S74 HISTOIRE DE
Nicolas Parfait, aobé de Bazonville, et' chaDoioe de Notre-Dame de Paris, acheta, k 2 mars 1656, uDe maison située à la | Ville-I'Evêque, et la donna à des religieux cordeliers de la Terre-Sainte, qui avaient d^jà obtenu du roi des lettres patentes qui les autorisaient à s'établir dans cette ▼ille ou dnns ses faubourgs. Cet établissement trouva des opposants dans le chapitre de Saint-Germain-l'Auxerrois et dans le curé de la Ville-l'Evêque ; mais ils ne tardèrent pas à se calmer. Il est présumable qu'il subit le sort des autres maisons religieuses, et qu'il fut supprimé en 1792. Mais il a pu l'être plus tôt : je manque de renseignements sur ce point.
Séminaire dl Saint-Sulpice, situé en face et près de la façade de l'église de Saint-Sulpice. Jean- Jacques Ollier, abbé de Pebrac, conçut le projet d'établir un «éminaire, et, vers la fin de l'an 1641, il en étcîblit un à Vaugirard. Mais, nommé curé de Saint-Sulpice en cette année, il transféra aussitôt cet établissement à Paris. Une partie des prêtres qui le composaient logeaient dans le presbytère, d'autres dans une maison de la rue Guisarde. Cet établissement n'avait encore qu'une faible consistance, et n'était pas légalement autorisé. Quoique ces prêtres habitassent des maisons différentes, leurs exercices étaient communs. L'abbé Ollier, voyant s'acci oître le nombre de ses prosélytes, sentit la nécessité d'en former deux corps entièrement séparés. Au mois de mai 1645, il acquit une maison, un jardin et un vaste emplacement situés rue du Vieux-Colombier ; et après avoir, dans la même am ée, obtenu toutes les autorisations nécessaires, il forma un grand et UD petit séminaire. Le petit séminaire fut établi dans des bâtiments contigus à la rue Pérou et au cul-de-sac de ce nom ; le grand le fut dans des bâtiments élevés sur le lieu où se voit aujourd'hui la vaste place de Saint-Sulpice. Ces bâtim.ents, qui n'avaient rien de remarquable, masquaient la belle façade de l'église de Saint-Sulpice, empêchaient d'en considérer les beautés dans un point de vue convenable : ils n'en étaient séparés que de quelques toises.
Vers Tan 1800, toutes ces vieilles et obscures constructions disparurent, et laisfèrent enfin à découvert le magnifique portail de Saint-Sulpice.
Les Sulpiciens, supprimés en 1792 et rétablis depuis 1802, ont occupé la mai-
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son située à l'angle de la rue de Vaugirard et de la rue du Pot-de-Fer, appartenant autrefois aux filles de l'Instruction chrétienne, dites aussi de la Très-Sainte- Vierge.
Depuis, on leur a construit, sur la partie sud de la place Saint-Sulpice, un vaste bâtiment dont la première pierre a été posée le 21 novembre 1820.
SÉMINAIRE DE SaiNT-PiERRE ET SaINT-
Louis, situé à l'extrémité septentrionale de la rue d'Enfer, no 8. Il fut d'abord fondé dans la rue du Pot-de-Fer, par François Chausiergues, diacre, qui établit, en 1685, un pareil séminaire près de l'église de Saint-Marcel. Plusieurs personnes pieuses fortifièrent le zèle de Chausiergues, en participant à cette fondation. Le curé de Saint-Jacques-de-la-Boucherie, nommé M&rillac, suivant l'exemple de son prédécesseur le curé Lauzi, qui avait favorisé les projets de Chausiergues, acheta, en 1683, une maison assez vaste entre le jardin du Luxembourg et la rue d'Enfer, et la destina au séminaire projeté. Deux époux, appelés Farinvilliers, firent, sur cet emplacement, bâtir un corps de logis et une chapelle, et donnèrent la somme de quatre-vingts livres pour la fondation de douze bourses ou places gratuites. Enfin on obtint des lettres patentes du mois de décembre 1696, enregistrées l'année suivante, qui autorisèrent cet établissement. Le roi gratifia ce séminaire de trois mille livres de pension annuelle ; et le clergé de France y ajouta une autre pension d« mille livres.
La première pierre de la chapelle fut posée en 1703, et le séminaire de la rua du Pot-de-Fer y fut transféré l'année suivante.
Ce séminaire fut supprimé en 1792; ses bâtiments ser /ent de caserne aux vétérans de la garde de la chambre des pairs, et son église à la fabrication du gaz hydrogène pour l'éclairage du quartier.
j Eudistes, communauté d'hommes, située rue des Postes, n» 20. Jean Eudes, frère de l'historien Mézeray, prêtre oratorien, avait établi à Caen, en 1643, une I congrégation de prêtres destinés à diriger les missionnaires et à faire des missions. Plusieurs personnes dévotes les appelèrent à Paris, où ils s'établirent le 20 mars 1674. I Leur établissement étant d'abord situé [près de l'église de Saint-Josse, ils furent ' chargés de desservir cette église paroissiale,
JÊl
sous
La mni-on qu'ils occ^ipnient ayant «'te vendue, ils vinrent au habiter une autre dans la cour du Palais.
En 1703, ils acquirent, pour en faire un hosj)ice, une maison située rue des Postes, qu'ils iHibitèrent en 1727. Un décret de l'archevêque de Paris, de 1773, les y maintint sous le titre de communauté et de séminaire pour les jeunes gens de leur congrégation.
Les ea.lesiastiques qui venaient faire quelque séjour à Paris trouvaient dans cette maison, pour un prix raisonnable, un logement commode. Les Eudistes furent supprimés par décret du 5 avril 1792.
Séminaire des Clercs Irlandais.
situe rue du Cheval-Vert; ou des Irlandais, n" 3, fondé en 1672, supprimé en 1792.
SÉMINAIRE DES PrÊTRES IRLANDAIS, OU
Collège i>es Lombards ^itué rue des Carm.es, n» 23. Le collège des Lombards, appelé aussi Collège de Tournay, Collège d'Italie, dont j'ai parlé, presque abandonné, tombait en ruine, lorsque deux prêtres irlandais, Patrice Maginn e! MaiachieKelli, obtinrent en 1677"et en 1681, des lettres patentes qui les autorisèrent à rebâtir ce colége pour y rerevoir des Irlandais étudiants en l'Université de Paris. Le coUrge fut rebâti par ces prêtres étrangers, et'Pdtrice Maginn le dota de 2,500 livres de rente.
Cette comm.unauté était composée d'étudiants et de prêtres qui se destinaient aux fonctions de missionnaires. En 1763, le nombre des uns et des autres se montait à cent soixante-cinq.
SÉMINAIRE des Ecossais, ou Collège DBS E ossAis, situé rue des Fossés-Sain t- Victor, n"s 25 et 27. D'abord place rue des Amandiers, il fut ensuite reconstruit, pendant les années 1662 et 1665, dans la rue des Fosses-Saint-Victor,
Dans la chapelle de ce séminaire, était une urne, en bronze doré, qui contenait It cervelle de Jacques II, roi d'Angleterre. Bile est un monument de l'attachement et de la reconnaissance -^ duc de Perth, qui UiOurut à Saint-Germain-en-Laye, le 46 septembre 1701, et l'ouvrage du ■colpteur Garnier. L'épitaphe est attendrissante.
Ces collèges, ou séminaires Irlandais, Bcossais, supprimés en 1792, ont, par arrftlès du 19 fructidor an ix, des 24 vendémiaire et 3 messidor an xi, et du 24
louis XIV tn
tloreal an xiii, été réunis à la maison de* irlandais, rue de ce nom, n» 3; et, par décision du gouvernement, du 11 décembre 1808, ils ont été placés sous la surveillance de l'Université.
Séminaire du S mnt-S agrément et de l'Immaculée Conception, situé rue des Postes, n° 26; il fut fonde, en 1703, dans la rueNeuve-Sainte-Geneviève, parCiaude- François Poullart des Places, prêtre, qui montra, dans cette fondation, des vues vraiment utiles, et qui établit des règles trop peu observées par les ecclésiastiques. Il exigea que lesjeunes gens qui viendiaient y étudier en philosophie et en théologie ne prissent aucun degré, renonçassent à toutes dignités ecclésiastiques, et qu'ils se bornassent à servir les pauvres dans le» hôpitaux. Plusieurs dons faits à ce séminaire lui procurèrent les moyens de quitter la maison à loyer qu'il occupait rue Neuv^-Sainle-Geneviève, et de s'établir dans une autre plus commode, située rue des Postes, et achetée le 4 juin 1731.
En 1769, les supérieurs de ce séminaire firent commencer la construction d'ua nouveau bâtiment.
Ce séminaire, supprimé en 1792, est devenu maison particulière, et dépend du collège des Irlandais.
Prêtres de Saint-François de Sales, communauté située au carrefour du Puits- TErmite, quartier du Jardin-des-Plan;es.
Le sieur Witasse, docteur de Sorbonne, avait formé un hospice pour les prêtres vieux et infirmes, et l'avait fait autoriser par lettres patentes de l'an 1700. Cet hospice était alors établi sur les fo>ss de l'Estrapade; le cardinal de Noail'es le 'ransféra, en 1702, au carrefour du Puitsl'Ermite, dans la maison d'où il venait d'expulser les Filles de la Crèche En 1751, cet hospice fut transfère à Issi, dans les bâtiments