SIÈGE DE DOUVRES
qnériren France une forte machine qui lançait d'imntetuea pierres, afin d'en finir au plutôt. LecbftteauëlaitdéfenduparunTaillanthoinine du nom de Hubert Du Boni^, qui arait sous son gonfiinoD de cbâtellenie environ vingt chevaliers et un grand nombre de »uivans d'armes. Les Français, avant l'arrivée de Louis au camp , s'étaient un peu retirés pour éviter une, violente sortie, mais le prince jura sa foi qu'il ne quitterait pas le siège que Douvres ne fSlt pris. Afin d'en convaincre ses bommes d'armes , il fît construire à quelque distance du cbâteau de nombreuses baraques', des édifices, des murailles, de sorte qu'on aurait pris le camp des assiégeans pour une foire. C'est là qu'Alexandre, roi des Ecossais, vint taire hommage à Louis pour toutes les terres qu'il tenait des suzerains d'Angleterre. Quoiqu'une ancienne alliance unltdéjàlesFrançaisaux Écossais, les chevaliers i-emarquèrent avec étonnement le pittoresque vêtement des barons qui accompagnaient leur roi Alexandre. Ils étaient en habits de deuil , car en passant devant le château d'un nommé Bernard, feudataire d'Hugues de Bailleul, un
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archer habile décocha une flèche à Eustache , épou^ de la sœur du roi ; le dard Tatteignit entre les deux tempes, et le malheureux baron expira aussitôt \
Le siège de Dourres traînait en longueur, et le comte de Nevers n'était pas plus heureux devant Windsor ; les machines de guerre fai* «aient peu de ravages sur les murailles , et les pierres n'atteignaient pas les hautes tours ; en ce moment on apprit que le roi Jean rassemblait tout ce qu'il pouvait convoquer d'hommes d'armes et de chevalerie , et qu'il s'avançait à marche forcée pour délivrer les deux chà* teaux assiégés»
' Ce malheureux prince s'était retiré dans le fond de ses terres et, appelant tous ses fidèles, il avait pu réunir quatre ou cinq mille lances, sans compter les Poitevins et les Gascons, seuls auxiliaires qui fussent demeurés auprès de lui' , car les Flan[iands n'étant plus payés avaient quitté le pays; il n'était resté sous se» gonfanons que la race Provençale personnellement dévouée aux Plantagenets. Avec ces
1 Mathieu Paris. Ibid,
a Jbid,
-;0 TRAHISON DU COMTE Dfi NEVERS.
derniers débris de sa puissance , Jeta parcourut les provinces de Norfolk et de Suffolk , et ravagea toutes les terres de ceux qui avûent pris le parti des Français. 11 était stdvî du légat du pape secondant partes foudres de l' excommunication la cause d'un roi vassal de la cdur de Rome.
A l'approche dc« chevaliers de Jean, le comte deNevers leva k la hâte le siège de Windsor. On disait, dans le camp, qu'il avait été gagné par les sterKngs , car, si le roi était un tnaître en l'îirt de séduire , le comte de Nevers étaitdelarace dutraltreGauelondcMajence', toujours prêt à abandonner les rois francs.
Quoi qu'il en «nt , le comte se retira devant l'armée de l'Anglais, pendant la nuit. Les chevaliers gascons et poitevins ne trouvèrent plus d'obstacles, et se répandirent dans lés campagnes, tandis que les hommes d'armes du comte de Nevers pillaient les comtés de Cantbric^e et Lincoln, seretiranten toute bâte dans Londres.
On voyait, sur presque tous les points de
1 iCoDits Niverniie de Guapeloais fenero prodiluriit. ■ Daps lau» lia romans de Chaiiemagne , le trailrc Gaation de MajrQCe joue lin ti^e-graiid rûlo.