‹ Histoire de Philippe-Auguste (volume 2)Chapitre 146 sur 336 · METROPOLE DE TOURS · texte numérisé non relu

METROPOLE DE TOURS

ment complet du système féodal, la Bretagne voulut briser ses liens ecclésiastiques. Au moment où ses comtes et ses rois proclamèrent leur indépendance, ils établirent un évêché métropolitain à Dôle, c’est-à-dire dans leur propre territoire ; de sorte que les évêques de Bretagne n’eurent plus aucun rapport avec l'antique suprématie de Tours.

Dès que le pouvoir royal prit un caractère plus prononcé en France, les suzerains éleverent leur réclamation contre cette violation de la hiérarchie ecclésiastique. Un procès s’engagea sur la prédominance de Tours à l'égard de Dôle ; le roi Philippe-Auguste écrivit au pape, qui avait reconnu la nouvelle métropole : «Eh quoi ! vous voulez donc briser ma couronne!»

Après de longs et nombreux différends, la suprématie de Tours fut reconnue; l'archevêque breton de Dôle dut recevoir de la plus vieille église de France le pallium, soumettre à sa sanction l'élection des chanoines et le choix dessuffragans; cette adhésion fut considérée comme une conquête de la puissance royale r.

: Toûte cette affaire sur la suprématie entre les deux églises

est parfaitement racontée dans Le cartul MSS. de Pabbé De

Page 1