‹ Histoire de Philippe-Auguste (volume 2)Chapitre 77 sur 336 · L'ÉVÊQUE DE BEAUVAIS BATAILLEUR · texte numérisé non relu

L'ÉVÊQUE DE BEAUVAIS BATAILLEUR

barbare, condamna un pareil nombre de chevaliers anglais au même supplice, «afin que nul ne püt le croire inférieur à Richard en force et en courage, ou penser qu'il le redoutât. »

Quelque temps après, le roi anglais vint assiéger Gaïllon, petit castel, garni de tourelles, situé dans la Normandie; le châtelain, nommé Cadoc, ayant vu Richard du haut d’une tour, lui lança un trait d’arbalète; ce trait atteignit le roi au genou, et frappa le cheval d’un coup mortel : « Lorsque sa blessure eut été guérie à l’aide de puissans remèdes, et par le soin d’une main savante, le roi, plus fort et plus irrité que jamais, reprit toute sa fureur ; semblable à la couleuvre, qui, ayant dépouillé sa vieille peau, et présentant au soleil son dos luisant, travaille à armer ses dents de leur poison !.»

Dans cette nouvelle invasion, l’évêque de Beauvais, le casque en tête, la lance au poing, fut fait prisonnier à côté de Philippe-Auguste, et faisant un grand carnage de chevaliers anglais ; 1l fut assez durement traité par Richard,

\ Philippéide , chant v.

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