‹ Histoire de Philippe-Auguste (volume 2)Chapitre 184 sur 336 · ENVOYÉS :DE L'EMPEREUR ISAAC · texte numérisé non relu

ENVOYÉS :DE L'EMPEREUR ISAAC

tion, ses guerres avec le pape, ne lui permirent pas de prendre «immédiatement sa défense :

Alexis s'était vainement adressé au pontife luimême; 1l avait été durement repoussé, soit qu’Innocent IIT ne püt oublier qu'il était le neveu de Philippe, ennemi personnel du Saint- Siége, soit que le schisme qui divisait l'Église grecque de l'Église latine füt pour lui un motif suffisant de repousser tout sentiment de pitié envers le jeune prince. C'était dans ces circonstances que l’empereur Philippe avait appris la réunion des croisés à Venise, etil pensa que les malheurs d’Alexis, les promesses qu'il pouvait faire à l'ambition des Vénitiens et des barons croisés, seraient suffisantes pour les engager dans sa cause contre l’usurpateur de Constantinople. Il dit donc au jeune César : « Siré, voici unie armée près de vous à Venise,

des plus nobles et des plus valeureux cheva-

liers de la terre de France, qui vont outre-mer: allez les requérir qu'ils aient compassion et mi: séricorde de l’empereur votre père et de vous. Allez vous faire rétablir en votre héritage. » Des messagers vinrent donc à Venise auprès des barons, qui leur répondirent : « Nous croyons

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