SECOND SIÉGE DE CONSTANTINOPLE
Cependant les barons et les chevaliers de France, ayant appris la triste fin d’un empereur dont 1ls avaient relevé le trône, se réunirent en parlement pour prendre une résolution. «Commeil s'agissait d’une affaire de droit, les barons appelèrent les évêques, et même le légat du pape. Les ecclésiastiques prouvérent par maints textes de canons cités que ceux qui commettaient de tels et si abominables homicides, n’avaient droit de tenir terres et seigneuries, ce qui fut d’un très grand encouragement et confort aux barons et aux pélerins:» toutefois le doge de Venise, toujours plus intéressé que les barons de France, eut une entrevue avec Mourzuphle; mais les conditions qu'il voulut lui imposer du haut de la proue de sa galère, ne furent point acceptées.
Lorsque le printemps approcha, les chevaliers se préparèrent à faire le siége de Constantinople. Suivant la coutume de France, ils tinrent conseil pour savoir la manière dont la conquête serait partagée. On arrêta que, si Dieu leur permettait d'entrer dans la ville, tout le butin qu’on y ferait, serait apporté en commun, et départi selon les rangs; que les Vé-