‹ Histoire de Philippe-Auguste (volume 2)Chapitre 89 sur 336 · PRÉTENTIONS DU PAPE · texte numérisé non relu

PRÉTENTIONS DU PAPE

blera, même contre les terres du comte de Flandre qui dépendent de l'empire r.

Un traité reposant à peu près sur des bases semblables fut arrêté entre Othon de Brunswick et Richard d'Angleterre. Les deux alliés s'y promettaient protection, et s'engagealent à faire guerre à outrance à Philippe-Auguste, et à l’usurpateur de la pourpre impériale qu'il avait pris sous sa protection.

Innocent IIT, alors dans l'éclat de sa toutepuissance, voyait avec peine l’animosité s1 vive des rois de France et d'Angleterre. Dans ses lettres adressées à presque tous les princes de la chrétienté, 1l gémissait sur cette lice toujours ouverte, où les deux suzerains combattaient sans relâche pour des prétentions mondaines ; 1l décrivait avec les expressions exagérées de la douleur le triste état des lieux saints et des colonies chrétiennes d'Orient, ou les fideles étaient abandonnés sans appui au glaive menaçant des Sarrazins. Il faut ajouter que le pontife protégeait secrètement Othon de Bruns-

* Leibnitz, Codex diplomat., n. 6. — Recueil des Traités, edit. de Hollande, 21 , p. 38.

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