‹ Histoire de Philippe-Auguste (volume 2)Chapitre 103 sur 336 · CHOIX D'AGNÈS DE MÉRANIE · texte numérisé non relu

CHOIX D'AGNÈS DE MÉRANIE

cette circonstance se présenta bientôt, et complhqua d’une manière déplorable fa question du divorce. ii | Philippe, séparé d’'Ingerburge, ne pouvant plus Supporter sa présence, chercha d’autres affections : ses messagers parcoururent les royaumes d'Europe pour quérir une femme; il avait tour à tour demandé Clémence, fille d'Herman, landgrave de Thuringe , et Alix, fille d’un prince palatin du Rhin; toutes deux refusèrent, lorsqu'elles eurent entendu raconter par les dames et les varlets les ennuis de la malheureuse Ingerburge dans les tourelles et les châteaux. Le roi fut plus heureux auprès d’Agnès, sœur d'Othon, duc de Moravie, marquis d'Istrie? : les chroniques relèvent l'éclat de: cette maison, qui descendait d'Arnould, issu dusang de Charlemagne. Agnès était d’une

: Le roi lui avait promis de l’épouser, à moins. qu’elle ne fût laide à faire peur. Ancien cart. de Philippe-Auguste, {0 112. Quelques chroniques placent ce fait postérieurement à la mort d’'Agnès de Méranie.

2 Rigord et Guillaume-le-Breton lui donnent le nom de Marie de Méranie ; j'ai suivi la version d’Albéric, moine des Trois- Fontaines et de la plupart des chroniques, qui l’appellent * Agnès. — Rig. Gest. Philip.- August. p.40. — Alberic/Triafont, chronic. ad ann. 1196.

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