‹ Histoire de Philippe-Auguste (volume 2)Chapitre 285 sur 336 · ÉTAT DE LA COMMUNE DE ROUEN · texte numérisé non relu

ÉTAT DE LA COMMUNE DE ROUEN

Pont-de-l'Arche, du côté de Rouen, dans le Poitou, l’Anjou, la Bretagne, le Maine et la Gascogne. Tous les chevaliers qui, se trouvant à Rouen, ne voudraient pas servir le roi, devaient obtenir des sauf-conduits pour aller où bon leur semblerait. Les bourgeois pourraient librement commercer dans toutes les terres de France, et leurs priviléges devaient s'étendre aux marchands du Pont-de-l'Arche et de Verneuil, s'ils voulaient accepter la charte de capitulation 1.»

Le roi Jean ne secourut point Rouen dans le temps fixé par les bourgeois; ses barons lui disaient : « Voilà que Philippe prend toutes les terres de Normandie. » Il répondait d’un air béat : « Je reconquerrai en un seul jour ce qu’il me prend petit à petit. » Il n’en fit rien.

Rouen se soumit au roi de France : les hommes de la commune furent obligés de détruire les propres murailles de leur cité.« Grande douleur, s’écrie le chroniqueur breton, pour des bourgeois; mais si un malheur est plus supportable lorsqu'il est partagé, je dois dire que

‘ Duchesne, seriptor. rerum Norman., p. 1057.

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