‹ Histoire de Philippe-Auguste (volume 2)Chapitre 152 sur 336 · __ UNIVERSITÉ DE PARIS · texte numérisé non relu

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préservé lesprit humain des ténèbres de la barbarie, en conservant les souvenirs de littératures grecque et latine; cette opinion est peu raisonnée, car la préoccupation d’une antiquité qui n’était point celle de la patrie, cette obéissance régulière à un esprit qui n’était pas le nôtre, ce culte pour une littérature et pour une langue qui n’avaient. rien de national, cette scolastique de dogme et de morale, cette commentation minutieuse de texte, de sermons théologiques, toutes ces études diverses, si favorisées par le clergé, ont comprimé la verve si française et si nationale que les trouvères et les troubadours essayaient déjà, et qui fut absorbée par ces études d'emprunt, alors soutenues comme un dogme par les excommunications et les foudres de Rome. Ce serait donc une quesion grave à examiner, que celle de savoir si le clergé, par la fausse direction qu'il a im-

sciences et des arts, à cette époque, dans l'Histoire littéraire de France, par les Bénédictins , continuée par l’Institut. Il est de M. Daunou. On ne pouvait apporter à un plus haut degré la connaissance des faits et la critique historique.

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