LIYEE XXI. CHAPITRE III
Eq présence des facilités qu'offreot au commerce et aux voyageurs les chemins de fer^ tous le& anciens ser-' vices de messageries et de roulage sont supprimés ou paralysés; les routes pavées, autrefois ouvertes à grands frais, servent à peine aux piétons et aux individus qui se rendent à des destinations peu éloignées. Les fleuves et les canaux, considérés comme voies de transport, continuent de faire concurrence aux chemins de fer. Les bois, les charbons et diverses autres marchandises encombrantes descendent à Paris par la Seine et par ses affluents ; la Bourgogne envoie aussi par eau une partie de ses vins. Au-dessous de Paris un service assez actif de bateaux à vapeur monte et descend le sinueux et long parcours qu'offre la rivière jusqu'au Havre. Le canal de l'Ourcq a aussi sa clientèle. Il y a eu quelques essais plus hardis ; nous voulons parler de ceux qui se rapportent à la navigation directe entre Paris et Londres ; mais, ces essais se perdent dans le grand mouvement commercial de la capitale, au point de ne pouvoir être comptés que comme une curieuse exception. Puisque nous parlons des transports par eau, citons également, parmi les exceptions, les bateaux à vapeur de Saint-Cloud, qui entretiennent quelques services irréguliers et de pur agrément, mais seulement durant la belle saison.
En résumé, la grande masse des transports de marchan-^ dises pour Paris appartient aujourd'hui aux chemins de fer. La clientèle des voyageurs leur est encore plus absolument acquise, sauf pour la banlieue. Ici le besoin de déplacement est si vif, les relations de Paris avec les communes voisines sont si fréquenfes, les groupes de population ^ont si rapprochés le^ uns des autres, que le transport
3a6 HISTOIRE DE PARIS. (1»3.1805)
des personnes par des voitures pubtiques ordinaires est lin fait que la concurrence des voies ferrées ne saurait jamais :suppri|ner. Un mode de transport qui paitidpe à k fois de l'ancien et du nouveau système a même été appliqué en concurrence avec les voitures et avec les che* mins de£ir. Un devine que sous entendons parier des ôm^ nibus roulant sur des raik posés sur les routes ordinaires/ Grâce à cet drrangem^it la traction est singulièrement facilitée; deux ou trois chevaux suffisent pour traîner' dé lourds vâiicules contenant jusqu'à cinquante ou soixahtcToyageurs.'Deûx services dé ce gmire fonction-» nentà l'heure qu'il ést^ l'un entf^ Paris et Saint-^Cloud, rautreentre-Pariset Versailles,^ Une grande afiSuence de ' promenearsse pressent autour de ces voies ferrées^ dont la place de la Gonoonie est le point de départ, et qtf'én appelle commnnémeùt chemins de fer amérieaifiSé
Les vôitores 'publiques siervant au transport de$ 'p^scmnes dans l'intérieur de Paris s^e.partâgeiit en troifs (tiUé^ goçies ; l^s:omnîlius^; les voitures- déf)la<^e«t les vbiturefe de remise. Nous n'ayons 'rien à dire des voitures appelées vqUun^'dé grande remise j qui'8e>lou0nt-au npois ouà la journée ;. cette .ex{ilditati6n jouit d'une libertéafasolue iet 4enieufe;maîtnesse xfeses iti^iîfe. Ge ne sont pas 14 des voitures publiques à propsemehtparlèr; celles se raf^och^t InenÊphas dés voitures .particulières. ■ . : : :
£n.£iiA de voitures publiques, la plus pç^ulaire de toutes,^ c^t la voiture pour le transport en commun, c'est Vommbus4 La création de cés^ véhicules^ dans.les condi^^ tionsactùellesy ne remonte qu'à l'adnée'^SaS. L'établis^ seme|it;d'ûne ligne d'omnibus <gst soumise à une autori-^ sation préalable de l'administration. Jusqq'en 1 855 des