__ ÉTAT DE LA PALESTINE
ladin, n'avaient arrêté qu’un moment la valeur indomptable des Musulmans; les colonies chrétiennes de la Palestine étaient encore menacées d’une entière destruction. Le pape Célestin, et apres lui Innocert III, avaient souvent excités le zèle attiédi des princes etdes barons. Les vives remontrances qu'ils avaient renouvelées pour apaiser les rivalités armées de Philippe et de Richard, ne tendaient, comme on l’a vu, qu’à réunir leurs efforts contre les Sarrasins : une succession d’événemens n’avait pas permis l’accomplissement de cette pensée. Cependant l'esprit des croisades n’était point encore éteint en Occident. La piété religieuse , imposant comme pénitence les hasards et tous les désordres de la guerre, devait naturellement plaire à une chevalerie dévote et belliqueuse : les croisades ouvraient une large voie aux aventures merveilleuses, aux conquêtes militaires, aux repentirs de lame ; elles devaient être encore très populaires dans les castels de l'Europe.
C’est dans ces circonstances que Foulques de Neuilly commença les prédications d’une nouvelle croisade. Il annonça ce bon pélerinage