‹ Histoire de Philippe-Auguste (volume 2)Chapitre 163 sur 336 · PRÉDICATION D'UNE CROISADE · texte numérisé non relu

PRÉDICATION D'UNE CROISADE

comme pour exprimer la domination de cette colonie de chevaliers que le hasard avait jetés sur ses: bords.

« L'an mil cent quatre-vingt-dix-huit après lincarnation de notre sire Jésus-Christ, du temps du pape Innocent IIL et du bon roi Philippe de France, il y eut un saint homme appelé Foulques de Neuilly, prêtre et curé du leu qui est entre Lagny -sur - Marne et Paris: celui-ci se mit à prêcher la parole de Dieu par la France et les terres circonvoisines , et Notre-Seigneur ouvra tout plein de miracles par lui, tant que la renommée en alla jusqu’au Saint-Père, lequel envoya vers cet homme, afin que sous son nom et son autorité il eût à précher la croisade t. »

IL faut dire que les exploits de Richard dans l'Orient, la trève qu’il avait conclue avec Sa-

: Le sire Villehardouin , l'historien de ce pélerinage , liv. I. Le nom de Villehardouin ou de Ville-Harduyn a tiré son origine d’un manoir du diocèse de Troyes, entre Bar et Arcy. Il s’est fondu dans la maison de Savoie. Voyez la Notice sur Villehardouin, dans Ducange. M. Michaud, dans son Histoire des Croisades, a consacré plusieurs livres à ce grand pélerinage; ils nous paraissent empreiuts d’un caractère qui se rattache trop à l'épopée antique.

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