‹ Histoire de Philippe-Auguste (volume 2)Chapitre 278 sur 336 · ASSAUT DES CHEVALIERS · texte numérisé non relu

ASSAUT DES CHEVALIERS

LE

vaux du siége furent repris avec une ardeur nouvelle : des machines s'élèvent comme par merveille; les archers, sous la conduite du ménestrel Perigas Blondel, placés derrière des fascines , font pleuvoir une grèle de traits ; les pierriers lançaient d'immenses blocs de pierres et de fer : tout cela était inutile contre un château dont l’épervier seul, dans son vol audacieux, pouvait toucher la cime. Cependant les chevaliers de France plantent des échelles au pied de la roche, d’où s'élève la principale tour, mais nulle échelle ne peut encore Patteindre ; les intrépides varlets tirent leurs poignards de leur cotte d’armes, taillent le rocher, et parviennent à faire des trous suffisans pour placer leurs pieds. Les voilà donc, ces braves hommes, comme suspendus dans les airs ; ils tendent la main à ceux de leurs compagnons qui les suivent de plus près, et bientôt plus de trois cents routiers, sous la conduite de Cadoc, hommes légers et courageux, se trouvent parvenus au sommet du rocher, au pied des tourelles : alors, se couvrant de leurs

? Il ne faut pas le confondre avec l’ami et le troubadour de

Richard-Cœur-de-Lion.

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