‹ Histoire de ParisChapitre 3 sur 261 · BANCS · texte numérisé non relu

BANCS

1er.

Terre végétale et argilo-sableuse, sable quartzeux

Mètrei. 1

Marnes siliceuses spathiques sans coquilles. . . Marnes calcaires à coquilles marines. . . • . .

Pierres calcaires marines à coquilles

Glaise ou argile plastique

Craie, chaux carbonat<:e crayeuse, de fonnatiou marine. ......

Epaisseur totale

Si aux notions qu'offrent Un profondeurs des catacombes on ajoute celles que fournissent les couches supérieures de la butte Montmartre, couches de formation marine, il résultera qu'à trois époques séparées entre elles par des milliers de siècles, l'Océan a successivement inondé cette partie du globe. C'est une vt-nlf que les géolocues du siècle dernier ont commence a découvrir. Ainsi la terre renferme dans ses entrailles h» moins ^uspecte et la plus ancienne chronique du monde.

De ces notions incontestables qui démentent les traditions vulgairement reçues, et de ce qu'on n'a découvert dans les fouilles aucune trace de squelette humain, il résulte que les plus anciens habitants du sol parisien furent des poissons, des oiseaux, des reptiles, des quadrupèdes, et non des hommes.

En gênerai, toutes les cavernes à ossements ne sont réellement, de l'avis des géologues les plus éminenls. que de larges fissures qui se sont produites dans la roche calcaire, et qui se sont remplies de matière meuble lorsqu'elles étaient submergées. Les courants y ont amené des carcasses et des membres d'animaux, car le^ 06, quoique brisés, sont rarement usés par l'action des eaux , et doivent, par consé-

quent, avoir été protégt's par les muscle*-' et les parties niolles.

Lorsque ce sol s'est élevé au-dessus des eaux, émergence que nous démontre l'élé- \ation des lits de galets, les fissures se sont élevées aussi et .-^î sont desséchées peu à peu. Alors a commencé la formation des stalactites et des stalagmites, due à l'infiltration des eaux à travers les lits .«^usiacents de calcaire, et elle s'est continuée dans la période suivante.

Les objets les plus anciens recueillis ei; France, et portant une trace humaine, .sont des couteaux, des bouts de piques et de flèches en silex, trouvés dans les grottes de Cirray. sur les bords de la Charente ; mais rien d'analogue n'a été découvert sous le sol de Paris.

Hauteurs de différents points de Paris et de ses environs. Le point zéro de lechelle tracée sur une pile du pont de la Tournelle, point qui s'élève au-dessus du niveau de l'Océan de 33 mètres, est la base d'où l'on est parti pour la mesure de ces hauteurs.

(1) Essai iur la Gtograjjhie minéralogique des entirons de Patis, par MM, Cuvier et Brongniart, p. 257.

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