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CHAPITRE XXIX

Aéfiamé des causes qui donnent la couronne d'Angleterre au prince Loub de France. — Situation féodale des Anglais. — Bapports respectifs du roi et des barons. — Abus de la suseraineté. — Vieux prÎTiléges émanés du roi Edouard. — Jean refose de les ratifier. — Révolte des barons. — Armée de Diea et 'de l'Église. — Prise de Londres. — Concession de la grande Gbarte. — Franchises de TÉglise. — Droits des vassaux. — Variage. — Tutelle. -- Subsides. — Parlement. — Justice. — Personnes et propriétés. -^ Forêts. — Commission de ba9>ns réformateurs. — Fureur du roi Jean à l'occasion de la Charte. — Le pape Tannale. — Les PoitCTins et les Flamands ravagent l'Angleterre. — Les barons anglais oflicent la couronne à Louis <de France.

Le prince Louis de France atait subitement quitté la croisade de ia Langue-doc ; il éCait appelé à la fiour féodale de Paris par les lettrjes pressantes de son père. On lui annonçait les

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trouble* nouveauii qui agitaient l'AngleleiTC , le choix qu'avaient &ît de lui les barons anglais pour leur seigneur suzerain, l'expulsion des Plantagenets , et la possibilité de compléter par cette nouvelle conquête te vaste système de réunion au domaine suivi par la couronne.

Pour comprendre par quel concours de causes diverses de si ^nds ëvéuemens étaienl survenus, ilfautexposer des faits bien iraportans dansl'bistoire constitutionnelle de l'Angleterre.

Après la trêve conclue avec Pbtlippe-AugiiBtft, k la Btùte de la batûUe deBouvîne, le roi Jean se bâta de retourner dans son royaume :

seabarous étaient alors réunis au monastère à» Saint-Alban pour délibérer sur les moyens d'obtenir les libertés concédées par Henri I", fit qui rappelÙABi la plupart des vieux privilèges émanés du roîEdouard '. Il faut dire que la

I CettB tuemblée eat du g aoTembre iiii- J'aoraii cra tron- TCT daiu l'hiiloirc, à mon avii lia pca trop louie, du doo^or Liogard, dea ditaila précia et qaelqnea couudéntioni poUtitpiei m ia« lisuiMiDti* MBdalii li impa*UBlsi de cette épof oe *uiqueljea Bomea et m(.i eM.Sallama n'ont pcîul fait auei d'fttaatioDi cette partie de MD tr*TiU me parait éconrtée; le MfaDt dootenr n'a paa aiii*i arec toate rexictitnde déiiAble l'inté^faaaDt Hathiea faiiii, iiwi4*alAp«r r«ipe«t pmr b oaar ia Bmm, ^m et

inféobâtion aux étrangers. s

;sii2eraffîeté royale avait pris en Angleterre^ depuis la conquête de Guillaume le bâtard, une attitude violente : les rois de famîlienormande et poitevine n'avaient respecté ni les privilèges des barons ni ceux de Téglise. Si la vieille race saxonne avait pu justement se plaindre des confiscations ordonnées par les successeurs deGuillaume^ la population normande maudissait à son tour ces étrangers, enfens du Poitou, -de la Guyenne et de la Oascogne , dont les Flantagenets entouraient leurs personnes, et auxquels ils réservaient les concessions de terres. Aucun droit n'était sacré pour eux : ni la propriété des fiefs, ni les dignités féodales. {ja garde des tours , des chatelainies du do^ maine se trouvaient dans les mains des joyeux et bavards Poitevins <, et les fonctions de la cour, celles de connétable , d'échanson , de panetier , étaient aussi leur patrimoine exclusif. Le titre de chancelier seulement était réservé aux clercs presque tous d'une origine nationale. Les barons murmuraient de voir sans^ cesse

moine si national attaque un peu vivement. M. Lingard ne doit peut-être m popularité historique qu*à la- juste émancipation -catholique dont son livre est une perpétuelle' justification.

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