‹ Histoire de Paris depuis les temps les plus reculés jusqu'à nos joursChapitre 36 sur 96 · M5) LIVRE XXI. CHAPITRE I · texte numérisé non relu

M5) LIVRE XXI. CHAPITRE I

plans de cet habile architecte qu'ont ëtë construits les bâtiments, d'un ensemble plein d'originalité et d'une disposition agréable autant que commode pour tous les besoins du service.

Dès le lendemain de l'inauguration on recevait des convalescents à l'Asile impérial.

Il en a été admis, dans les quatre derniers mois de

Tannée iSSy. .,,,...* ^ 894

En i858 4,401

En 1859. . . > 5,5a3

Dans les cinq premiers mois de 1860. . • . 2,510

Total i3,328

A la fin de juin 1860 ces admissions s'élevaient à 14,000 en deux ans et dix mois. Depuis lors ces chiffres ont progressé.

Ces convalescents appartiennent aux catégories suivantes :

i*^ Convalescents envoyés par les hôpitaux de Paris et de la banlieue ;

2® Convalescents envoyés par les bureaux de bienfaisance ;

3® Convalescents de blessures reçues dans les chantiers publics (chantiers oîi s'exécutent des travaux pour le compte de l'Etat et des communes du département de la Seine);

4° Membres participants des sociétés de secours mutuels;

5^ Ouvriers appartenant à des établissements dont les directeurs ont obtenu du ministre de Tintérieur l'autorisation d'envoyer, moyennant un abonnement , leurs con-

valesceuts à TÂsile ; tels les chemins de fer, rimprimerie Chalxy la maison Christofley la maison Alexandre, la maison Lebaudy, la maison Foucart et Compagnie (gaz de l'Est).

6** On reçoit des ouvriers traités à domicile et munis seulement d'un certificat de convalescence délivré par leur médecin.

C'est par la volonté expresse de l'empereur que T Asile est aujourd'hui ouvert indistinctement à tout ouvrier convalescent. On y dompte présentement /^ii lits.

L'Asile iihpérlal de Vincennes a fait construire deux voitures omnibus, l'une dont les dimensions sont égales à celles des omnibus de Paris , l'autre offrant un moins grand nombre de places. Ces deux voitures élégantes portent lès armes de l'empereur.

Chaque jour l'une ou l'autre de ces voitures, suivant les nécessités du service, va chercher les convalescents dans les hôpitaux de Paris, et même à domicile ceux qui sont traités en ville.

Les mêmes voitures les ramènent dans Paris après guérison.

La tenue, la conduite de tous à l'Asile est exemplaire ; ils se soumettent sans plainte aux prescriptions du règlement; ils se montrent polis entre eux et pleins de déférence pour les employés ; ils respectent le mobilier, les (leurs du jardin, et maintiennent dans un grand état de propreté leurs chambres^ les couloirs , et même les cabinets pour les nécessités de la vie, dont la disposition est à la fois nouvelle et ingénieuse, pour en maintenir la propreté. Nulle part, sur les murailles, dans les couloirs, de ces inscriptions, de ©es dessins scandaleux qui révoltent la vue

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