‹ Histoire de Philippe-Auguste (volume 2)Chapitre 141 sur 336 · FRANCHISES COMMUNALES · texte numérisé non relu

FRANCHISES COMMUNALES

que ses ancêtres avaient obtenus des Carlovinglens.

Telle était la situation du pouvoir royal en présence de la féodalité ; il faut le suivre dans son action à l'égard des communes, des franchises bourgeoises et des priviléges populaires qui, plus tard, prirent une si large place dans le système social.

Les chartes communales de cette période ont trois objets : 1° elles fondent, concèdent ou confirment des communes; 2° elles répriment toutes entreprises qui pourraient être faites contre leur existence; 3° elles cassent les communes ou les font rentrer dans le système féodal, par suite de rébellion contre le suzerain; enfin, quelques unes concèdent des franchises bourgeoises, des priviléges de cité qui n’ont ni l'étendue, ni les caractères des communes. |

Dans l’année 1196, les bourgeois de Bapaulme s’adressèrent au roi Philippe-Auguste pour lui demander des franchises et libertés communales; leur seigneur les obligeait à des tailles rigoureuses, fréquentes et capricieusement levées; Philippe leur permit d’élire , de

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