RÉPONSE DU DAUPHIN D'AUVERGNE
«Roi, puisque tu chantes, ainsi de moi tu trouveras aussi ton chanteur. Tu m'inspires tant de crainte, qu'il faudra bien faire tout ce que tu me demandes ; mais, je t'en avertis, si tu laisses envahir tes fiefs, ne viens pas chercher les miens. Je ne suis point roi couronné; je n'ai pas assez d'hommes d’armes pour défendre mes domaines contre Philippe, puissant comme il l'est. Mais toi,rque les perhdes Turcs redoutaient plus qu'un hon; toi roi, duc de Normandie, comte d'Anjou, comment souffres-tu qu'on te retienne Gi- SOrS?
« Si je t'engageai ma foi, c'est qu alors je fis une folie : tu me donnas tant de chevaux, valant mille sous d’or, tant de bons sterlings. Mes hommes d'armes t'ont juré d’être fidèles aussi long-temps que tu serais libéral : tu m'as abandonné honteusement, et tu m’accuses de n'être, plus brave! Moi, je te déclare que je le suis assez pour attendre mes ennemis de pied ferme entre le Puy et Aubusson, avec mes gens qui ne sont ni serfs n1 juifs. Je souhaite ton amitié, inais ta conduite envers le comte d’Angoulème m'en dégoûte; tu Pas si bien payé! tu as été si