

— Belle-Chasse ;

— Louvois;

— des Innocents ;

— du Conservatoire.

[N'oublions pas les jardins du Louvre et ceux des Champs-Elysées, récemment plantés. .

Avant la révolution de 89 Paris possédait dans presque tous les quartiers de grands hôtels, de riches couvents et d'immenses jardins; sur le terrain des jardins se sont ouvertes des rues, se sont élevées des maisons.

L'empereur, en faisant planter et entretenir avec soin des squares dans divers quartiers de Paris, a créé ainsi de modestes, de petites succursales du jardin des Tuileries, heureusement respecté par toutes nos révolutions.

Lorsque ce jardin, si harmonieusement dessiné par Lenôtre, fut achevé, I^ouis XIV, en le parcourant, dans un esprit de conservation, exprima le désir qiie ce modèle des jardins français fût fermé au public; Perrault, surintendant des bâtiments , qui accompagnait le roi, n'hésita pas à protester. « Sire , dit l'auteur de Barbe^Bleue , du Petit-Poucet y de Cendrillorij je réclame au nom des enfants. » L'empereur, en créant les squares et de petits jardins, a pensé aux enfants et même aux vieillards.

(1853-1865) LIVRE XXI. CHAPITRE I. igS

La ville de Paris a encore dirigé et fait exécuter les grands travaux de l'assistance publique de i852 à 1860, travaux pour la plupart achevés, quelques-uns seulement encore en voie d'exécution, tels que :

Hôpital La Riboisière ;

Maison municipale de Santé;

Travaux de la Boulangerie centrale;

Construction d'un pavillon aux Incurables (hommes);

— — à l'hôpital Beaujon ;

— — à l'hôpital Saint-Louis ; — — d'un bâtiment à l'hôpital Necker.

Les communes de la banlieue, depuis longtemps considérées comme des faubourgs de Paris, jouissent "du privilège de faire admettre leurs malades dans les hôpitaux dé la capitale en vertu d'abonnements annuels très-modérés.

Quant aux lits d'hospice, leur nombre, depuis l'an-, nexion , a déjà augmenté, et des mesures ont été prises pour augmenter le nombre des hospices, gratuits ou payants, réservés à la population indigente ou malaisée du nouveau Paris.

Maisons de secours rue Parmentier ;

— rue Oudinot;

Institution deSainte-Périne, à Âuteuil ; Magasins du Mont-de-Piété, rue de la Roquette ; Maison de secours, dans le faubourg Saint-Antoine.

Toutes les maisons de secours, achevées ou construites à nouveau, sont des établissements où se distribuent des secours et d'oîi partent des secours à domicile pour les

pauvres honteux ou pour les malades pauvres qui peuvent se faire traiter chez eux. Là aussi se distribuent des bons de pain et de viande.

Durant la même période plusieurs ponts nouveaux ont été construits , savoir :

Le pont Napoléon ;

— aux Doubles ; il donne accès du parvis Notre-

Dame à la rue de la Bûcherie;

— Saint-Michel;

— d'Arcole;

— au Change ;

— de Solférino ;

— des Invalides;

— de l'Aima.

Le pont d'Austerlitz et le pont Neuf ont en outre reçu d'importantes améliorations; le pont d'Austerlitz a été ifefait presque complètement.

Vingt-six ponts sur la Seine sont ouverts en ce moment à la circulation; deux seulement sont encore à péage : ceux de Bercy et de Grenelle. Leur construction est antérieure à 1 85^ .

Un certain nombre de projets pour des ponts nouveaux sont en ce moment à l'étude ; les plus importants seraient le pont Louis-Philippe, qui a été refait et placé directement en face la rue Louis-Philippe, et celui du Louvre.

Au milieu de ces grands travaux , de ces grandes dépenses et des divers emprunts qu'ils ont nécessités, se sont produites quelques inquiétudes vagues sur les finances de la ville. Ces inquiétudes ont même trouvé quelques échos au sein du Corps législatif; mais les amis de l'ad-

(1852-18e5) LIVRE XXI, CHAPITRE I. ig^J-

ministration municipale ont cherche à dissiper de pareilles appréhensions.

La ville deParis^ ont-ils dit, peut être comparée, sousun, certain rapport, à un grand opéra qui, par ses magnificences, par ses curiosités nouvelles , par ses créations brillantes, doit attirer la foule. On a souvent constaté que les dépenses de mise en scène d'un grand ouvrage dramatique, pour peu qu'elles soient faites avec goût et intelligence, sont toujours remboursées avec usure par le public. Les revenus de la ville s'accroîtront par l'affluence des étrangers attirés par les splendeurs de Paris, comme s'accroissent les recettes d'un théâtre par la nouveauté, par l'intérêt de ses représentations.

Page 1