ORIGINE DE LA NATION PARISIENNE
De l'étendue de son territoire, de Tétymologie de son nom, et de la nature de son culte avant la domination romaine.
Lorsqu'au seizième siècle on commença en France à écrire sur l'oriaine des nations et des villes, ceux qui traitèrent ces sujets se montrèrent peu dignes du caractère d'historien. Aveugles administrateurs du passé par défaut de lumières, de critique ou de sincérité, ils prodiguèrent sans mesure les éloges, l'illustration; adoptèrent sans hésiter les fictions des temps barbares, et semèrent dans le champ de l'histoire des erreurs difficiles à déraciner. Ce n'est qu'à force d'étude, de pénibles investigations, que des écrivains plus récents sont parvenus à séparer l'ivraie du bon grain, les mensonges de la vérité.
La nation parisienne eut un sort commun à plusieurs autres. Son origine était inconnue ; on luien composa une des plus illustres; on substitua des inventions flatteuses à untf vérité ignorée. Si Rome a été fondée par un fils du dieu Mars et par le nourrisson d'une louve, la ville de Paris le fut par un prince échappé au sac de Troie, par Francus, fils d'Hector, qui, devenu roi de la Gaule, après avoir bâti la ville de Troyes en Champagne, vint fonder celle des Parisiens, et lui donna le nom du beau Paris, son oncle.
Ces intrépides fabricateurs d'origines ne se sont pas bornés là, ils ont établi la généalogie, raconté les faits et gestes des princes troyensqui ont régné sur la Gaule, fait connaître les institutions qui appartenaient à chacun de leurs règnes, et. pour répandre un plus ^rand lustre sur cette dynastie troyenne, ils en ont généreusement fait remonter la source jusqu'à Samothès, fils de Japhet et petit-fils de
Noé (1). Suivant l'opinion de ces écrivains ignorants ou insensés, la plus honorable des origines était la plus ancienne.
L'histoire, grave et sévère, repousse ces chimères, et donne à Paris une origine plus simple, plus vraie et moins héroïque.
Il paraît que la nation des Parisii, ou Parisiens, se composait d'étrangers, peutêtre originaires de la Belgique, abondante en petits peuples; que cette nation, échappée au fer de ses ennemis, vint occuper un territoire sur les bords de la Seine et sur les frontières des Sénones.
Les fastes de la Gaule offrent plusieurs exemples de peuplades fugitives, sollicitant auprès des nations pui&sanles la permission, à des conditions plus ou moins onéreuses, de s'établir sur une portion de leurs frontières, alors larges et inhabitées.
Les Parisii, ou Parisiens, étaient sans doute dans cette rigoureuse nécessite, lorsque la p.uissante nation des Senones leur
(1) Quelques écrivains des douzième et treizième siècles, fort habitués aux impostures, ont fourni la matière au moine Annius de Viterbe, qui l'a brodée et amplifiée à sa manière. Des écrivains plus modernes, peu instruits en histoire , charmés de l'éclat d'une telle origine, en ont fidèlement reproduit toutes les fables. MM. Legrand et Landon, dans un ouvrage très recommandable sous le rapport de l'art architectural, ont eu, en 1808, l'imprudence de les imiter dans leur ouvrage intitulé Description de Parts et de ses édifices. Ces auteurs auraient dû se borner à parler des productions des art» qu'ils connaissaient très bien.
PÉRIODE
permit de s'établir sur une partie de s^s frcmlières et sur les bords de la Seine. Un demi-siècle s'était a peine écoule depuis cet établissement, lorsque César \int dans les Gaules. Les vieillards de la nation parisienne, dit ce conquérant, en conservaient encore la mémoire, ainsi que celle des conditions qui les liaient aux Seuoncs (I).
Voilà tout ce que l'histoire nous fournit .sui le premier état connu des Parisiens.
PREMIERE n
On n'a débité que des fables en prêtant une plus haute antiquité à cette nation, qui n'est mentionnée par aucun écrivain antérieur "a Ct'sar.
Le territoire concédé aux Parisiens ne devait pas avoir, dans sa plus grande dimension, plus de dix à douze lieues. Au nord, il était borne par celui des Siivanectes. dont le chef-lieu est représenté pat lla>ille de Senlis: à l'est, par celui <l<.'s
Neidi (Meau.x); à l'est et au sud, par le territoire des Sénones; au sud et à l'ouest,
\l) Confines erant hi ( Pariait i Seuonibus , civit'itemque, patrum memoria •■OTijunjeraut (C.ES.VB , de Bello rjnUico , lib. Vl , cap. S). (^ttc phrase si^rnirie textuellement que les Parisiens s'étabiirent sur les frontières au territoire, et se ranî^èrent sous les lois dei Senones; que les vieillards se rappelaient encore 1 époque de cet établissement.
On pourrait me reprocher d'avoir à mon gré interprété, étendu ce passage; je do's prévenir ce reproche par quelques explicatiorf»
* r*R ï. — Typ L*t.
les Parisiens avaient pour voisins les courageux Ca mutes.
L'oxiguité du territoire des Français . le rO'e passif et subordonne qu'ils jouèrent dans Ibistoire de la conquête de la Gaule, le très modique contin'^ont de troupes qu'i'< fournirent aux Gaulois confédérés contre César assiégeant Alesia, les mettent au ran^ des plus faibles nations de la Gaule. Les Sénones, au contraire, avec lesquels ils o'unirent, en étaient une des plus puissanieh. Une r;ation faible, surtout dans des ten^psbarbares, ne contractait avec une nation, très émineuie en force qu'en qualité <le &nj -
/l 8 HISTOIRE
On ignore si la position de Corbeildépcndail d»5 Parisiens ; mais on a la certitude que Melun n'en dépendait pas et appartenait au territoire des Senones. On est ceriain aussi que les positions de Jouare (Divoduruni) , de Saint-Germain-en-Laye et de Pcntoise, étaient hors du territoire parisien.
La Seine, traversant ce territoire, formait, au point où se trouve aujourd'hui Paris, cinq îles dont la plus étendue fut, par les nouveaux habitants, choisie pour leur place de guerre : c'est celle qui reçut le nom de Lutece ou de Lucotèce, ensuite celui de la Cité. La surface de cette île était alors moins grande d'un cinquième environ qu'elle n'est aujourd'hui. Elle s'étendait en longueur depuis le chevet de l'église Notre-Dame jusqu'aux environs de la rue du Harlay.
Cette île nommée Lutèce ou Lucotèce.
dénuée de murs d'enceinte, n'avait de fortification que le cours de la Seine. Elle n'était point une ville: les Gaulois à ceite époque n'en' avaient point : ils habitaient deschaum.ières éparses dansles campagnes, et lorsqu'ils craignaient une attaque, ils se retiraient avec leurs denrées, leurs familles et leurs bestiaux, dans leurs fort.Tesses, et y construisaient à la hâte des cabanes où ils abritaient leurs personnes et leurs provisions (l).
pliante, qu'en achetant une protection aux dépens de sa liberté, au prix de quelques servitudes : tel était évidemment le cara( tèi-e du traité qui unissait les Parisiens aux Senones. Ces derniers firent la loi.
La faiblesse de la nation parisienne me fait aussi conjecturer, avet-, beaucoup de raison, que l'époque où les Parisiens traitèreui avej k-s Senones fut aussi l'époque où cette première nation vint s'établir sur les frontières de la seconde. Le motif du tn.ité était évidemment pour les Pari-iens la permission de s'établir, et rengagement de se soumettre aux Senones.
Mes conjectures sont encore appuyées par l'exemple des principales nations de la Gaule, par celui des Edui, des Arverni, etc., dont les frontières se trouvaient occupées par de petites nations qui leur étaient soumises.
Elles sont encore appuyées par une conviction que donne la connaissance de l'état politique des Gaulois à cette époque, con viction plus facile à sentir qu'à faire passer d3i)s l'esprit des lecteurs.
(i) Cette opinion a paru étrange; maib
Telles furent l'humble origine de la nation parisienne, l'etenduede s^on territoire, et la destination de sa forteresse. Comhien d'aulr'-s peuples de la terre, qui figurent honorablement dans les fastes de"^ l'histoire, ont eu des commencements aussi faibles, aussi obscurs !
Où l'histoire est en défaut peuvent s© placer des conjectures : je vais en hasarder une sur l'étymologie du nom Parisii.
îl est vraisemblable que ce nom n'était point originairement celui de la nation à laquelle les Senones concédèrent un territoire, et qu'il provenait plutôt de la situation de ce territoire sur la large frontièrequi séparait la Celtique de la Belgique.
Il existait dans la Gaule et dans la Grande-Bretagne plusieurs autres positions géographiques^, appelées Parisii, Barisii. Les radicaux Par et Bar sont identiques, les lettres P ei B étant prises très souvent l'une pour l'-autre (Ij. Les habitants du Barrois sont nommés Bansiences, comme ceux de Paris. Parisienses. Or, le Barrois était la frontière qui séparait la Lorraine de la Champagne. Le territoire des Parisiens était aussi une frontière qui séparait les Senones et les Carnutes desSilvanectes. la Gaule celtique de la Gaule belgiquo. 11 est certain que toutes les positions géographiques dont \es noms se composent du radical Bar ou Par sont situées sur les frontières. Il faudrait donc en conclure que Parisii et Barisii signifient habitants de frontières, et que la peuplade admise chez les Senones ne dut son nom de Parisii qu'à son établissement sur la frontière decL4te nation.
Cette conjecture est plus vraisemblable que celle qui fait dériver le mot Paris du nom du prince troyen qui décerna la pomme fatale à Vénus, et celui d'un certain roi appelé Isus, ou de la déesse Isis. qui l'un ou l'autre sont, avec Francus, signalés comme les fondateurs de Paris.
C'est en conséquence de l'une de ces prétendues origines qu'on a longtemps soutenu qu'lsis était une divinité des Parisiens.
elle est solidement établie par des autorités | irrécusables que l'auteur de cet ouvrage a réunies dans une dissertation impriuiée diins le. ton.e II d s Mémoires de la Société royale des antiquaires de France.
(1) Dans les lunizues tudesques Paris est toujours prononcé Buris.
Jamais ce peuple n'a rendu un » i.lk' u cette dt-esse : on n'en trouve aucun inoice. L'autel dédje à Jupiter, drcouwrt sous le chœur de Notre-Dame, contient tous les noms des divîiites romaines et gauloises adorées par les Paiisiens: on n'y voit point celui d'Isis.
César, qui écrivait cinquante-quatre ans ♦•nviron SNant notre ère vulgaire, est le premier cc^i^ain qui ait fait niention des Parisiens. Si le nom d'Isis eût seni à former celui de Parisii, il faudrait conclure que le culte de cette déesse égvpfienne aurait été établi dans la Goule avant que César v portât la guerre. Or. l'introduction de ce culte axant celle époque doit, au jugement de tous ceux qui ont quelques connaissances de Ihistoire «le la propagation des sectes religieuses, f>araître insoutenable et absurde.
Une statue, placée près de l'egli-^e S;iinl-Germain-<les-Prés.- devant laquelle <juelques femmes venaient s'agenouiller et 'aire brûler des cierg» s. t-tait, sui\aiU uo> iticicns savants, l'idulc d Isis. Les fuib'rs d»»tails qu'on a donnes sur celte slalue cl *ur sa forme ne caractérisent nullenient ^Ite divinité fl).
Ceux qui l'ont vue n'étaient pas, il faut ie dire, iissez instruits sur ces matières pour que leur jugement lasse autorité, tn supfO>ant que celle slalue fut celle d'une Isis, il n'en résulterait pas que les Pansiens l'eu.ssent adonV. eux qui. comme les autres Gaulois, ne rendaient aucun «ulte aux idoles à ligure humaine. Un pourrait seulement en induire que les Romains ont, dans la î-uile, inlroduit ce culte a Paris ; mais, les Uomams n ayant adopte osteosiblenient le culte d'Isis que longlerof»s après b conquête de la Gaule par César, il est impossible que le nom de celte déesse, alors inconnue dans celte région, ait servi à composer celui de Parisii, qui ♦•xistait avant cette conquête.
On a dit que le village d Issy. près de Paris. dev,ait aussi sou nom à un temple dédié à Isis. C est encore de la part des
1) Je ne coonaiaque Corrozet qui ait dé- •nt cette tigure : • Elle est, dit-il, maigre,
- îiautc, droite, noire pour son antiquité, et
- ':ue sinon avec quelqtes figures de linge • snlacôcn tous sesnienabres. " Dom Bouil-
hirt, dan» son Hutoire de l abbaye Sainl Germiin Ip. 179j, dit que cette statue nétait 4 ne de plâtre.
PÉRIODE PBEAIIÈBE 49
iiiuM licteurs du passé, une fictioD qui n'est
fondée que sur la ressemMance deî> nom; Il existe en France un grand nombre dappellal ions gt ographiques qui sont compose es du radiciil /.N, telles que les noms latins d'Issoire et d'Auxerre, les noms français dIs-sur-Tille.dIsseure,d'Issii;ni.
d'Isse, etc. Il existe même plusieurs lieux nommes Is.-y Ces noms ne doivent rien a celui de la déesse Isis.
On decou\rit , dans des fondements près de l'eglise Sainl-Euslache, une tête colossale en bionze. Aussitôt certains savants y virent b tête d'une Isis. M. de Caylus'. en décri\ant et publiant la gravure de celle tête, a prouvé qu'elle ett celle d'une Cybèle Toutes les prétendues traces du culte d'Isis à Paris ont disparu.
Il \aut mieux ignorer que map( savoir.
Nous n avons rien de bien positif sur l'étymo:ogie du mot Parisii : mais nou> sommes certains que ce nom ne dérive f)oint de ceux du Troycn Paris, du roi Isus, ni de la déesse Isis.
Après avoir prouvé que cette divinité n'a point donne son nom aux Parisiens, n'a point chez eux reçu de culte, il conviendrait de rechercher quels objets y étaient adores avant la domination romaine. Nous n'avons que peu de notions sur ce sujel.
Les Gaulois ne représentaicLt point leurs divinités sous des formes humaines ; ils n'adoplèrenl cet usage que lorsque leur religion fut confondue avec celle des Romains, leurs vainqueurs.
Les bas-reliefs et inscriptions qui furent découverts en 4711 sous l'église de Notre-Dame, et que je décrirai dans la période suivante, offrent des divinités gauloises mêlées au divinités du Capilole. Tel est Esus, dieu généralement adoK- par les Gaulois ; ici, il est représente armé d'un instrument tranchant, devant un arbre, dans lattitude d'un homme qui en abat les branches.
On y voit aussi une divinité nommée Cernunnos, peu connue dans la mythologie celtique, qui paraît avoir été la divinité topique des Parisiens, Sou large front est armé de cornes, auxquelles soûl appendus des anneaux. J'en parlerai avec plus de détails dans la suite.
Les monuments du cul le gaulois consistaient ordinairement, non ..en figures humaines, lartdu statuaire leur'elant inconnu, mais en pierres brutes, en obelis-
ques grossiers plantés en terre, qu'on a nommés pierre fixe, pierre fite, etc. Le village de Pierrefite, situé au-delà de Saint-Denis, doit évidemment son nom à un pareil nonument; un lieu situé rue de Ménilmontant, appelé Haute-Borne, a pu devoir son nom à un monument ' de la même espèce.
Une autre sorte de monument religieux des Gaulois consistait en un groupe de plusieurs pierres de forte dimension, dont l une, plus large, était élevée sur deux autresqai lui servaient de soutien, et dont ensemble -formait un autel rustique. On es nomme le plus ordinairement pierres levées. Une rue de Paris, située dans le quartier du Temple, porte le nom de Fierre-Levee : ce nom indique certainement un monument de l'espèce que je viens de décrire.
On pourrait ajouter que les noms de Pierre Aulard, Pierre Oiet , que portent des rues de Pans, ont une pareille origine; mais ce n'est la qu'une conjecture fondée sur la ressemblance de ces noms avec ceux de quelques monuments celtiques connus. ^
Il faut savoir que la partie septentrionale do cette ville, où sp trouvaient ces rues, était, avant la domination romaine, couverte d'uneépaisse forêt; que le temps la population, les événements politique<? ont effacé du sol parisien presque toutes les traces du culte de ses antiques habitants.
Le plateau de Sainte-Geneviève, nommé «u temps des Romains Mons Locutitius dont une partie est depuis longtemps consacrée au culte chrétien, paraît l'avoir été antérieurement au culte gaulois. J'appliquerais la même conjecture aux éminences dites Montmartre et Mont-Valérien. les points les plus élevés de ceux qui bornent l'horizon de Paris. Je présume que leurs «imes étaient autrefois, comme elles sont aujourd'hui, des lieux consacrés, des hauts lieux. C'est une vérité constatée que les cultes qui se sont succédé ont changé d'objet, mais n'ont point changé déplace. Sur l'esprit du vulgaire, la routine a plus d'empire que les dogmes religieux.
Les chrétiens, lorsqu'ils eurent, à l'instar des païens, adopté des cérémonies et l'usage des temples, pour assurer le succès de leurs prédications, établirent les objets de leur culte dans le lieu même où le paganisme célébrait ou avait célébré le sien. Saint Gr,\goire (1), évêquo de Rome, recommande expressément l'observation de cette règle, dont plus d'une fois j'aurai l'occasion de faire l'application. Cette condescendance obtient plus de succès que les déclamations du fanatisme.
(1) M Les chrétiens ne doivent point de- " traire les temples des idolâtres, » écrivait de Rome ce prélat à Augustin, qui lui deman-t dait des avis sur la conduite qu'il devais tenir en convertissant les Anglais; «• mais «« ils doivent se borner à détruire les idoles « qui s'y trouvent, à y faire des aspersion;., " avec de l'eau bénite, à y construire de^ " autels où seront placé-is les reliques de^ " saints. Si ces temples sont si solidemcn " bâtis, il ne faut qu'y changer l'objet du " culte, et substituer celui du vrai Dieu à " celui du démon, alin que le peuple voyant « qu'on ne détruit point les temples, entraî- " né par ses habitudes, s'y rende volontiers, •• et adore le vrai Dieu dans les lieux mê- « mes où il adorait de fausses divinités, n Ut, dum gens ipsa eadem fana sua non ridet deatrui, de corde errorem deponat, et, Deum verum cofjnocens ac adorans, ad loca quœ consuevit (amiliariits occurrat.
Saint Gré;?oire pou=se même la complaisance jusqu'à autoriser, dans les temples 1 cbrétiens, la continuation des sacritices des J boeufs nombreux qu'on y égorgeait. Il ordonne seulement que. l'on change les époques et l'objet de ces immolations. « Les " jours de la dédicace ou de la naissance '< des saints dont les reliques reposent dans " ces temples convertis eu églises , dit-il, " ornez-en le tabernacle de branches d'aria bres -, célébrez-y avec pompe un festi» " sacré ;que les animaux n'y soient point immo- « lés au diable, mais qu'on les tue pour les " manger en l'honneur de Dieu. » [Ecchsiasticœ Historiœ gentis Ânglorum, veuernbilis Bedce presbyleri , p. 42, verso, édit. 1566.)
PERIODE II
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