FNTREVUE DE L'EMPEREUR ET DES BARONS
ses, il ne peut pas retourner céans qu'il n'ait été de ta part satisfait aux siennes. C'est pourquoi ton fils requiert que tu ratifies et promettes tout ce qu'il a ratifié et promis. — Quelles sont donc ces conventions? dit l'empereur.
— Les voilà, telles que nous allons te les dire présentement : d’abord, tu réduiras tout l'empire grec à l’obéissance du Saint-Siége.
Tu nous payeras deux cent mille marcs d’argent, et fourniras d'ici à mars des vivres à notre armée, et puis dix mille hommes d'armes pour la Terre-Sainte. — Certes, dit l’'empereur, voilà conventions bien étranges et bien dures; mais vous avez tant fait pour lui et pour moi, que je devrais-vous bailler mon empire, si vous le requériez.» Il y eut encore menus propos de part et d'autre; enfin, Isaac ratifia les convenances de son fils par son serment et par chartes à bulle d’or. Lorsque les messagers revinrent , les barons monterent tous à cheval , et amenèrent Le jeune Alexis, revêtu d’habits magnifiques, à l'empereur son père, au palais de Blanquerne : la foule reçut avec Joie l'héritier de la pourpre impériale; mais elle vit avec peine cette multtude d'étrangers cou-