‹ Histoire de Philippe-Auguste (volume 2)Chapitre 154 sur 336 · NOISE ENTRE LES BOURGEOIS ET LES ÉCOLIERS · texte numérisé non relu

NOISE ENTRE LES BOURGEOIS ET LES ÉCOLIERS

normandes, maîtresses de l'Angleterre depuis la conquête.

Cette grande réunion d’étudians jouissait de beaux priviléges ; ils n'étaient point soumis à la juridiction du prévôt et des bourgeois. Considérés comme clercs, ils ne dépendaient que des cours ecclésiastiques, ce qui occasionait de grands désordres. Les étudians portaient armes et bâtons; «ils attaquaient les femmes par amour ardent, et les hommes par force coulps. On les voyait tou- Jours quérir vin à quatre ou à six, et la science était moins étudiée que les jeunes pucelles. » Aussi survenait-il maintes rixes entre les bons bourgeois et les étudians.

En la seizième année du règne de Philippe- Auguste, naquit par aventure grande noise entre les étudians et les bourgeois; il y eut même véritable bataille. Les Parisiens, leur prévôt en tête, attaquèrent les clercs à coups de pierres et de bâtons ferrés : la rue Saint-Marceau, les environs de Sainte-Geneviève, furent

: Je nai besoin que de renvoyer, pour les renseignemens , à l’excellente Æistoire de l'Université de Paris, par Duboulai, t. IT. (Buleus, en latin.)

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