‹ Histoire de Philippe-Auguste (volume 2)Chapitre 310 sur 336 · SÉNÉCHAUX D'ANJOU ET DU POITOU · texte numérisé non relu

SÉNÉCHAUX D'ANJOU ET DU POITOU

munes. Deux sénéchaux furent donc désignés :

Guillaume Des Roches pour le comté d'Anjou, le vicomte de Thouars pour celui du Poitou; vaillans chevaliers, très experts dans l’art des joûtes sanglantes. Mais comme il était à craindre qu'ils ne se rendissent par la suite tout-àfait indépendans de la couronne, dans les terres qu'iis tenaient d'elle, des chartes royales réglèérent le pouvoir qui leur était confié, et eux-mêmes firent la déclaration suivante :

« Nous n'avons aucun droit, ni sur les revenus, ni sur les bois, ni sur les forêts du roi, en nos sénéchaussées ; nous ne percevrons les tailles que pour lui; nous ne pourrons élever notre gonfanon sur les châteaux forts qui ne seraient pas dans les fiefs à nous propres, à moins que notresirenenous en ait confié la garde; et en ce cas nous nous engageons à les rendre à ses officiers , à leur première demande. Si notre sire vend fiefs ou offices dans les terres de nos sénéchaussées, il aura deux tiers de la valeur, et nous aurons, nous, le tiers restant ï.»

: Regist. des Chart., cot. 31, art. 519.— Recueil de Colbert, vol. 3, f0 525. — Anc. Cartul. de Philippe-Auguste, f° 94, rect.

Page 1