MÉTROPOLE DE BOURGES
Une semblable discussion s’éleva par rapport à la cathédrale de Bourges, prétendant les droits de métropole sur celle de Bordeaux, qui était alors une dépendance du fief de Guyenne au pouvoir de la couronne d’Angleterre. Son archevêque se refusa, vers la fin dela race carlovingienne, à reconnaitre comme primat le métropolitain de Bourges. Cette prétention n'éclata cependant avec violence que sous l'archevêque Guillaume de Gebennis, pendant le règne de Richard. Elle se méla aux longueset sanglantes querelles qui divisèrent la France et l'Angleterre; l'archevêque ne se soumit enfin que lors de l’abaissement des Anglais sous Jean, et comme une des conséquences de la sujétion politique *.
Les affaires de sainte Eglise absorbaïent presqu’entièrement l'attention des suzerains et des barons, lorsque le clairon ne les appelait pas au combat; ils continuaient à l’accabler de dons : «Notre bon roi Philippe,
Camps, chap. 3. Le recueil de ce savant est précieux , surtout pour l’histoire des affaires ecclésiastiques de la monarchie.
* Hist. de l’Église de Bourges , ch. 27. — Labbe, Biblioth., t. Il, p. 59.