INCLUSIVEMENT
Morts.
DEPUIS 17o2 jusqu'en 1762 (
inclusivement. !
N'aissauces.
Mariages.
Naissances. ; Mariages.
Morts.
Il résulte de ces deux exemples que l'année- commune des naissances de 1709 a 1719 est de 16,988. Cette somme, multipliée par le nombre 30, nombre que les . ériences de l'auteur que je cite ont fait
-ih-r le plu>i convenable pour une ville i tssi populeuse que Paris, donne cinq cent -' • uf mille six cent quarante habitants.
L'année commune des naissances de- I7:V2 à 1762 a été de 19,221. Cette
nme, multipliée par le même nombre
', donne cinq cent soixante-seize mille \ cent trente habitants.
Ainsi, dans l'espace de quarante-trois ^S sous le règne de Louis XV, la popu-
lon se serait accrue de soixante-six ..lilie neuf cent quatre-vingt-dix individus; augmentation de plus d'un huitième de cette population.
Les mariages, de 1709 à 1719, les uns dans les autres, ont produit chacun quatre enfants et environ un huitième; de sorte que de seize mariages il est né soixantesix enfants. Les mariages, de 1732 à 1762, ont donné ce résultat : de seize mariages il est né soixante-treize enfauts.
Les mariages ont, par conséquent, à la dernière époque, été plus féconds qu'à la première.
Les calculs sur le nombre des morts vont confirmer cet état de prospérité.
Depuis 1709 jusques et y compiis 1719, sur 509,640 habitants, il est mort, anné.' commune, dix-sept mille trois cent quatrevingt-seize individus; ce qui fait un mort sur vingt-neuf à trente habitants.
depuis i7o2Jusqueset y compris 1762,
sur 756,630, il est mort, année commune, dix-neuf mille deux cent vingt-cinq personnes; ce qui donne un mort sur trenthabitants.
Ainsi, de la comparaison du nombre d'habitants et de morts de ces deux époques, il résulterait que la mortalité a été moindre à la dernière qu'à la première. Cependant je dois dire que l'année 1709, extrêmement désastreuse, a dû nécessairement contribuer à cette différence ; car en cette année, fameuse parla rigueur du froid et par la disette, il mourut a Paris 29,288 personnes: la mortalité de cette année a excédé celle de l'année commune de 1 1,893 : ce qui revient à un peu plus des deux tiers.
Depuis 1 732, jusques et y compris 1 762, le nombre des mort^, année commune, s'est monté, comme je viens de le dire, à 19,223; mais pendant ces dix années setrouve celle de 1734, année ou il mourut à Paris 21,724 personnes. Ce nombre de morts excède celui de l'année commune de 2,499; ce qui revient à un peu plus du huitième des morts de l'année commune.
Joignons à ces notions celles que le même auteur nous fournit sur la différence du nombre des naissances entre les personnes de l'un et de l'autre sexe.
Depuis 1732, jusques et y compris 1762', il est ne à Paris ce nombre d'enfants mâles, 97,972, et ce nombre d'enfants femelles, 94,241.
(1) Mémoires de Duclos, tome II, pages 208,,
•tt^ HISTOIRE
La dilTèrence entre ces nombres est de 3,731 ; et la proporliou entre les nai-sances mâles et femelles est comme du 100 à 95 et un peu plus, ou en fractions decimaîes, comme 26, 2o cent, à 23,23 cent.
Dans le même espace de temps, le nombre des morts mâles s'élevait à 102,863, et celui des morts femelles à S9,388.
La proportion entre les morts mâles et les morts femelles est.comme 100 à 86. 80 cent.
Les naissances mâles sont supérieures aux naissances femelles d'environ un vingt-.-ixième.
Les morts mâles surpassent les morts femelles d'un peu moins d'un huitième.
Getle supériorité du nombre des mâles sur celui des femelles provient de la multitude d'hommes étrangers qui viennent à Paris pour y exercer des professions, des métiers ; pour y remplir des places, des emploi?, des fonctions dans la finance, dons le civil ou le militaire; professions et emplois qui, uniquement affectés aux mâles, n'appellent point les femmes dans celte ville.
Il résulte des notions qu'a recueillies le sieur Messduce qu'à Paris les mois de mai, de juin, de juillet et d'août, sont les plus propres à la conception des femmes; et que les mois de mars, avril, octobre, novembre sont ceux où elles conçoivent le moins :
Que, pendant quarante années, il est mort, chaque mois commun., 62,921 personnes; .
Que le mois de mars, le plus mortel, est au-dessous du mois commun de plu^ d'un cinquième ;
Que le mois d'août, le moins mortel, est au-dessous du mois commun d'un peu moins du sixième;
Que le mois de décembre est celui qui approche le plus du mois commun.
L'auteur s'occupe aussi du nombre des religi.^ux et religieuses. Voici à ce sujet le résultat de ses recherches.
Depuis '^726 jusquesety compris 1744, il est mort à Paris 3,538 religieux ou religieuses; et, depuis 1743 jusqu'en 1703, il en est mort 3,292. On voit que, pendant les dix-huit dernières années, le nombre des morts de cette classe est diminué de 2,246. On doit en conclure que les communautés religieuses se. dépeu-
Le nombre des maisons et celui des larnilles imposées dont se composait la \ille de Paris sous le règne de Louis XV, et spécialement en l'année 1733, offrent des notions intéressantes et propres à servir de termes de comparaison avec l'état actuel de cette ville. Le tableau suivant contient ces notions, avec le dénombrement, de^ dix-huit quartiers que les financiers comptaient dans celte capitale.