DROIT MUNICIPAL
rent, nou pas d'un poiâs égal dans cette combinaison nouTelle , mais ils interrinrent chacun dans la sphère d'influence qui leur était propre. 1 * La royauté , cherchant à s'émanciper de tout ce qui pourait la gêner dans sa marche.
a"* Les barons opposant une résistance continuelle à cette usui^ation de la suzeraineté. 3"* Enfin , la bourgeoisie, dont Faction est encore peu décisive, mais qui , par sa nouyeaut^, mérite d'occuper la première et la plus large place.
L'émancipation des communes ue fut que la reconnaissance d'un fait : l'accroissement d'importance et des richesses de la classe intermédiaire. Tant que les vilains étaient demeurés dispersés sur le territoire morcelé de la féodalité, ils ne pouvaient obtenir ni gou- Ternement spécial , ni représentation politique. Le seigneur exerçait sur eux toute espèce d'autorité ; il en disposait comme de gens attachés à la glèbe. Dans le midi des Gaules , les institutions romaines ayaient assuré aux citoyens des grandes cités échappées * aux dévastations
1 M. Raynouarrl. HUt. dudroil municipal, livres a à 5.
ASSOCIATION DES COMMUNES. a55
de rinyasion gennanique, une participation au gouvemement manicipal ; mais , au nord , ces mêmes privilèges n'existaient pas. La conquête avait presque effacé les traces de la vieille administration deFempire'. Tout y fut nouveau, et l'action des masses s'y manifesta par une vive et grande ei^plosion. La classe intermédiaire sortit de son état de servitude par un effort général et spontané. Une fois que la libeii;é se fut proclamée comme un fait , force fut bien de la reconnaître comme un droit , et , de là, ces chartes multipliées de concessions qui remplissent les XIP et XIII* siècles. On peut donc dire que le mouvement communal fut une véritable révolutlcm, sanctionnée, plus tard , par le pouvoir royal et féodal , à peu près comme les conquêtes populaires
du XVIII* siècle ont été consacrées par notre charte.Grande leçon pour les sociétés ! le meilleur moyen d'obtenir des libertés, c'est de les prendre d'abord , sauf à les faire constater ensuite.
L'esprit d'association fut le principe de
1 Voyez l'iotroductioQ à cette histoire , chap. i .