‹ Histoire de Philippe-Auguste (volume 2)Chapitre 188 sur 336 · NOUVELLES DIVISIONS · texte numérisé non relu

NOUVELLES DIVISIONS

tout l’Empire en l’obéissance de l'Église romaine , dont il s’est séparé depuis long-temps, et après ce, pour ce qu'il sait que vous avez jusques ici grandement employé du vôtre dans cette entreprise dont vous êtes fortement arriérés, 1l vous donne deux cent mille marcs d'argent pour vous remplumer, avec des vivres gratis pour tout votre camp ; lui-même mènera son renfort avec vous en la terre de Palestine : ou si vous cuidez ( pensez) que mieux soit, il enverra dix mille hommes à ses dépends, et tant qu'il vivra, il entretiendra cinq cents hommes d'armes des siens pour les garder contre les infidèles ; or, sachez que nul parti plus avantageux ne pourrait être offert à nul autre, si vous le voulez accepter ï. »

Les barons furent très frappés des riches promesses qu’Alexis faisait à leur valeur; cependant les avis furent partagés. Le parti de abbé de Vaux de Cernay, qui défendait le pape, déclara que les barons de France ne pouvaient mie y aller, car ils étaient partis pour la voie de Syrie. À quoi l’autre parti répondit : « Beaux sires, quant à la Syrie, vous ne pourriez en-

: Villehardouir , liv. IT.

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