NOUVELLE INVASION DE LA NORMANDIE
tement de son suzerain, et, à son tour, le roi s’oblige expressément à toujours comprendre le comte de Mortagne dans les traités qu'il pourrait conclure avec Richard 1.»
Ce traité, dans lequel on se partageait les dépouilles d’un prince captif, fut suivi d’une autre convention secrete dans laquelle Jean, comte de Mortagne, consentait à épouser la princesse Alix, moyennant quoi Philippe s'engageait à l'aider de tout son pouvoir pour conquérir la couronne d'Angleterre, au préjudice de Richard 2.
Ces conventions étaient à peine conclues que le roi de France convoqua ses barons en parlement pour les exciter à la guerre. Dans le mois d'avril, après Pâques 1193, sa bouillante chevalerie était déjà sur le territoire normand. Gisors fut livré au roi par le châtelain; les barons marcherent en toute hâte sur Rouen :
un hérault aux armes de France s’avança jusqu’au pied des murailles et dit : «Jean, comte
: Trésor des Chartes, Angleterre, 1. Act. 1. — Leibnitz, Cod, diplomat. , p. 4.—Traités de Paix, édit. de Hollande, t.1, ch: 39;, p. 33.
? Roger de Hoved., Annal. Anglor., ad ann. 1103, p. 724.