JOUTE DES CHEVALIERS CONTRE LES PIRATES
à la hâte, et les hommes qui la dirigeaient, le fer en main, semblaient se disposer à couper les pieux qui retenaient le pont. À cet aspect, on redouble d'efforts : chevaliers, servans d’armes et arbalétriers font pleuvoir sur eux une grèle de traits. « L'un, dit toujours le poëte classique que nous aimons à citer, l'un tombant dans le fleuve, se tient à l'ancre, et, pour être inhumé, implore le chœur des Néréïdes, afin d'en obtenir les honneurs de la sépulture; l'autre, déjà mort, tombe sur son compagnon blessé, au milieu du navire, et l’'achève par son poids !.»
La courageuse résistance des chevaliers contraignit bientôt les pirates bretons à faire un mouvement rétrograde, «et ramenant leur proue, 1ls présentèrent leurs poupes, rasant les flots avec leurs rames. Habitués aux périlleuses navigations , ils remontent la rivière avec l’agilité d'un trait d’arbalete, et les javelots vinrent bientôt mourir dans les ondes. Cependant Galbert, surnommé le Barbu, Thomas-le-Pourfendeur et Jean-le-Noir, tous trois au service
: Guillaume-le-Breton, ch. vin.