‹ Histoire de Philippe-Auguste (volume 2)Chapitre 179 sur 336 · SÉJOUR A VENISE · texte numérisé non relu

SÉJOUR A VENISE

Forets, Pierre Beaumont, et plusieurs autres du royaume de France, « faillirent aussi à leur promesse, de quoi ils eurent grande honte, et* maintes désaventures leur advinrent depuis. » Cette désertion des pélerins mettait les chevaliers et les barons présens à Venise dans une situation fort difficile quant au paiement du passage; ils avisèrent d’abord entre eux d’envoyer de côté et d’autres pour recueillir Les eroisés de France et les forcer à venir s'embarquer avec eux. On apprit que le comte de Blois avait planté: son gonfanon à Pavie’ avec bon nombre de preux ; le comte Hugues de Saint-Pol et le maréchal de Champagne furent députés vers lui pour le supplier de se rendre à Venise et de prendre passage moyennant deniers ; le comte Loys prit en effet le chemin de la république, mais plusieurs braves hommes l’abandonnèrent dans la route; il fut recu avec enthousiasme par les chevaliers réunis pour le service de Dieu et l'honneur de la chrétienté. Les Vénitiens avaient préparé une flotte très considérable. Les vaisseaux étaient bien appareillés

* Villehardouin, Liv. 1°.

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