‹ Histoire de ParisChapitre 184 sur 261 · MOIS · texte numérisé non relu

MOIS

A>rNÉES.

Font de

la

Tournelle.

Pont- Royal.

Pont

de

Louis XVI.

Bîarp, 1er

Mairs . . -

Décembre, 25.

Janvier. . . .

^Novembre, 14

Mars, 4. . . .

Mars, 3

Le fond de la Seine ne s'exhausse point. Dans les grandes eaux, sa pente est plus rapide que dans les eaux moyennes.

Le zéro de l'échelle du pont de la Tournelle a été fixé à la hauteur des basseseaux de 1 7 1 9 ; mais dans la suite les eaux ont baissé au-dessous de ce zéro. La ditférence entre les basses eaux de 1767 et les grandes eaux de 4 658 est de 9 mètres 7 centimètres, ou 28 pieds.

Ponts. Pour la communication entre

les diverses parties de Paris, séparées pat la Seine ou par les bras de cette rivière, il a été, en divers temps, établi seiza ponts que je vais dénombrer, en partant du pont le plus oriental de Paris et coDtinuantjusqu'aupont le plus occidental.

Pont d'Austerlitz ou du Jardin des Plan^, tes, sur la totalité de la Seine;

Pont de Grammont, sur un bras de la- Seine, entre l'île Louvier et le quai Mor-' land;

STATISTIQI'E

Pont de la Townelle, sur le bras méridional de la Seine, entre l'île Saint-Louis et le quai Saint-Bernard ;

Pont Marie, sur le bras septentrional de la Seine, entre l'île Saint-Louis et le quai dés Ormes ;

Pont de la Cité, sur le bras méridional de îa Seine, entre l'île Saint-Louis et l'île delà Cité;

Pont au Double , occupé en partie par 1 Hôtel-Dieu, sur le bras méridional de la Seine, entre l'île de la Cité et la rue de la Bûcherie;

Pont Saint-Charles, occupé tout entier par i'Hôtel-Dieu, sur le même bras de la Seine:

Le Petit-Pont, sur le même bras de la Seine, entre 1 île delà Cité et la rue Saint- Jacques ;

Pont Notre-Dame, sur le bras septentrioDal de la Seine, entre l'île delà Cité et les quais de Ge5vre> et Pelletier;

Pont Saint-Michel, sur le bras méridional de la Seine, entre l'île de la Cité et les quais des Augustins et Bignon.

Pont-au-Change, sur le bra>; septentrional de la Seine, entre le palais de la Cité et la place du Chàtelet ;

Pont-Xeuf, divisé en deux parties par îa pointe de l'île de la Cité au confluent des deux bras de la Seine, entre les quais des Augustins et des Orfèvres d'une part, le quai de l'Hor'oge et les quais de la Mégisserie et de l'École de l'autre;

Pont des Arts, sur la totalité de la Seine, entre le Louvre et le palais des Arts, aujourd'hui rinstitut.

Pont Royal, sur la Seine tout entière, entre les quais Voltaire et d'Orsay d'une part, et les quais du Louvre et des Tuileries de l'autre;

Pont de la Concorde, sur la rivière tout entière, entre les quais d'Orsay et des Invalides d'une part, et les quais des Tuilenes et de la Conférence de l'autre ;

Et le pont d'Iéna, sur la Seine tout entière, entre le Champ-de-Mars et le quai Debilly.

Les ponts ou ponceaux établis sur la petite rivière de Bièvre sont au nombre de six: 10 sur le boulevard des Gobelins, près la barrière de Croulebarbe; 2o rue Saint-Hippolyte; 3° rueMouffetard; 4° rue du Jardin des Plantes: 5° boulevard de l'Hôpital; 6° quai de l'Hôpital.

Rues de Paris. Vers la fin du treizième iècle, Guillot de Paris, dans sa pièce in-

titulée le Dit des rues de Paris, comptait dans tous les quartiers de cette ville trois cent neuf rnes. Au commencement du règne de Louis XV, on comptait neuf cent quatre-vingt-neuf rues. Aujourd'hui on en compte fnille quatre-vingt-quatorze.

On compte aussi dans Paris dix cloîtres: ceux de Saint-Benoît, des Bernardins, de Saint-Germain-l'Auxerrois, de Saint-Honoré. de Saint-Jacaues-de-l'Hôpital, de Saint-Marcel, de Saint-Merri, de Notre- Dame, de Sainte-Opportune, de Saint-Séverin.

Plus vingt-deux cours : celles de l'Arsenal. Batave, des Cloches, des Coches, du Commerce, du Dragon, des Fontaines, de François l^f, de Saint-Guillaum:e, de la Juiverie, de Lamoignon, du Mai, deux cours des Miracles, des Morts, cour Neuve du Palais, du Palais-Royal, du Puits de Rome, de Rohau. de la' Sainte-Chapelle, cour Royale, cour des Salpêtres.

Sept enclos : ceux de l'Abbaye-Saint- Antoine, de l'Abbaye Saint-Germain-des- Prés : de la Foire Saint-Laurent, de Saint- Jean-de-Latran, de Saint-Martin-des- Champs, du Temple, de la Trinité.

Quarante-sept halles et marchés, cent trente-tro^s impasses, cent soixante-six passages, quatre-vingt-seize places, vingtsept ruelles, trente-sept carrefours et quarante-six chemins de ronde.

A l'égard des mille quatre-vingt-quatorze rues, il faut rabattre sur ce nombre, par la raison suivante : on compte bien mille quatre-vingt-quatorze noms, mais non pas autant de rues, parce qu'il y a plus de noîiis que de rues, et que la même rue porte plusieurs noms.

Deux longues rues, presque parallèles, traversent tout Paris dans une même direction, du midi au nord; une de ces rues porte à son commencement le nom d'Enfer, puis ceux de La Harpe, de la Vieille- Bouclerie, de la Bariilerie, enfin celui de Saint-Denis, qu'elle conserve dans tout le reste de son étendue. Voilà une seule rue comptée pour cinq, parce qu'elle porte cinq noms.

L'autre rue parallèle porte d'abord, dans un long espace, le nom de rue Saint-Jacques: puis, à l'endroit oii elle est coupée par les rues Galande et Saint-Severin, elle quitte ce nom, pour recevoir celui de rue du Petit-Pont. En traversant l'île de la Cite, elle prend ceux de rue du Marche- Palu, de la Juiverie et de la Lanterne;

puis, au-delà de la rivière, celui de rue des Arcis; enfin elle est nommée rue Saint- Martin, nom qu'elle conserve jusqu'à la barrière; ainsi voilà une autre rue qui porte sept noms.

Chaque nom ne désigne pas toujours, surtout dans les plus longues rues de Paris, une voie publique dans toute son étendue, mais une portion de cette voie, à laquelle les circonstances ou des interruptions ont donné un nom pailiculier: ainsi le nombre de mille quatre-vingt-quatorze rues désigne celui des noms et non pas celui des rues.

Mais ce n'est ici qu'une exception à la règle générale : les rues d'une moyenne longueur ne portent ordinaiiement qu'un seul nom.

La plupart des rues doivent leur nom aux institutions religieuses, civiles ou populaires qui s'y trouvaient, aux personnes qui y avaient formé un établissement remarquable, aux enseignes des maisons, etc.

Les rues sont plus spacieuses, mieux bâties, et leurs noms sont moins barbares à mesure qu'elles s'éloignent du centre de Paris.

Les rues contenues dans l'enceinte extérieure ne sont pas encore toutes bâties; de ce nombre sont les rues éloignées du centre et peu fréquentées.

Éclairage de Paris. En 181 7, les rues €t places de Paris étaient éclairées par >l 0,500 becs de réverbères, établis dans 4,521 lanternes.

Les maisons administratives étaient éclairées par 320 becs de réverbères, placés dans 73 lanternes.

Les galeries du Palais-Koyal étaient éclairées par 121 becs de réverbères, placés dans 51 lanternes.

, Ce qui donnaient 10,941 becs de lumière, placés dans 4,645 lanternes.

La dépense de cet éclairage se montait à 646,023 fr. 83 centimes.

Dans les Recherches statistiques sur la ville de Paris, publiées en 1821 , ce nombre de luminaires est augmenté. On y trouve que les rues et places de Paris sont éclairées par 4,553 lanternes et 12,672 becs de lumière; et les établissements publics par 482 lanternes et 668 becs de lumière : ce qui donne, dans l'espace de cinq ans, une augmentation de 390 lanternes et de 2,399 becs.

Pavés. La superficie des rues et places de l'intérieur de Paris qui sont pavées

mètres. cent. ;

s'élève à 2,470,834 32

La superficie pavée des boulevards intérieurs est de 102,151 51

La superficie pavée des boulevards extérieurs est de 131,947 27

Total de toutes les superficies pavées. . . . . 2,704.933 10

La superficie des chaussées en cailloutis des boulevards intérieurs est de 29,866 98

Celle des chaussées en cailloutis des boulevards extérieurs est de . . . 5,940

La superficie des accotements des boulevards intérieurs est de . . . 106,506 90

Celle des accotements des boulevards extérieurs est de. ...... 193,254 62

La superficie des contreallées des boulevards intérieurs est de 139,959 76

Celle des contre-allées des boulevards extérieurs est de 168,109

La superficie des fossés des boulevards intérieurs est de 2,366

Celle des fossés des boulevards extérieurs est de 9,291

Il résulte que la superficie totale des boulevards intérieurs et extérieurs s'élève à 655,294 26

Pour l'entretien des rues de Paris on emploie chaque année environ un million de pavés, dont quarante milliers pour les boulevards intérieurs, et quarante-huit milliers pour les boulevards extérieurs.

Nouveau numérotage des maisons.

Pour la première fois, en 1728, sous la prévôté de M. Turgot, les rues de Paris furent désignées par des noms inscrits au coin de chacune d'elles. Le numérotag« actuel a fait disparaître le désordre de l'ancien, et mérite qu'on en fasse connaître le système : il fut ef!eclué en 1806, Chaque rue, impasse, quai, boulevard, offre d'un côté une série de numéros pairs, et de l'autre une série de numéros impairs.

Les rues longitudinales, parallèles, oa à peu près, au cours de la Seine, se distinguent par des inscriptions etdesuumé-

STATIS

ros rouges, et la série de ces numéros commence toujours au point le plus élevé du cours de la Seine.

Dans les rues transversales ou perpendiculaires au cours de cette rivière, ou à peu près, la série des numéros commence toujours à leur extrémité la plus voisine du cours de la Seine, et les numéros sont noirs (1).

Arrondissements et quartiers. Paris éprouva plusieurs divisions dont j'ai parle dans le cours de cet ouvrage. En 1702, Louis XIV divisa cette ville en vingt quartiers. Cette division était tombée en désuétude. Lorsqu'en 4789 il fallut procéder à la nomination des électeurs aux Etats - Généraux, le bureau de la ville divisa Paris en soixante districts ou assemblées primaires. Au 13juillet suivant, l'insurrection appela les habitants de Paris dans ces centres de réunion. Le 23 juillet 1790, autre division : aux soixante districts furent substituées quarante-huit s étions.

Par un décret de la Conventior;, du ■19 vendémiaire an iv, Paris fut divisé en douze municipalités ou mairies, et chacune fut composéede quatre quartiers. Cet ordre de choses s'est maintenu : voici la description de ces douze arrondissements ou municipalités et de leur subdivision en quartiers.

Premier arrondissement. Il est limité au nord- est et à l'ouest par le mur d'enceinte, depuis la barrière de Passy jusqu'à c^lle de Clichy; à l'est, par les rues de Clichy, delà Chaussée-d'Antin, deLouis- ]e-Grand, et par la place Vendôme jusqu'à la rue Saint-Honoré : la limite remonte cette rue jusqu'à la rue Froidmanteau, et de là traverse le Carrousel et aboutit à la rive de la Seine. Cette rivière, depuis ce point jusqu'à la barrière de Passy, borne cet arrondissement du côté du sud.

Le chef-lieu de cette municipalité est rue d'Anjou-Saint-Honoré, uo 1 1 .

Cet arrondissement est divisé en quatre quartiers : ceux du Roule, des Tuileries,

1 (1) Ce système de numérotage est exposé ! «vec une heureuge précision dans les vers j Btùvants, composés en 1807 par M. Binet,

proviseur au collège nommé aujourd'hui

Royal -Bourbon ;

Dividit hanc urbem duplici nota picta colore ; Aigra fiigit flumen,iequ:tur rubra flumiius undam , Parlitis numeris :par dextra imparque timstra Lamina deaignat ; numerus dura cre-cit eitndo. Idem decreicent redttum mdicat orUme verso.

TIQl'E 453

des Champs-Elysées et de la Place Vendôme.

Deuxième arrondissement. Il est, à

l'ouest et au sud, limité par le premier arrondissement; au nord, rar le mur d'enceinte, depuis la barrière de CHchy jusqu'à celle du Télégraphe ; et, à l'est, par la rue du Faubourg-Poissonnière, le boulevard Poissonnière, les rues Montmartre, Notre-Dame-des-Victoires, des Filles-Saint-Thomas, Vivienne, Neuvedes-Petits-Ghamps, Neuve-des-Bons-Enfants, des Bons-Enfants jusqu'à la rue Saint-Honoré, qui sert de limite au premier arrondissement.

Le chef-lieu de cet arrondissement est rue Pinon, n° 2, en face de la rue Grange- Batelière.

Ses quatre quartiers sont : ceux de la Chaussée-d'Antin, deFeydeau.du Palais- Royal et du Faubourg-Montmartre.

Troisième arrondissement. Il est limité à l'ouest par l'arrondissement précèdent ; au nord, par le mur d'enceinte, depuis la barrière du Télégraphe jusqu'à celle de Saint-Denis; à l'est, par la rue du Faubourg-Saint-Denis; puis, faisant un retour sur le boulevard de Bonnes-Nouvel es. la limite suit la direction des rues du Petit- Carreau et Moutorgueil, traverse la place de la Pointe -Samt-Eustache, suit la rue de la Tonnellerie ; puis, en retour, la rue Saint-Honoré, jusqu'à la rue du Four; prend, en retour, la direction de cette rue, puis suit les rues Coquiliière, Croix-des- Petits-Ghamps, la place des Victoires, les rues de la Feuiiîade, Neuve-des-Petit5- Champs, jusqu'à la rue Vivienne, où elle se confond avec la limite du précèdent arrondissement.

Le clief lieu de cet arrondissement est dans les bâtiments des Petits-Pères, près la place des Victoires.

Quatre quartiers divisent cet arrondissement ■. ceux uu Faubourg -Poissonnière, de Montmartre, de Saiat-Eustache et du Mail.

Quatrième arrondissement. Il est limité par la rue Froidmanteau, depuis le guichet jusqu'à la rue Saint-Honoré, par les rues des Bons-Enf..nts et Neuve-des-Bons- E:.fants, de la Feuillade, par la place des Victoires, par les rues Croix-des-Peti.s- Champs, Coquiliière, du Four, Saint- Honoré et de la Tonnellerie; paria Halle, par les rues Pirouette, Mondetour, de la Chanvrerie, Saint-Denis, jusqu'au Pont-

firSTOIKE Î)E PAP.îS

au-Change, et, par la rive de la Seine, jusqu'au guichet Froidmanteau.

Son chef-lieu est place du Chevalier-du- Guet, no 4.

Ses quatre quartiers sont ceux de Saint- Honoré, de la Halle, du Louvre et de la Banque de France.

Cinquième arrondissement. Il est limité à l'oiiest parla rue Montorgueil, parle boulevard de Bonnes-Nouvelles, par la rue du Faubourg-Saint-Denis ; au nord et au nor i-est, parle mur d'tmceinte, depuis la barrière Saint-Denis jusqu'à la barrière de Belleville. La limite, partant de ce dernier point, suit la direction de la rue du Faubourg-du-ïemple, puis s'étend par le boulevard Saint-Martin jusqu'à la porte Saint-Denis, parlesruesSaint-Denis, de la Chanvrerie, Mondétour, Pirouette, de la Tonnellerie,' la Pointe-Saint-Eustache, les rues Comtesse d'Artois, Montorgueil, du Petit-Carreau et Poissonnière, jusqu'au boulevard; le boulevard jusqu'à la porte Saint-Denis, et la rue du Faubourg-Saint-Denis jusqu'à la barrière.

Le chef-lieu de cet arrondissement est rue de Bondy, n» 20.

Les quartiers de cet arrondissement sont ceux de Bonnes-Nouvelles, du Faubourg- Saint- Denis, du Faubourg-Saint-M^rtin et de Montorgueil.

Sixième arrondissement. Sa limite commence rue Saint-Denis, au point où aboutit, dans cette rue, celle de Saint- Germain-l'Auxerrois, se dirige, par la rue Saint-Denis, jusqu'à la porte ou arc de triomphe Saint-Denis: par les boulevards Saint-Martin et par la rue du Faubourgdu-Temple, jusqu'à la barrière de Belleville. De ce point, elle suit le mur d'enceinte jusqu'à la barrière de Mesnilmontant, suit la ruedeMesnilmontant jusqu'au boulevard du Temple, puis celle des Fossés du Temple, des filles-da-Galvaire. de Bretagne, de la Corderie, du Temple, Chapon, du Cimetière-Saint-Nicolas, Saint- Martin, des Arcis et Saint-Jacques-de-la- Boucherie.

Le chef-lieu de cet arrondissement est à l'abbave Saint-Martin, rue Saint-Mar-^ tin, nos 208 ei 2 10.

Ses quartiers sont ceux du Temple, des Lombards, de la porte Saint-Denis et de Saint-Marlin-des-Chamiis.

Septième arrondissement. Sa limite, en partant du coin de la rue Cultare-Sainte- Catherine, suit les rues Saint-Antoine, de

la Tixeranderie, du Mouton, la place de l'Hôtel-de-Ville, les quais Pelletier et de la Grève, la place du Chàtelet, les rues Saint-Jacques-de-la -Boucherie, des Arcis, Saint-Martin, du Cimetière-Saint-Nicolas, Chapon ; puis celles de la Corderie, ds Bretagne, Vieille-du-Temple, des Francs- Bourgeois et Culture-Sainte-Gatherine jusqu'à la rue Saint-Antoine.

Le chef-lieu de cet arrondisement est rue des Francs-Bourgeois, n** 21

Ses quartiers sont ceux des Arcis, de Sainte-Avoye, du Mont-de-Piété et du Marché -Saint-Jean.

Huitième arrondissement. En partant delà rue Saint-Antoine, la limite de cet arrondissement suit la direction de la rue Gulture-Sainte-Catherine, de celle des Francs- Bourgeois, du Temple; et, aprè?

avoir traversé le boulevard, elle se prolonge par la rue de Mesnilmontant jusqu'à la barrière de ce nom. Depuis cette barrière jusqu'à celle de la Râpée, située sur la rive droite de la Seine, le mur d'enceinte, sans exception, sert de limite à cet arrondissement. Cette limite prend la directiort du cours de cette rivière jusqu'au point où viennent se virler les anciens fossés de l'Arsenal. Alors, laissant en dehors ce fossé et la place de la Bastille, elle suit la rue Contrescarpe, puis tourne dans la rue Saint-Antoine jusqu'à la rue Culture- Sainte-Catheriue.

Son chef-lieu est place Royale, n» 14.

Ses quartiers sont ceux des Quinze- Vingts, de Popincourt , du Faubourg-' Saint««Antoine et du Marais. '^

Neuvième arrondissement. Il comprend' dans ses limites deux îles de la Seine, l'île Louvier et l'île Saint-Louis, et la partie orientale de l'île de la Cité que la rue de la- Barillerie sépare de l'autre partie. La ligne de démarcation suit cette rue, en partant' du pont Saint-Michel, et aboutissant au Pont-au-Change; de ce point, elle remont© le cours de la Seine jusqu'à la place de Grève. Là, l'arrondissement s'étend sur la- ■' partie du continent située au nord de ces '■■ îles et dans les limites suivantes: la ligne ' de démarcation longe la façade de l'Hôtel- f de-Ville, se dirige comme les rues du ' Mouton, de la Tixeranderie, la place Bau- ; doyer, la rue Saint-Antoine, la rue Con- ! trescarpe inclusivement, et revient joindre \ le cours de la Seine.

Le chef-lieu est rue Geofîroy-l'Asnier, n" 25.

STATISTIQUE

Les quartiers de cet arrondissement sont ceux de la Cité, de l'Arsenal, de l'île Saint-Louis et de l'Hôtel-de-Ville.

Dixième arrondissement. Il est situé dans la partie méridionale : sa limite, en commençant à la barrière de la Cunette, placée sur la rive çauche de la Seine, s'étend le loDg de cette rivière jusqu'au Pont-Xeuf. Le cours de cette rivière fait limite. Du Pont-Neuf, cet arrondissement a pour limites les rues Dauphine, des Fossés-Saint- Germain, des Boucheries, du Four, Cherche-Midi, du Regard, de Vaugirard, jusqu'à la barrière de ce nom. et depuis cette barrière jusqu'à celle de la Cunette.

Le chef-lieu est rue de Grenelle-Saint- Germain, no 7.

Les quartiers de c€t arrondissement sont ceux des Invalides, de la Monnaie, de Saint-Thomas-d'Aquin et du Faubourg- Saint- Germain.

Onzième arrondissement. Il est limité, du côté du nord-ouest, comme le dixième arrondissement, depuis le commencement de la rue Dauphine, le bas du Pont-Neuf jusqu'à la barrière de Vaugirard. De cette barrière, la limite suit le mur d'enceinte jusqu'au-delà de la barrière du Mont- Parnasse, le longe, en suivant la direction du boulevard dEnfer, jusqu'au point où une ruelle vient aboutir sur ce boulevard. Sans suivre la direction de cette ruelle, la limite laisse en dehors les bâtiments de l'hospice des Enfants-Trouvés, ci-devant de la Maternité, va joindre l'extrémité orientale du boulevard 5lont-Parnasse. Là, elle traverse la grande avenue qui, du Luxembourg, ou "du palais des Pairs, conduit à rObservatoirc. suit la direction du mur à l'orient de la place formée au dehors de la grille de cette avenue, se dirige vers la rue'de l'Est. Au bout de cette rue, elle vient rejoindre la grande avenue du palais des Pairs, laisse en dehors tous les bâtiments qui se trouvent à l'orient de cette avenue et du jardin de ce palais jusqu'à la grille du jardin qui s'ouvre sur la rue d'Enfer. Là, elle suit la direction de la rue Saint-Dominique jusqu'à la rue Saint- Jacques. Depuis ce point jusqu'au Petit- Pont, la rue Saint-Jacques limite cet arrondissement. Le cours de la Seine, depuis le Petit-Pont jusqu'au pont Saint-Michel, trace la ligne de démarcation. Cette ligne pénètre dans l'île de la Cite, la traverse en suivant la rue de la Barillerie jusqu'au grand bras de la Seine, et enserre toute la

partie occidentale de celte île, où sont .» tu:'? le Palais de Justice et la place Dauphine, tourne jusqu'à sa partie extrême, où s'élève la statue équestre d'Henri IV. De là, elle revient se terminer à la rue Dauphine fi).'

Le chef-lieu a deux entrées : l'une rue Garencière, n» 10, et l'autre rue Servandoni, n° M.

Les quartiers qui divisent cet arrondissem.ent sont ceux du Luxembourg, du Palais de Justice, de l'École de Médecine et de la Sorbonne.

Douzième arrondissement. Il est limité du côté de l'ouest par le onzième arrondissement. Du point où une ruelle vient de la rue d'Enfer au boulevard de ce nom, sa limite s'étend jusqu'à la barrière de ce nom, suit le mjr d'enceinte jusqu'à la barrière de la Gare située sur la rive gauche de la Seine; puis, côtoyant le cours de cette rivière, se termine" au Petit-Pont et à l'extrémité septentrionalede la rue Saint- Jacques.

Le chef- lieu est rue Saint-Jacques, no 262.

Les quartiers de cet arrondissement sont ceux de l'Observatoire, de Saint-Jacques, du Jardin du Roi et de Saint-Marcel.

II. Institutions contenues dans les douze arrondissements de Paris.

Institutions civiles et de police.

Dans chacun des douze arrondissem.ents sont une municipalité ou mairie, présidée par un maire, et une justice de paix.

Dans chacun des quartiers de chaque arrondissement est un commissaire de police.

Il résulte que dans l'ensemble des douze arrondissements il existe douze maires, douze juges de paix, et quarante-huit commissaires de police. Le préfet de police, dont l'hôtel est situé île de la Cité, rue de Jérusalem, quai des Orfèvres, exerce la police municipale : il est chargé de la sûreté publique et de tous les objets de salubrité; il délivre les cartes et les passeports, etc.

Le corps des sapeurs-pompiers, dont le chef-lieu est quai des Orfèvres, n» 20, a

(1) La limitation de cet arrcndissement es( très coœpliqwée. L'administration a certai« nemeut eu de puissants motifs pour adoptei une marche aussi tortueuse, et pour lui préférer les bornes simples qx:e présenten les grandes routes et les avenues de Paris*

trois casernes, situées rue du Vieux -Colombier, no 1 o, rue de la Paix , no 4, cidevant de Napoléon, et rue Culture-Sainte- Catherine, n® 9.

Boîtes fumigatoires pour les noyés : on a établi à Paris 24 dépôts de ces boîtes.

Administration des pompes funèbres, rue du Pas-de- la-Mule.

Institutions judiciaires. Le garde des sceaux est le chef de la justice : les cours et tribunaux que renferme Paris, sont :

La justice de paix, qui se tient au cheflieu de chaque mairie ;

Le tribunal de première instance, au Palais de Justice ;

Le tribunal de commerce, séant au palais de la Bourse;

La cour royale, au Palais de Justice;

La cour d'assises, idem ;

La cour de cassation, idem ;

La cour des comptes , dans l'enclos du Palais ;

Le conseil des prises, maison de l'Oratoire-St- Honoré; il a existéjusqu'en1814.

Prisons. J'en ai parlé avec détail (1).

Institutions administratives et fi- ■NANciÈRES de Paris :

Le conseil d'État, rueSaint-Dominique- SaintGermain ;

Préfecture du département de Paris, à l'Hôtel-de-Ville, place de Grève;

La commission des contributions directes, idem;

L'administration des tontines , rue de Grammont ;

L'administration du canal de l'Ourcq et des eaux de Paris et du département, à i'Hôtel-de-ViUe;

La grande voirie, idem (2).

Institutions de bienfaisance , vingt- 5ept hôpitaux et hospices civils et militaires (3).

Bureau de bienfaisance dans chaque arrondissement ;

Société philanthropique, à l'hôtel de la préfecture ;

Hospice central de la vaccine gratuite, rue du Battoir-Saint-André.

Les Institutions militaires de Paris sont :

(1) Voyez, ci-dessus, Paris sous Napoléon.

(2 ) Je ne parle point d'autres institutions établies à Paris : elles se trouvent dénommées dans l'Almanach royal, dans l'Almanach du Commerce et ailleurs.

(3) Voyez j ci-dessus, Hospices $t Hôpitaux.

État-major divisionnaire , rue de Bourbon, no ^ ;

État-major de la place Vendôme, Do 7;

État-major de la garde nationale, place du Carrousel;

Conseil de guerre, rue du Cherche- Midi, no 34;

Direction de l'artillerie, place Saint- ' Thomas-d'Aquin ; ' Direction du génie, quai Voltaire, Do 7;

Direction des lits militaires, île Saint- Louis ;

Manutention des vivres, rue du Cherche- Midi;

Magasin d'habillement et équipementde l'armée, rue de Vaugirard;

Magasin de fourrages, rue Bellechasse;

Pharmacie centrale pour les hôpitaux militaires, quai de laTournelle;

L'Intendance de la première division, rue de Verneuil;

Adminis! ration des poudres et salpêtres, rue de la Cerisaie ;

Direction générale des subsistances , quai de Billy ;

Infanterie de ligne : aux casernes de la Courtille , de Popincourt, du Vieil-Arsenal, de l'Ave-Maria, del'Oursine, de Mouffetard, du collège de Lisieux et du collège Gervais, etc.

Vétérans sédentaires: aux casernes des Petits-Pères , du Jardin-du-Roi et du séminaire Saint-Louis, rue de Vaugirard.

Gendarmerie de Paris: aux casernes des Minimes, de la rue du Fauhourg-Saint- Martin, de la rue des Francs-Bourgeois, de la rue de Tournon, et aux barrières de Neuilly, de Saint-Martin, de Vincennes et d'Enfer.

Sapeurs-pompiers : état-major, quai des Orfèvres; casernes, quai des Orfèvres, rue Culture-Sainte-Catherine, rue du Vieux- Colombier, rue de la Paix, etc.

Hôpitaux militaires : hôpital du Val-de- Gràce ; hôpital de Picpus, succursale du Val-de-Grâce ; hôpital du Gros-Caillou

Prisons militaires : l'Abbaye, rue Sainte- Marguerite.

Institutions relatives aux sciences, AUX arts et a l'instruction publique.

Administration des travaux publics, rue du Bac;

Hôtel du cadastre de France, rue de Clérv ;

Bureau central des télégraphes, rue ae l'Université;

DirecLion généraledes mines, rue d'Eofar;

STATISTIQUE

Observatoire et bureau des longitudes , è l'Observatoire, faubourg Saint-Jacques;

Faculté de théologie, rue de Sorbonue;

Faculté de droit, "place du Panthéon;

Faculté de médecine, rue de l'École-de- Médecine;

Faculté de pharmacie, au Jardin des Plantes ;

Faculté des sciences, rue deSorbonne;

Faculté des lettres, rue de Sorbonne;

Collège de France, place Cambrai;

École normale, rue Saint-Jacques, dans Tancien collège du Plessis;

Collège deLouis-le-Grand, rue Saint- Jacques;

Collège Henri ÏV, place Saint-Étiennedu-Mont ;

Collège de Bourbon, rue Sainte-Croix, Chaussée-d'Antin;

Collège d'Harconrt, dit depuis collège Saint-Louis, rue de La Harpe :

Collège Charlemagne, rueSaint-Antoine;

Collège Stanislas, rue Notre-Dame-des- Champs;

Collège Rollin, rue des Postes, n° 34 ;

Collège des Irlandais, Anglais et Écossais, rue des Irlandais;

École des mines, hôtel des Monnaies;

Écoie des Beaux-Arts, rue des Petits- Augustins;

École Polytechnique, rue Descnrtes;

École gratuite de dessin, rue de l'Écolede-Mèdecine;

Écoles de natation, quai d'Orsay, etc. :

École des ponts et chaussées, rue Culture-Sainte-Catherine, hôtel Carnavalet;

École vétérinaire, à Alfort, près Charenton ;

Écoles élémentaires de l'enseignement mutuel établies à Paris : il existe dans cette ville cent soixante-dix établissements d'instruction primaire gratuite:

École élémentaire et normale, rue Saint- Jean-de-Beauvais, dans l'ancien collège de Lisieux : elle est la piemière école de cette méthode fondée à Paris; les autres sont: nie PopiDCOurt, rue de Pîeurus, rue des Billettes, rue Saint-Dominique, rue du Coq, rue du Pont-de-Lodi, à la Halle aux draps, rue de la Chanvreiie, rue du Petit- Musc, rue Carpentier, cloître Saint-Jacques-de-l'Hôpital, rue de Pontoise, quartier Saint-Bernard . rue de Grenelle-Saint- Honoré, à l'ancien hôtel des Fermes, etc. ; ' Écoles des frères de la doctrine chrétienne : il s'en trouve une ou plusieurs dans chacun des douze arrondissements ;

École d'accouchement, rue d'Enfer;

École gymnastique ou gymna?e normal, militaire, civil et orthopédique, place Dupleii;

Ecole d'équitation, ci-devant établie rue Saint-Honorè, n» 359. a été transférée rue Cadet, n» 19 ;

Ecole d'équitation, établie en 1823, à l'extrémité et au dehors du Jardin du Luxembourg, du côté de la rue Madame (il en existe plusieurs autres à Paris):

Adm nistration générale des haras, de l'agriculture et du commerce, rue des Saints-Pères, nc i3;

Bibliothèque royale, cabinet d'antiquités, dép^'t des manuscrits, des estampes, rue de Richelieu:

Bibliothèque Mazarine, au palais des Beaux-Arts;

Biblothèque du Panthéon, au^coUége d'Henri IV, ancienne maison de Sainte- Geneviève ;

Bibliothèque de l'Arsenal, à l'Arsenal;

Bibliothèque de la Ville, à l'Hôtel-de- Ville :

Archives de France, hôtel de Soubise,

Archives de la Cojronne. galerie du Louvre :

Archives, aux Minimes de la Place- Royale :

Archives judiciaires, dans les bâtiments du Palais-de-Justice et dans l'ancienne église des Barnabites :

Institut royal de France : Académie des sciences, des inscriptions et belleslettres, de peinture et de sculpture : des sciences morales et politiques, et Académie française, au palais de l'Institut, quai des Quaire-Nations;

Société royale académique des sciences de [ aris. à l'Hôtel-de-Ville ;

Athénée, rue de Valois, n» 5;

Athénée des arts, à rHôtei-de-Ville;

Société philotechnique, idem;

Société pour l'encouragement de l'industrie nationale, rue du Bac, n*^ 42;

Musée des antiques, au Louvre;

Musée des tableaux, au Louvre;

Musée des médailles, rue Guén gaud;

Musée d'artillerie, rue Saint-Dominique, près de l'église de ce nom:

Musée d'histoire naturelle, au Jardin des Plantes;

Conservatoire des arts et métiers, rue et maison Saint-Martin;

Conservatoire de musique, rue Bergère.

Institution du culte catholique à

HISTOIRE r>E PARIS

Paris. Il existe dans cette ville douze églises paroissiales, une dans chaque arrondissement. Chaque église paroissiale a plus ou moins de succursales, suivant le plus ou moins de population de l'arrondissement. Par le concordat du 26 germinal an X (9 avril 1805), la circonscription fut établie ainsi qu'il suit :

Premier arrOxNdtssement. Eglise paroissiale de l'Assomption, dite aujourd'hui de Sainte-Madeleine, rue Saint-Honoré, entre les no3 369 et 371. Ses succursales sont au nombre de trois :

Saint-Louis de la Chaussée-d'Antin, rue Sainte-Croix, église des ci-devant Capucins ;

Saint-Philippe-du-Roule, rue du Faubourg-du-Roule;

Saint-Pierre de Chaillot, rue de Chaillot. ■

Deuxième arrondissement. Eglise paroissiale de Saint-Roch, rue Saint-Honoré. Elle n"a qu'une succursale :

L'église de Notre-Dame-de-Lorette, à l'extrémité septentrionale de la rue Laffitte.

Troisième arrondissement. Eglise paroissiale de Saint-Eustache ; elle a deux succursales qui sont :

L'Eglise de Notre-Dame-des-Victoires^ ci -devant église dos Petits-Pères, passage des Petits-Pères, n» 1 1 ;

Eglise de Notre-Dame-de-Bonnes-Xouvelles, rue Beauregard, no 21.

Quatrième ARRONoissEMEr^T. Eglise paroissiale de Saint-Germain-l'Auxerrois ; elle n'a point de succursale.

Cinquième arrondissement paroissiale de Saint-Laurent, rue du Faubourg-Saint-Martin; elle a pour unique succursale ;

L'église de Saint-Lazare, rue du Faubourg-Saint-Denis, no '117, démolie et remplacée par la petite église de Saint- Vincent-de-Paul, rue Montholon.

Sixième arrondissement. Eglise paroissiale de Saint-Nicolas-des-Champs, rue Saint-Martin, entre les n»» 200 et â02 ; elle a deux succursales, savoir :

L'église de Saiut-Leu et Saint-Gilles, rue Saint-Denis, entre les n«s 182 et 184;

L'église de Sainte-Elisabeth, rue du Temp e, entre les nos io7 et 109.

Septième arrondissement. Eglise paroissiale de Saint-Merri, rue Sai'tit-Martin, entre les nos 2 et 4; elle a trois succursales :

Eglise

L'église de Notre-Dame-de?-Blancs- Manteaux, rue des Blancs-Manteaux, eni tre les n^s 1 2 et 1 6 :

L'église de Saint-JFrançois-d' Assise, rue du Perche, n» 1 3 ;

L'église du Saint- Sacrement, rue Saint- Louis, au Marais, entre les n°9 60 et 52.

Huitième arrondissement. Eglise paroissiale de Sainte-Marguerite, rue Saint- Bernard, entre les nos 26 et 30; elle a deux succursales :

L'église de Saint Antoine-des-Quinze- Vingts, rue de Charenton, n» 38 ;

L'église de Saint-Ambroise, située rue Popincourt, à l'église ci-devant des Annonciadcs du Saint-Esprit.

Neuvième arrondissement. L'égliso métropolitaine et cathédrale de Notre- Dame, située île de la Cité; elle a trois succursales :

L'église de Saint Louis-en-l'Ile, dans l'île Saint-Louis ;

L'église de Saint-Gervais, rue du Monceau;

L'église de Saint-Louis et Saint-Paul, rue Saint-Antoine.

Dixième arrondissement. Eglise paroissiale de Saïut-Thomas-d'Aquin, rues Saint-Dominiqùe et du Bac, elle a trois succursales :

L'église de l'Abbaye-aux-Bois, rue de Sèvres, n<^ 16;

L'église des Missions-EtraDgères, rue du Bac, no 120;

L'église de Sainte-Valère, rue de Grenelle-Saint-Germain, n" 142.

Onzième arrondissement. Eglise paroissiale de Saint-Sulpice, place de ce nom; elle a deux succursales :

L'église de Saint-Germain-des-Prés^ place de l'Abbaye de ce nom;

L'églisedeSaint-Severin, ruedecenom.

Douzième arrondissement. L'église paroissiale de Saint-Etienne-du-Mont, rue de la Montagne-Sainte-Geneviève, et place de ce nom ; elle a pour succursales :

L'église de Saint-Nicolas-du-Chardonnet, rues Saint- Victor et des Bernardins ;

L'église de Saint-Jacques-du-Haut-Pas, rue Samt-Jacques, entre les n-s 252 et 254;

L'église de Saint-Médard, rue Mouffetard, entre les n°s 161 et 163.

Outre ces douze églises paroissiales et ces vingt-cinq églises succursales, il existe quelques autres établissements du culte catholique ; tels sont :

STATISTIQUE

Hl

La chapelle du Saint-Sacrement, rue de Vaueirard ;

Les Hospitalières de Saint-Thomas-de- Villeoeuve, rue de Sèvres;

Les Sœurs de la Charité, rue du Bac ;

La maison des Prêtres séculiers écossais, rue des Fossés-Saint-Victor;

Couvent de Religieuses anglaises, rue des Fo?sés-Saint-Victor ;

Les Filles ou Dames de la Croix, rétablies en 1847, rue de Charonne ;

Les Carmélites de la rue d'Enfer ;

Le couvent des Religieuses de Saint- Michel : maison de détention pour les filles et femmes de mauvaise conduite, rue Saint-Jacques, no 193.

On pourrait citer quelques autres réunions de religieux et de religieuses peu connues et vivant obscurément.

Séminaires, On n'en connaît que deux dans Paris : le séminaire Saint-Sulpice, rue du Pot-de-Fer, et le séminaire Saint- Nicolas, rue Saint-Victor.

Cimetières de Paris. Ils étaient au nombre de cinq : ceux de Montmartre ou du ÎS'ord, de Mont-Louis ou du Père-Lachaise, ou de l'Est, de Sainte-Catherine, de Saint- Marceau ou du Sud, et de Vaugirard. Ils sont réd,uits à trois : ceux du Sud, du Kord et de l'Est.

Institution du culte protestant. Ce

culte a deux temples dans Paris :

Le temple de l'Oratoire, rue Saint- Honoré ;

Le temple de Sainte-Marie, rue Saint- Antoine;

Le temple de Panthemont, rue de Grer. ,ie, sert aujourd'hui de magasin d'habi;lem,ent pour les troupes.

CcLTE LUTHÉRIEN, dit confession u'Augsbourg : son temple est rue des EiKettes.

Culte hébraïque :

Une synagogue, rue du Temple.

Autorités suprêmes. Paris contient toutes les institutions, tous les établissements qui appartiennent à un chef-lieu de département et à une cité très populeuse; cette ville jouit, déplus, delà haute prérogative d'être la capitale d'un grand Ëtat et la résidence des premières autorités du gouvernement français, circonstance qui produit un grand concours de régnicoles et d'étrangers, accroît le luxe, et y multiplie les mouvements.

Le roi habite les Tuileries ; son conseil

d'Etat siège actuellement rue Saint-Dominique-Saint-Germain.

La Chambre des Députés tient ses séances au palais du Corps législatif, dit Palais-Bourbon.

La Chambre des Pairs siège dans le palais du 'Luxembourg, dit^lalais des Pairs.

Le ministre de l'intérieur a son hôtel rue de Grenelle-Saint-Germfjin ; ; Le ministre des affaires étrangères, au ■ coin de la rue Neuve-des-Capucines, hôtel Wagram;

Le ministre de la guerre, rue Saint- Dominique- Saint-Germain ; 1 Le ministre des finances, rue de Rivoli ; Le ministre de la justice et des cultes, place Vendôme ; I Le m^inistre de l'instruction publique, ; rue de Grenelle-Saint-Germain ;

Le ministre du commerce, rue de Vaj renne-Saiut-Germain;

Le ministre de la marine, riie Royale, i place Louis XV.

i Palais. Ou en compte neuf à Paris : j Le palais des Tuileries, place du Car- ; rousel ;

Le palais du Louvre ; Le palais du Luxembourg, dit palais de la Chambre des Pairs, rue de Vaugirard :

f Le Palais -Royal :

\ Le Palais-Bourbon, ou palais de la j Chambre des Députés; I Le palais de la Légion-d'Honneur, rue I de Lille ; ' Le Palais de Justice, dans la Cité ;

Le palais de l'Elysée-Bourbon, rue du Faubourg-Saint-Honoré:

Le palais des Beaux-Arts, rue des Pelits-Augustins.

Jardins publics, places plantées d'.\r-

BRES et avenues.

Le jardin des Tuileries, le jardin du Luxembourg, le jardin du Palais-Royal, \o Jardin des Plantes, les boulevards, l'a- I venue de Neuilly, les Champs-Elysées, . le Cours-la-Reine, la piace Royale ou des , Vosges, le Champ-de-Mars, les avenues ; de Saxe, de Lowendali, de Ségur, de ; Villars, se dirigeant vers l'Ecole-Militaire . ou aux Invalides; l'esplanade des Invalides, l'avenue de l'Observatoire, le Marché aux fleurs. Il existe à Paris vingtquatre avenues bordées d'arbres, sans compter les nouveaux quais.

Fontaines publiques. On peut comp-'

EISTOIRB OB PARIS

ter au moins cent publiques à Paris.

r'ingt-sept fontaines

Population de Paris.

J'ai donné, sous les gouvernements précédents, l'état de la population de cette \ille, et j'ai approché, autant qu'il m'a été possible, de 1 exactitude désirable dans cette partie importante de la statistique. On a vu précédemment qu'en adoptant la méthode de Messance, en multipliant le nombre des naissances par celui de trente, la population de Paris, à la fin du règne de Louis XVI, en 479!, s'élevait à 610, 620 habitants.

La révolution, l'émigration, le régime de la terreur, ont du causer une diminution considérable dans ce nombre; aussi voit-on, môme à une époque où ces causes avaient cessé d'agir, dans les tables de l'état civil dressées ou reproduites par le bureau des Longitudes, une variété de résultats sur la population de Paris, qui indique l'incertitude. En l'an vi (1798), cette population est marquée de 640,504-.

Il en est de même pour l'an vu (1799 et suivantes); mais eu l'an x (1802), on éleva cette population, par estime ^ à 672,000; puis, en 1806, elle est réduit© à 632,000.

Un recensement fait dans les années 1806, 1807 et 1808, donne à la ville àê Paris une population beaucoup moindre.

Il est vrai que les militaires n'y sont point compris. Cette population se trouve subitement r baissée a 380,609 (1).

On verra dans la suite, à l'article recensement des habitants de Paris, des résultats plus certains sur le nombre de ces habitants; mais je dois faire précéder ces résultats par des tableaux sur le mouvement annuel de la population.

En l'an ix (1801), les naissances étaient; ainsi qu'il suit : mâles, 5,843: femelles. 5,209; enfants trouvés, 564. L'état civil a, depuis cette époque, éprouvé des changements.

En 1813, YAnomaire donne pour la première fois le relevé des actes de l'elat civil de Pifis, ou le mouvement de la population pour l'an 1812; voici cet état :

Masculines.

Féiiiiiiines.

Naissances.

Total

Mariages.

Ma>culins.

Décès.

Féminins.

Total 16,301

Nota. — Enfants morts de la petite-vérole. •

En 1811 418

En 1812 259

Naissances.

Masculines 10,342

Féminines 9,877

Total 20,2i'9

Mariages.

(1) Voyez rAnnt;aire pris l'an xii.

du b^^vcaIl des Longitudes, depuis l'an viî jnè^^ues et y com-

gTATISTIQOK

Décès.

Masculins 9.555

Féminins 9.12L

Total 18,676

^oki. — Lei enfants morts de la petite-vérole étaient :

En 1812, de - 259

En 1813 , de 207

Naissances.

Masculines 10,814

Féminines 10-433

Total 21,247

Mariages.

Décès.

Masculins

Féminins

Masculins ....

Féminins

Dans les hôpitaux civils.

7,5fl

jiota, — Enfants morts de la petite-vérole. . . .

Total 27,815 (1)

Naissances.

en mariage. . . .

A domicile.

hors de mariage.

Aux hôpitaux.

en mariage. . .

hors de mariage.

garçons 6,907

filles 6,473

garçons 2,245

fiiie's 2,260

garçons 144

filles 106

garçons 2.241

f.lles ...... ^,'236

Total 22,612

Mariafjes.

Garçons et filles 4.509

Garçons et veuYes 341

Veufs et filles 509

Veufs et veuves ^17

ji domicile

Aux hôpitaux

Déposé* à la Morgue (1).

Total 5,576

Décès.

masculins. .

féminins. .

masculins .

féminins .

masculins .

féminins . ,

Total. . .

(1) L'accroissement considérahl* dn nombre de morts et la diminution de celui des mariage», en 1814, résultent des événements de cett« année. c • m-

m Edifice situé au Marché-Neuf, près de lo^strémité septentrionale du pont .ami-iNU chel, où l'on porte, ponr y être exposés, les cadavres des personne* tuées, noyées ou suicidées.

Le nombre des naissances en 1815, comparé h celui de 1814, présente un excédant de 1,361 individus: c'est plus d'un vingtième.

Le nombre des enfants nés hors mariage, en 1815, comparé au nombre total des naissances, est dans un rapport un peu au-dessous de 2 à 5.

Les décès de 1814 se sont élevés à 27,845; les décès de 1815 ne s'élèvent qu'aux deux tiers de ce nombre.

Le nombre des mariages, en 1815, comparé à celui de 1814, est dans le rapport de 11 à 8, à peu de chose près; les divorces se sont élevés à 32, dans chacune de ces deux années.

La petite-vérole, en 1815, a enlevé 416 personnes.

Naissances.

en mariao-e

A domicile.

Aux hôpitaux. .

Naissances.

gardons

filles. .

hors de mariage ^ ^ii

garçons, tilles. .

hors de mariage miet^^.^

en mariage.

Total 22,458

{ des garçons 11,

l des filles 10,

Total 22,458

Total des enfants naturels 8,890

Mariages. l

Garçons et filles 5,629

Garçons et veuves 402

Veufs et filles. . 596

Veufs et veu\e3 54^2 "

Total "~" '

Décès.

A domicile

Aux hôpitaux

Déposés à, la Morgue. .

masculins 5,259

féminins 5,702

masculins 3,966

féminins 3,917

masculins 218

féminins 66

Total 19,128

Le nombre des naissances de 181 6, comparé à celui de 1815, présente une diminution de 451 individus.

Le nombre des enfants nés hors mariage, en 1816, comparé au nombre total des naissances, est à peu près dans un rapport de M à 28.

Les décès de 1815 se sont élevés à 20,456, V compris les militaires morts dans les hôpitaux; les décès de 1816 s'élèvent à 19,128 ; la mortalité, en 1816, a diminua de 1,328.

Le nombre des mariages, en 4815, était de 5,576, et le nombre de ceux de l'an 1 816, de 6,869 : ce qui donne un excédant de 1,293.

La petite-vérole, en 1815, enleva 416 personnes à Paris; en 1816, elle n'a enleye que 251 individus, dont 124 garçons et 127 filles.

Le nombre des personnes vaccinées gratuitement s'est monté, en 1816, à SIC.

PAJUi. •— Tji>. Licoi;p»rue SoafÛou *&

STATISTIQUE

Naissances.

A domicilô )

en mariage

l garçons.

• 1 filles. . .

hors de mariage. . . .

garçons, filles. .

Aux hôpitaux

en mariage

\ garçons.

• '• filles. . .

hors de mariage. . . .

garçons.

• filles. . .

Total. . . .

Naissances

j des era

rçons

eè

al ."

i des fill

Tôt

(r i:Jifants naturels. . . l

econni^s

i garçons .

) filles. . .

bandonnés

Total des enfants ï naissances

{ garçons .

/ filles. . .

naturels. . .

Total de

Mariages.

Garçons et filles

Garçons Veul= et Veufs et

et veuves

tiUes

veuves

Total

Décès.

A domicile

\ masculins

) féminins.

i masculins

Aux hôpitaux. . . .

j féminins.

Militaires français , .

Dans les prisons. . .

Déposés à la Morsue

^ masculins

- féminins.

Décès pour cause de la petite-vérole compris dans le total des décès.

Naissances.

1 en mariage

Total 21.124

740, dont 402 mâles et 338 femelle:

Ils sont

A domicile

( garçons.

• • • • J filles . .

hors de mariage. , . . . ' garçons. ° / filles . .

Aux hôpitaux.

en manage . . , hors de mariage.

( garçons.

nUes

Total.

V DULAURB

garçon?. . . . 1.977 fines 1,911

Naissantes. . .

msToiRr: de par:s

i des garçons

) des filles .

Total. .

nts naturels . .

( reconnus

[ abandonnés

garçons filles. .

garçons filles. .

Total des enfants naturels.

Total des naissances 23,067

Mariages.

Garçons et filles 5,476

Garçons et veuves 312

Veufs et filles 626

Veufs et veuves 303

A domicile.

Total. . 6,616

Décès.

îoulins.

teminins.

Aux hôpitaux . . . .

Militaires français . .

Dans les prisons. . .

Déposés à la Morgue.

j maso

I fémii

j m.asculins 3,738

* * \ féminins 4,372

\ masculins 43

* ( féminins 55

I masculins 191

I féminins 55

Total 22,421

Les décès pour cause de petite-vérole, compris d^ns le total précédent, s'élèvent à 993,

dont 507 masculins et 486 féminins. '

ANNÉE 1819 Naissances.

en mariage. . . .

A domicile

( garçons . . . 7,803

• • • • I filles 7,500

, T . I garçons . . . 2,197

horsdemanage [ ^^^^^ ^^^^^

Anx hôpitaux.

en manage

garçons.

filles. .

hors de mariage ! f jV^^"^** *

filles 2,091

^-— ItfiTr: :::::: llittl

Enfants naturels.

Enfant» morts-né».

abandonnés .

Total 24,344

j masculins. . . 974 1,010 3,411 3,24H

) féminins .

I masculins.

I féminins .

Total.

masculins, féminins.

Total. .

STATISTIQUE Mariages.

Garçons et filles . 5,025

Garçons et veuves 315

Veufs et filles 671

Veufs et veuves 2;25

Total 6,236

Décès.

A domicile.

l masculins 6,383

* * I fénninins 7,258

S Aux hôpitaux I „"^^^.^^î^'^« 3 721

^ \ femuuns 4,289

Militaires français. . . . •. 737

Dans les prisons <

Déposés à la Moi-gue < ^

masculins 23

féminins 34

masculins 186

eminins 40

Morts de la petite-Térole, compris dans le total précédent : 351. dont 19» mâles et 162 femeDei.

Naissances.

...ene j — ■■••îinr"::;: ,';^b'oM 15.33

Aux hôpitaux

hors de mariage.. { fr': ! ! i llll ] M:.

- "-^» ( fur": ; : : l'I I ^^^

horsae.anage..{|-J-;;;; |;^||} 4,391

Total 24,858

Naissance : ; . . . i ^^^ f;-ǰ°^ l^'l^l

des filles 12.20o

Enfants naturels. . .

Total 24,858

.^„^„„„„ I ( masculins, i . 1.067 )

^^°^^^ { féminins. . . . 1,024 î ""'^^^

abandonnés j ^^^^"^'". • • Mâ6 |

( feminms . . . 3,323 ) '

Décès.

A domicîls. { masculins 6,148

l féminins 7,068

Aux hôpitaux { lï^ascuUns 3,7H3

- - ' * ' l féminins 4,510

Militaires. . , 611

Dans les prisons f ^^ascuHns 42

f féminins 56

Déposés à la Morgue / masculins 196

t femimns 50

Total 22,464

{1} Ils sont compris dans les naissances précédentes.

us

Enfants xnorts-nés.

HISTOIRB DE PA'ïVI9

masculins, féminins .

Total.

petite-vérole, compris dans le total précédent : 105,

Décès par suite de la

59 mâles et 46 femelles, .

Martages.

Garçons et filles 4,723

Garçons et veuves

Veufs et filles

Veufs et veuves

Total

ANNÉE 18^1 Naissances.

dont jj

A domicile.

Aux hôpitaux

en manage. . .

hors de mariage en mariage. . .

hors de mariage

garçons, filles . .

garçons, filles . .

garçons, filles . .

garçons, filles . .

.Total 25,156

Naissances.

Enfants naturels. .

i domicile. .

Aux hôpitaux Militaires. . .

garçons, filles . .

reconnus.

abandonnés .

des des

( masculins.

* l féminins .

f masculins.

1 féminins .

Total. .

• ^^'^^^' fi 7'î-î

masculins b^tôô

masculins d.< /o

féminins ^

Dans les prisons. ....-.• ( Déposés à la Morgue. ..... [

Enfants morts-nés.

masculins

féminins

masculins.

féminins • •

masculins

féminins

Total.

masculins '^

féminins ^^

Total.

Décès par

suite de la petite-vérole, compris dans le total précédent r47 mâle's et 125 femelles. Mariages.

Garçons et filles ^'^^^

Garçons et veuves ^^^

Veufs et filles ^^^

Veufs et veuves

Total «•«*

212, àoB

STATISTIQUE

Naissances.

A domicile.

Aux hôpitaux.

en mariage. . . .

hors de mariage. .

en mariage. . . .

hors de mariage. .

garçons, filles. .

garççns.

tilles'. .

garçons filles. .

garçons, filles. .

Total 26,880

Naissances.

des garçons des filles. .

Enfants naturels.

abandonnés.

Décès

domicile { ^«scùlins

i féminins ,

Total

i masculins. . .

1 féminins . . .

f masculins. . .

\ -féTniTiinR , , .

ins. .......

is

Aus hôpitaux . .

Militaires

Dans les iirisons.

masculins, féminins ,

Déposés à la Morgue.

masculins féminins .

masculins , féminins.

Total 23,282

Enfants morts-nés.

masculins féminins .

Total.

Décès par suite do la petite-vérole, compris dans le total pré* 585 mâles et 499 femelles.

Mariages.

Garçons et filles 5,933

Garçons et veuves 329

Veufs et filles 6S5

Veufs et veuves 210

1,421 îédem : 1,084, dont

Total. 7,157

Ces états du mouvement de la populaiiiondonnent'lieu à quelques observaiions.

^.JiOmmeDt se fait-il qu'eu '1816 le nombre ;,ies morts de la pelite-vérole ne soit que ^ie 251 ^tandis qu'en 1817 il est de 7-iO. .jn 1818 de 993, et en 1822 de 1,084? Il y a donc eu, pendant ces dernières années, dans la pratique de la vacciuation, une Jiégligence extraordinaire, ou bien

des causes inconnues ont agi sur les in^ dividus susceptibles de cette maladie.

Si l'on voit naître chaque année dans les hôpitaux trois, quatre et cinq mille enfants naturels, on ne doit point l'imputer à ces établissements : les femmes enceintes, et en outre malades, y sont reçues et y accouchent pendant leur maladie.

nîSTOIBE DE PARIS

Les mois de mars., d'août et d'octobre sont ceux où il naît le plus d'enfants, et leur nombre s'élève à plus de deux mille par chacun de ces mois.

Les mois de janvier, de mars, de septembre et de décembre sont les plus féconds en mortalité; il meurt à Paris, pendant chacun de ces mois, dix-neuf cents ou deux lïiille personnes.

Ces tableaux donnent l'état civil de Paris, les rapports entre les naissances, les décès et les mariages; ils peuvent, par le moyen d'une méthode douteuse, fournir des résultats approximatifs ; mais on ne peut obtenir des données certaines sur la population de Paris que par le recensement général dont je vais parler.

Un des articles qui, dans ces tableaux, doit le plus intéresser les moralistes, est celui des enfants nés hors mariage :

En 1 81 7, leur nombre était de 8 ,8 47

, En 1818, de 7,098

' En 1819, de, 8,641

En 1820, de 8,870

En 1821, de 9,176

En 1822, de 9,751

Celte progression peut avoir deux causes : la première, l'augmentation de la population, indiquée par l'accroissement du nombre des naissances. En effet, le nombre des naissances était

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