‹ Histoire de Philippe-Auguste (volume 2)Chapitre 137 sur 336 · AFFRANCHISSEMENS DES ARRIÈRE-FIEFS · texte numérisé non relu

AFFRANCHISSEMENS DES ARRIÈRE-FIEFS

fendre contre toutes personnes vivantes, sans restriction de temps et de lieu'. De ce changement dans les rapports de la féodalité résultait un immense avantage pour l'autorité royale ; l’'homme-lige devenait pour ainsi dire le serviteur du suzerain; il devait le servir même contre son supérieur immédiat; 1l préparait ainsi l’obéissance du sujet, qui, plus tard, servit de base à la monarchie absolue.

Rien ne tendit plus, avec les causes que nous venons d'indiquer, vers l'accroissement de Pautorité royale, que l’affranchissement des devoirs de la vassalité à l'égard des arrières-fiefs acquis par la couronne. On a vu que, dans la hiérarchie des terres, la possession d’un arrièrefief soumettait le vassal à l'hommage enversson seigneur immédiat, qui lui-même pouvait le devoir au suzerain; tant que le système féodal demeura dans toute sa pureté, le roi fut soumis à cette Loi commune; de telle sorte que, possédant un arrière-fief, il en devait l'hommage au seigneur dont ce fief dépendait, quoique

* Dans Brussel, de POrigine et de l’'Usage des Fiefs, t. X, P: EN 7

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