‹ Histoire de Philippe-Auguste (volume 2)Chapitre 155 sur 336 · PRIVILÉGES DE L'UNIVERSITÉ · texte numérisé non relu

PRIVILÉGES DE L'UNIVERSITÉ

le théâtre de sanglans débats; «faut bien vous conter cette triste histoire. C'était la veille de la Saint-Martin. Les étudians, selon leur coutume, avaient passé ce jour de vacance dans maints lieux d'amour et de joie. Comme ils avaient commis bien du désordre, les bourgeois se réunirent en armes, et les attaquèrent avec bâtons , arbalètes et cailloux durcis. Il résulta de cette rixe violente, que mults étudians furent blessés; il y en eut vingt-deux de tués, entre autres Henri, archidiacre de Liége. Le roi, furieux de ce que les priviléges scolastiques avaient été violés par les bourgeois, condamna le prévôt à une prison perpétuelle, où il devait être nourri du pain des pauvres, à moins qu'il ne voulüt se soumettre à un jugement public:;et afin d'éviter que dans l’avenir les franchises ne fussent contestées, le roi Philippe scella une ordonnance en faveur des écoliers.

«Pæicippe, Ror Des FRAnçaIs. Nous ferons immédiatement jurer à tous les bourgeois, que s'ils voient à l'avenir un laïque chercher noise à un écolier, ils en rendront sans délai un témoi-

: Ancien Cartul, de Philippe-Aug., fo 62, voi. TOME Il. 13

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