‹ Histoire de Paris depuis les temps les plus reculés jusqu'à nos joursChapitre 50 sur 96 · LIVRE XXI. CHAPITRE III · texte numérisé non relu

LIVRE XXI. CHAPITRE III

concessions de ce geore avaient été faites à un assez grand nombre de compagnies, exploitant une ou plusieurs lignes. Une de ces^ CdthpâgnieSy connue à cette époque sous le nom de Compagnie générale des Omnibus^ avait acquis une softe de prépondérance; elle a fini, par absorber toutes les autres. V

Paris possède dix-sept hôpitaux civils : Thôpital de ' l'accouchement, rue du Port-Royal ; de l'allaitement, rue d'Enfer, loo; de Beaujon, rue du Faubourg*Saint-Honoré, !2o8; delà Charité, rue Jacob, 47; des Cliniques, place de l'École de Médecine;^ Cochin, rue du Faubourg- Saint- Jacques, 479 d^s Enfants malades, rue de Sèvres, 1 49 ; dé rHotél-Dieû, place du Parvis-Notre-Dame ; de Lariboisière, rue Âmbroise-Paré ; de Lourcine, rue de Lourcine, m; du Midi, rue des Capucins, 19; de la Pitié, fue Lacépède ; Necker, rué de Sèvres, 1 5 1 ; Saint- Antoine, rue du Faubpur^-Saint-Antoine^ 206; Saint* Louis, rue Bichat, a5; Sainte-Eugénie, rue de Charenton, 89 y là IV^ison municipale de Santé, rue du Faubourg- Saint-Denis, iio.

Leshos|>icéssontau nombt^e de neuf : Incurables (hom^ mes), rue du Faubourg-Saint-Martin, a5o; Incurables (femmes), rue de Sèvres, 54 } desMénages, rue de la Chaise ; des Qùinize- Vingts, rue de Charenton, 38 ; de Sainte-Périne, rue de Chaillot, 99 ; de la Vieillesse (hommes), à Bicêtre ; de la Vieillesse (femmes),'dit de la Salpêtrière, bon* lêvafd de l'Hôpitat; de Villas, rue du Regard ; de la Reconnaissance, à Garches(Seine*et-Oise). Chaque arrondissement est, d'ailleurs, pourvu d'unbureau de bienfaisance.

Dans une grande ville comme Paris la quantité des crimes et délits est inévitablement considérable ; aussi les pri«

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soDS y sont*eIles nombreuses ; on n'en compte paà moins de neuf pour la justice civile.

On évalue la population malfjgiisante de Paris à un chiffre de trente à quarante mille individus^ parmi lesquels les femmes figurent pour environ un tiers. Les prisons de Paris sont habituellement peuplées de deux à trois mille individus , dont environ deux mille du sexe masculin et neuf cents à mille du sexe féminin.

La prison du Depot ^ à la préfecture de police, est celle où sont d'abord amenés tpus les individus arrêtés et qui ne doivent y séjourner que vingt- quatre heures, avant d'être interrogés.

La prison Mazas , établie d'après le système cellulaire et pouvant contenir plus de douze cents détenus, reçoit les prévenus pendant l'instruction de leur affaire.

La prison de la Conciergeriey au Palais de JusticeJ actuellement la plus ancienne des prisons de Paris, reçoit les prévenus qui vont passer en jugement. C'est là qu'autrefois les condamnés à mort attendaient le jour de leur exécution. Montgommery, qui blessa mortellement Henri II, a laissé son nom à la tour où il fut captif.

Les condamnés à mort, les condamnés aux travaux forcés, en attendant l'heure de l'exécution ou du départ, sont enfermés au dépôt des Condamnés^ rue de la Roquette , i68. C'est en face de cette prison que se font les exécutions capitales.

Dans la même rue, n** i43, est la prison des Jeunes Détenus , affectée aux jeunes garçons enfermés par autorité de justice ou sur réquisition paternelle. Tout récemment, d'après l'initiative pi ise par S. M. l'impératrice, ces enfants ont été dirigés sur des colonies agricoles.

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La prison des MadelonnetteSj rue des Fontaines, 1 4) occupe les bâtiments d'un ancien couvent de Sainte^Ma* deleine , destiné à recueillir des jeunes filles de mauvaise conduite. C'est maintenant une prison d'hommes.

Xa prison de Sainte^Pélagie^ rue de la Clef et rue du Puits-de-1'Hermite , est aussi un ancien couvent, devenu prison en 1793.

L'importance de Paris, comme ville ^ comme capitale , y motive la présence d'une forte garnison , et par conséquent de nombreuses casernes. Un petit nombre seulement de ces édifices ont été construits en vue du ser« vice militaire, vers la fin du siècle dernier, pour les compagnies des Gardes-Françaises; ce sont les casernes de la Pépinière, de la rue de Penthièvrè, de la Nouvelle-France, de Popincourt , de Lourcine , de Babylone. Celle du quai d'Orsay a été bâtie sous Napoléon; la caserne monumentale Napoléon , derrière l'Hôtel-de- Ville , a été élevée depuis i85i. Toutes les autres casernes sont d'anciens édifices appropriés plus ou moins convenablement à leur destination présente. Nous ne comptons pas au nombre des casernes l'École Militaire. Aux casernes de Paris on peut ajouter Vincennes , la forteresse du Mont- Valérien , et les autres forts qui entourent la ville de tous les côtés. En comprenant les troupes casernées dans ces forteresses j la garnison de Paris ne doit pas être évaluée à moins de soixante mille hommes , infanterie, cavalerie, artillerie. Outre les casernes, la garnison de Paris occupe dans les différents quartiers des postes plus ou moins considérables dont les hommes sont relevés tous les jours.

Une prison militaire a été construite, en 1849? ^^^ ^^ Cherche-Midi , pour remplacer l'ancienne prison de l'Ab*

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baye ,' sk tmtement célèbre par les massacres (du 2 sept^abre 1793^* ^ j '.

Chaque diviskÀ militaire est pourvue à* un bu plusieurs conseils de* guerre chargés :de juger les crimes et- délitscommis par Uàf iriilitaires Âe tout g^de. Lés conseils de guerre de la première division^ dont Parts est lé t^eflieu, siègent à l'ancien hôtel de Toulouse, rue du Gheapebe*^ Midi^ enîÊice' de la nouvelle prisotfi

Nous avons énuméré les aqueducs^ les canaux^ lesibn-^ taines, leâ puits artésietts^ les réservoirs qui assurent dans Paris le service des élEtux; •' . f. .

:£q >somme| , il existe sous les rues de- Paris tn^ viron ^^Sa^ooo mètres de conduites d'eau, desservies par. 18 bassins, dont 8 sont' alimentés exclusivement par lecaual de l'Omisq, -S par la Seineya par l'aqoeduc d^Arcneil, 1 par IWu de l'Ourcq er de Bellevillé, a par les eàùx delà Seine et d'Arciieil et par les pqits artésiens. L'a<bni^ HÎstmtion municipale dispose'chaque jour' de i5o,ooo mètres cubes d'eau *; sur ce nombre; 46,000 «ont a^Fectes au service ^ufaiic; 3^ ,000' sont concédés aux établisse-i^ ment rde t'État/du'déj3artement'et'deia ville; 60,000 sont cédés au servide pcivé;* G'est' peu pour une grande capitale peuplée de 1 ,800,000 habitants. '

L'insuffisance du vplameractnel des eaux, plus s^i»** ble encore depni^ L'ànoexibn'âes^ communes si^burbaines, rimposràbilîlé d^amener les-casuix de l'OUrcqet delaSeine dans les plcfa hài^ quar^jei^ da nouveau Pa^isf, et sui^tout de. les élever aux éta^s. supérieurs des maisons particu* lières, eilfin la ^mauvaise' qualité de ces eaux ont fait dé* dder,'. malgré des.réclaûiations de toute nature, l'établissement d'un nouveau mode d'approvisionnement; troîi

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aqùéduos amèneront à Paris les eaux des sources de la Somme-Soude ) |»rises danç une vallée' crayeuse , entre Épernay et Châfons-sUr-Marne ; leâ eaux de la Dhuis, du Sourdon et de quelques petits cours d'eau, émergeant à PargBiy, au suAesttle Château-Thierry; enfin celles de la Yannè/l'un desafflueûts de l'Yonne. Ces trois aqueducs, doiit la conslruotion entraînera une dépense de soixante millions^' amèneront ensetfiblé à Paris 170,000 mètres cubes d'eau bien préférable à celle qui alimente aujourd'hui la ville. < '

Le superflu de ces eaux et les eaux pluviales sont transportés à la 'Seine par un système d'égouts de grande, moyenne ^'petite grandeur.

La canalisation souterraine de Paris est certainement l'une des œuvres les plus colossales de notre époque, et c'en est la plus utile au point de We hygiénique. Pour établir le réseau des égouts le sol de la capitale a été divisé en cinq bassiùs, dont trois sur la rive droite et deux sur* la rive gauehe'dé ht Seine.

Sur là rive droite le premier de ces bad^ins embrasse Cliaronne, Beltéviife et Montmartre ; le second, tout à feit centrëtl, comprend le^ quartiers Saint-An tbine, du Temple, Saint^Martin, Saint-Denis, du Palais-Royal et des Tuileries; le troisième se composé des hauteurs de Cha}llot);du^B.oule5 de Monceaux et du faubourg Saint- Hoooré.Âur ta rive gauqhê, l'un det^ bas^inS' embrasse la butte^es Dêux-MouUns et la vallée dek Bièvre, et l'autre les quarti<^^ du Luxembourg^ de Sâinl-Germain des Prés et^U'Gros-Caillo^i ^ 1 .

Six gratides galeries principales, coupant la ville à peu près*à angles droits et ayant pour affluents quinze ga-

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leries secondaires sur lesquelles s'embrancbeot une foule d aurres galeries.de moindre type, constituent les artères principales du réseau. Des six maîtresses galeries trois sont sur la rive droite : la première, celle des quais, a 4,000 mètres de parcours ; là secondé, qui descend le boulevard Sébastopol et rejoint la précédente à la place du Châtelet, a i,85o mètres; enfin la troisième va de la place de la Bastille à celle de la Concorde, en descendant la rue Saint-A.ntoine et celle de Rivoli.

Outre ces galeries, de construction moderne, il y a en* core sur la rive droite un collecteur qui n'est auti^ que l'ancien grand égout de ceinture , formé par le ruisseau de Ménilmontant, lequel coula à ciel ouvert jusqu'à l'épo» que où le prévôt dès marchands Turgot entreprit de le faire couvrir (174^).

Cet égout part de la rue des Coutures Saint-Ger vais, suit la Vieille-Rue du Temple et celle des Filles-du-Calvaire, franchit les boulevards, suit la rue des Fossés-dù-Temple, traverse le boulevard du Prince-Eugène à son extrémité inférieure, poursuit son cours par les rues du Châteaud'Eau, des Petites-Ecuries, Richer, de Provence et de Saint-Nicolas-d'Antin, et se-jette dans le collecteur général d'Asnières, sous le boulevard Malesherbes. Autrefois il allait déboucher dans la Seine au bas de Chaillot*

Des maîtresses galeries de la rive gauche, la première comprend la ligne des quais , depuis le pont d' Auslerlitz jusqu'à celui d'Iéna; son parcours est de 6^4^^ mètres.

Ija deuxième suit le boulevard Sébastopol, rive gauche^ depuis la place de l'Observatoire jusqu'au pont Saint- Michel , et la troisième est ce vaste canal souterrain destiné à recevoir la Bièvre, et qui attend, au bas de U

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