RÉCIT DES CONFÉRENCES
dai à quoi cela m'obligeait. —Tu pâyeras deux mille marcs d'argent au roi de France, au cas où le traité ne serait pas exécuté. — Mais enfin je veux voirletraité, dis-je. J’obtins, après bien des instances, qu'on me le communiqut. Comme j'ai la vue un peu faible, lé doyen de Rouen m'en donna lecture. Combien j'ai du être surpris, en lisant, entr'autres choses, qu'il serait défendu à l'archevèque de Rouen de lancer l’'excommunication et l’interdit contre les sujets et les terres des deux rois, sans la pérmission de quatre clercs à leur choix, et qu'ils pourraient, en ce cas, mettre la main sur mes meubles, mes revénus ét mon vin; voyant donc des attentats si horribles contre lé droit de mon église, je jetai tout aussitôt une sentence d'excommunication contre les inventeurs ou approbateurs de cet exécrable traité, en exceptant toutefois les deux monarques. Sur leur prière, jé me rendis À la deuxième conférence; je faïsais porter devant moi la croix épiscopale, êt je passais À travers la foule qui me suivait en me témoignant l'affection, parce qu'elle était persuadée que je défendais les droits de l’église. J’arrive en-