‹ Histoire de Philippe-Auguste (volume 2)Chapitre 181 sur 336 · ON SE PROPOSE D'ASSIÉGER ZARBA · texte numérisé non relu

ON SE PROPOSE D'ASSIÉGER ZARBA

l’hôtel du duc de Venise pour les donner en païement. » Malgré ces efforts généreux, il manqua encore trente-quatre mille marcs d’argent pour compléter la somme promise.

Lorsque Dandolo et les magistrats de Venise eurent connu l'impuissance réelle des barons d’acquitter le passage, ils songèrent à utiliser une armée aussi vaillante au profit des intérêts commerciaux de la république.

Dandolo fit assembler le peuple, monta en la chaire ou pulpitre, et dit : « Seigneurs, vous savez que le roi de Hongrie nous à Ôté Zara:

en Esclavonie : il nous sera impossible de jamais recouvrer cette place importante sans le secours des gens de France; employons-les-y, et s'ils nous rendent cette place, nous les tiendrons quittes de ce qu’ils nous doivent encore pour leur passage.» Le peuple ayant adopté cette résolution, Dandolo, sous le prétexte de seconder la croisade, offrit de se joindre aux. barons chrétiens, afin de s'assurer les profits de leur expédition militaire. Dans une assemblée convoquée à Saint-Marc, le doge

: Zara était une colonie romaine fondée par Auguste sur les côtes de l’Esclavonie.

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