SUITES DU RÉTABLISSEMENT D'ISAAC
verts de fer, et dont Alexis avait invoqué le secours pour reconquérir la pourpre impériale. Les répugnances étaient déjà si vives, que, le jour suivant, l’empereur dit aux croisés : « Sires chevaliers, je crains que quelques rixes et disputes ne s'élèvent entre vous et les Grégeois. Allez loger, je vous supplie, au delà du port, vers le Stanor; vous y aurez grande abondance de vivres.» Les pélerins satisfirent le désir de l'empereur.
Ainsi une poignée de chevaliers de France venait de s'emparer de ce vieil empire de Constantinople, que le äespotisme, les vaines querelles des moines, avaient réduit en un état complet de faiblesse et d’ignominie. Isaac régnait de nom; mais, par le fait, les Français et les Vénitiens étaient les maitres de Bysance; les événemens qui suivirent le prouvérent aux Grecs et à leur nouvel empereur.
* Vilbardouin, Liv, 1v.
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