SES MÉPRIS CONTRE PHILIPPE
Richard demeura seul chargé du commandement suprême des barons et des chevaliers; le duc de Bourgogne et les Francs lui firent momentanément hommage : car le langage des fiefs s'employait aussi pour exprimer tous les devoirs de la vie militaire. Le bouillant suzerain ne cachait pas ses ressentimens contre Philippe- Auguste. « Après la prise d’Acre, écrivait-il à ses fidèles d'Angleterre, le roi de France a honteusement abandonné la Palestine au déshonneur éternel de sa personne et de son royaume.»
Cet ardent caractère ne pouvait long-temps maintenir lintelligence entre les Francs et les Anglais naturellement rivaux; l’armée chrétienne, après être demeurée quelque temps dans les murs de Ptolémaïs, au milieu des plaisirs que fournissaient en abondance les courtisanes grecques et le vin de Chypre, résolut de marcher vers Jaffa. Richard, selon la coutume féodale, fit sommer et sémondre tous les
: Scias quod post captionem Accon et post recessum Domini regis Franciæ a nobis apud Accon, qui ita turpiter peregrinationis Suæ propositum et votum contra voluntatem Dei dereliquit in opprobium eternum sui et regni ipsius,etc...... Benoît Peterb.. ad ann. 1191.