INVASION DU POITOU ET DE L'ANJOU
Verneuil subit le même sort, afin que Rouen ne Ss'affligeñt pas seuler. »
Ainsi fut soumise la terre de Normandie, et le roi plaça des hommes d’armes dans tous les lieux fortifiés. En même temps, Guillaume des Roches, Cadoc et ses impitoyables routiers, marchaient vers Angers pour conquérir le Poitou, tandis que Henri-Clément le Maréchal, qui portait au combat la première lance, s’avançait vers le Poitou.
Les seigneurs poitevins n'avaient pas attendu cette invasion des barons de France : excités par le roi Jean, quelques châtelains dévoués à la maison des Plantagenets, tels que Aimeri de Lusignan, Savari de Mauléon, avaient pris les armes pour envahir les terres du domaine de Philippe sur la frontière du Poitou. Henri le Maréchal surprit cette ardente chevalerie tout près d’un marais; elle fut dispersée. Le noble comte désarçonna de sa main le sire de Portaillé, et lui fit mesurer la terre de son corps; Aimeri de Lusignan et le brave Savari [lui-même furent contraints de prendre la fuite. Les com-
* Guillaume-le-Breton, Phrhppéide, ch. vur.