RANCUNE DU PAPE CONTRE LES ÉVÈQUES
mais le pape lui refusa le pallium métropolitain, à cause qu'il n'avait pas d’abord gardé l'interdit, et obéi ainsi plutôt au roi qu’à l'Église; ce qui faisait dire aux serfs et aux malins ribauds , «qu’il ne gagnerait jamais autant à braire parmi ses chantres d'Auxerre, qu'il avait perdu pour avoir chanté mal à propos lors de l’interdit *. » L’archevêque de Reims, les évêques de Chartres, d'Orléans, de Meaux et de Noyon, qui se trouvaient dans le même cas, et un grand nombre d’abbés, allèrent àa Rome pour solliciter leur pardon. Le pape ne leva la censure qu'il leur avait imposée qu'après une longue pénitence; 1l leur demanda, comme condition indispensable, le serment qu'ils obéiraient ponctuellement dans l’avenir aux ordres du Saint-Siége, sans examiner les dangers pour leur corps qui pourraient en arriver. Le pape ne voulut pas même leur accorder une bulle définitive pour la levée de leur interdit personnel?.
Le concile qui devait prononcer sur le di-
* Cartul. MSS. de l’abbé de Camps, Famille de Phil.- Aug, chap. 1er. 2 De Legat. miss. in Franc. Duchesne, t. V, p. 756.