LE CLBRGÉ ET LES PLANTAGENETS
les gonfanoDs du midi autour du suzerain :
Les Poitevins , légers et présomptueus , offensaient leur fierté et heurtaient leurs priyiléges'.
Le clergé subissait aussi avec peine cette domination : tout entier , comme on l'a dit , de race saxonne, si l'on en excepte ^elques archeyêques on prélats de cour, il détestait profondémentlejougdesPlanlagenets,parIamême raison qu'il avait supporté avec impatience cdui des rois normands. Guillaume le conquérant et ses successeurs avaient violé , dans bien des circonstances , . les immunités de l'église , et les querelles entre les rois et le clergé s'étaient plusieurs fois reproduites d'une manière sanglante. Sans doute, depuis l'hommage de la couronne au pape , ces prétextes n'existaient plus ; mais déjà à cette époque il y avait un clergé national en Angleterre, peu respectueux envers la cour de Rome, et qui plusieurs fois fit cause commune avec les feudataires territoriaux.
Lorsque le roi Jean débarqua sur le territoire anglais , les barons et quelques prélats te-
•1 L'ouvrage de Mathieu Paris est la plainte d'un bon «t Tteux 4)atriote- contra la domination étrangèFe.