NAISSANCB DE SAINT LOUIS
dont les revenus de deux cents livres avaient été cédés au prince Louis par une charte de son père. Quand la princesse connut qu'un fils lui était né, elle demanda avec empressement pourquoi les cloches ne tintaient pas selon l'usage; on lui répondit que les clercs et les { moines avaient craint de troubler son repos parle double carillon. La pieuse Blanche dît : (c Qu'à cela ne tienne, » et se fit transporter dans une grange lointaine , afin qu'on pût sonner à grands bras pour ce joyeux événement.
L'enfant royal ne devait point cependant être appelé à la couronne. Il n'était que le puinéd'un autre enfant, Philippe, premier rejeton dans la lignée . Ce prince , alors Âgé de neuf ans , s'était fiancé à Agnès de Donzi , héritière au riche comté de Nevers'. Avant la bataille de Bouvine , Agnès avait été promise à Talné des fils du roi Jean , du nom de Henri ; mais Philippe-Auguste vainqueur exigea que le comte dégr^^eât sa foi , et tlonnàt sa fille au successeur présomptif de la couronne. Au mois de juillet i a 1 5 , un traité fut signé à M^-
1 Elle était fille dllcivc » quatrième seigneur de Dooii.