‹ Histoire de Philippe-Auguste (volume 2)Chapitre 218 sur 336 · BUTIN A CONSTANTINOPLE · texte numérisé non relu

BUTIN A CONSTANTINOPLE

du marquis de Montferrat; ce fut alors que, pour éviter toute surprise, les barons ordonnérent de mettre le feu aux maisons tout autour de leur camp, «et il y eut plus de maisons brülées que n’en contiennent trois bonnes villes de France. »

On se mit, le lendemain, en quête dans cette ville qui paraissait un monde merveilleux aux yeux des rustiques pélerins de France. Le marquis de Montferrat s’'empara du palais Bourbelyon et de ses vastes jardins. Les chevaliers et les barons y trouvèrent la belle Agnès de France, sœur de Philippe-Auguste, leur suzerain, qui avait été unie au César Alexis, et alors reléguée dans ce palais. Ils [ui rendirent hommage, lance baissée, comme à la filie de leur suzerain. Le palais de Blaquerne se soumit à Henri, frère du comte de Flandre. L’on y trouva le trésor de l'empire et les riches ornemens des princes de Constantinople. Les barons de France s’emparèrent chacun de maisons somptueuses, et s’empresserent d'y mettre leurs hommes d'armes. Beaucoup de chevaliers se répandirent isolément dans la ville, et, selon Villehardouin, gagnerent in-

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